Goze : "Trop, c'est trop !"

Goze : "Trop, c'est trop !"
Par Rugbyrama

Le 31/12/2010 à 11:31Mis à jour Le 31/12/2010 à 12:03

Le président de Perpignan est très en colère et ça déménage ! Paul Goze accuse Clermont de se servir de l'action de Tuilagi pour allumer un contre-feu à l'agression de Cudmore sur Le Corvec. Il estime le procédé "grotesque", dénonce l'attitude des dirigeants clermontois et ne mâche pas ses mots.

Comment réagissez-vous aux accusations de Clermont ?

Paul GOZE: Clermont se comporte de manière grotesque en essayant de noyer le poisson. Cudmore a commis un mauvais geste. Il a marqué Le Corvec qui ne pourra pas jouer dimanche et doit observer une semaine de repos. Pour moi, ce n'est pas la fin du monde. Cudmore s'est fait prendre, il passera devant la commission de discipline qui le jugera. C'est le jeu et il en paiera les conséquences. En revanche, je suis scandalisé par le fait que Clermont allume un contre-feu en accusant Tuilagi de façon diffamatoire.

La protection que porte Tuilagi à l'avant-bras droit n'est donc pas un protège-tibia comme le laisse entendre Clermont ?

P. G.: Pas du tout. C'est une protection règlementaire composée de mousse que les arbitres vérifient régulièrement avant les matchs. Renvoyer l'affaire sur Tuilagi, je le répète, c'est faire monter la pression en lui faisant un procès d'intention scandaleux. On ne peut pas comparer une action de jeu, celle où Tuilagi porte le ballon, à une agression caractérisée. Sur cette action, Rougerie cherche à plaquer haut Tuilagi qui se dégage avec son bras. L'agression sur Le Corvec, elle, a complètement faussé le match. Si Cudmore prend un carton rouge à ce moment-là, ce n'est plus du tout pareil. Alors, maintenant, ça commence à bien faire. Que les Clermontois arrêtent de jouer les pleureuses. Les cris de pucelles effarouchées, ça suffit. Trop, c'est trop ! Et que Lhermet et les bourgeois de Michelin cessent de donner des leçons.

Pourquoi les relations entre Perpignan et Clermont sont-elles devenues aussi tendues ?

P. G.: Lors de la finale 2009, les Clermontois nous ont reprochés de les avoir agressés, ce qui est totalement faux. La saison dernière, à Clermont, Le Corvec sort du terrain avec le nez cassé et c'est lui qui prend quarante jours de suspension pour rien. Je me suis volontairement retenu de faire tout commentaire avant la finale 2010, j'ai eu tort et mon attitude va changer. J'ai toujours eu pour politique de ne pas parler des arbitres. Là, j'aurais dû le faire parce que nous avons été arbitrés de manière scandaleuse lors de cette finale 2010. Depuis, Clermont se complaît à remuer ciel et terre avec une mauvaise foi vichyste. Après l'agression de Cudmore mercredi soir, les Clermontois n'avaient qu'un comportement à adopter : se taire. De moi-même, je ne serais d'ailleurs jamais revenu là-dessus. Mais là, je m'en sens obligé parce que les Clermontois dépassent les bornes.

Avez-vous tenté de joindre directement les dirigeants clermontois ?

P. G.: Non. Cela ne servirait à rien. Lhermet a choisi d'adopter cette attitude, en diffusant des photos diffamatoires de Tuilagi sur le site du club. Monter un contre-feu est un procédé vieux comme le monde. Pourquoi ne le ferais-je pas à mon tour en parlant du plaquage cathédrale dont a été victime Mermoz dans ce même match ?

Que souhaitez-vous à présent ?

P. G.: Que les Clermontois reprennent leurs esprits. Parce que, pour des champions de France, ça marque mal. J'insiste sur le fait que je m'interdis de monter en épingle ce genre d'affaire mais, là, je suis obligé de réagir.

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