Marcelo BOSCH - 05.03.2011 - Biarritz - Icon Sport
 
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Biarritz joue à se faire peur

Biarritz joue à se faire peur

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 05/03/2011 à 19:29 -
Par Rugbyrama - Le 05/03/2011 à 19:29
Alors qu'il menait 32-11 en début de seconde période, le BO s'impose finalement in extremis (32-30) face à des Rochelais qui n'ont jamais renoncé. Les Basques laissent échapper le bonus offensif mais auraient pu tout perdre face aux Maritimes qui quittent Aguilera avec un précieux point.

Tout le stade Aguilera a tremblé ce samedi, au moment où ses protégés retombaient dans leurs travers. Alors qu'il maîtrisait totalement la rencontre et tenait même un provisoire bonus offensif, le Biarritz Olympique s'est une nouvelle fois laissé aller et a bafouillé son rugby. Au point de s'offrir de belles frayeurs dans les derniers instants, tandis que les Rochelais tentaient même de ravir un succès sur le fil. Car bien que menés 32-11 dès la 44e minute, les Maritimes n'ont jamais renoncé. Même lors du premier acte, durant lequel il n'ont presque pas vu le cuir.

Un début de rencontre dominé sans partage par le BOPB. Ngwenya frappait même dès la 4e minute et mettait les siens sur orbite. Un essai qui plongeait la rencontre dans un faux-rythme, mais qui n'empêchait pas les Basques de conserver la possession du ballon. Solides en défense, les Maritimes ne cédaient que par leur indiscipline, offrant deux pénalités à Yachvili (13e, 23e). Si Dambielle répondait là aussi par deux coups de pied (5e, 18e), les Charentais allaient finir par craquer sous la pression adverse.Yachvili passait la ligne (33e), mais voyait Talès réagir dans la foulée (20-11, 35e). Sur sa seconde incursion seulement, le Stade Rochalais venait rappeler qu'il n'abdiquerait pas. Une réaction qui augurait d'ailleurs le scenario de la seconde période. Et ce malgré une fin de première période rocambolesque, qui voyait Bosch inscrire un essai après huit minutes de temps additionnel.

Du bonus offensif au bonus défensif

Balshaw aggravait même la marque au retour des vestiaires. Avant cet incroyable passage à vide des hommes de Jean-Michel Gonzalez. C'est le Samoan Leupolu qui le premier remettait les Maritimes dans le sens de la marche, en concluant un gros travail des avants (32-18, 53e). Rien de très inquiétant à ce moment-là pour le POPB, sauf que cette réalisation avait le mérite de gonfler encore davantage le moral des Charentais qui mettaient enfin la main sur le ballon après bientôt une heure de disette. Si bien qu'ils se sentaient pousser des ailes, à l'image de Combezou qui menait un contre de soixante mètres de long de la ligne, avant d'oublier le soutien à l'intérieur pour aller au bout. Qu'à cela ne tienne, l'action se poursuivait et Magnus Lund était contraint à une faute grossière pour empêcher les Rochelais d'aller dans l'en-but. L'Anglais écopait d'un carton jaune et l'arbitre accordait un essai de pénalité assez logique sur la phase de jeu suivante (32-25, 66e).

Réduits à 14, les Basques n'en finissaient plus de souffrir. En face, les Rochelais jetaient leur dernières forces dans la bataille. Ligairi était à deux doigts de l'essai libérateur, mais échappait le cuir au dernier moment (69e). Offrant un court répit à Aguilera, qui allait finalement voir les visiteurs charentais parvenir à leur fin grâce à Talès qui s'offrait le doublé en aplatissant en coin (72e). Un position difficile pour Dambielle, qui voyait sa transformation passer à côté des perches. Et La Rochelle échouait à deux petits points (32-10), écart que Biarritz allait parvenir à conserver jusqu'au dernier moment. Si bien que le capitaine rochelais Benjamin Ferrou, qui effectuait son retour après plusieurs mois d'absence, ne s'embarrassait pas à la sirène et dégageait en touche, conscient de l'importance de ce bonus défensif pour le maintien. Un point qui manquera peut-être au compte des Biarrots en fin de saison, eux qui espéraient une précieuse victoire bonifiée dans la course à la qualification.