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14e journée Top 14 - Pour Brive, la belle histoire continue (28-6)

Pour Brive, la belle histoire continue

Le 29/01/2016 à 23:27

TOP 14 - Bonne surprise de ce début de saison, Brive s'est imposé ce vendredi soir face à La Rochelle (28-6). Les Corréziens sont provisoirement quatrièmes du championnat.

Brive est toujours aussi solide à domicile. Au terme d'un match haché, les hommes du trio Godignon-Carbonneau-Casadéi ont pris le dessus sur des Rochelais vaillants mais dépassés en conquête. Il aura fallu attendre les arrêts de jeu pour voir le ballon passer la ligne, un essai du pilier géorgien Asieshvili (80e) qui clôt le score. Un score final (28-6) sévère pour les Maritimes, venus avec des ambitions à Amédée-Domenech. Mais malgré une bonne défense et quelques ballons d'attaque bien exploités, les coéquipiers de Uini Atonio sont tombés sur plus forts qu'eux. Un alliage de puissance et de pragmatisme côté briviste, qui permet aux Coujoux de s'emparer provisoirement de la 4e place du Top 14 devant les Toulonnais.

Brive-La Rochelle, c'était la promesse d'un match rugueux entre deux emblèmes de notre championnat, passés par la case Pro D2 ces dernières saisons. Deux équipes dotées d'un paquet d'avants dense et conquérant, et pleines d'ambitions après une première partie de saison encourageante. Très vite, les Brivistes faisaient état de toute leur puissance, dans le sillage de Koyamaibole et Pointud. Des fautes à répétition côté rochelais, et une réussite habituelle pour Gaëtan Germain, qui permettait à son équipe de mener 9-0 au quart d'heure de jeu.

Fabien Sannconnie (Brive) au contre en touche face à La Rochelle

Fabien Sannconnie (Brive) au contre en touche face à La RochelleIcon Sport

Une conquête rochelaise défaillante

Les Maritimes, avec trois "stagiaires Bleus" sur le terrain (Atonio, Pelo, Gourdon) se montraient incapables de mettre leur jeu en place, la faute à des prétendants (Pointud, Iribaren, Germain) aux dents longues. Le pilier droit international était à la peine face à l'ancien Bayonnais en mêlée fermé, l'arbitre Romain Poite avait choisi son camp, et hommes de Patrice Collazo, impuissants, concédaient pénalité sur pénalité. Pas de carton jaune malgré des fautes à répétition, avant la 39e minute et une bagarre générale démarrée par Jone Qovu, brouillé avec un Arnaud Mignardi possédé. Comme jeudi lors du derby basque en Pro D2, pas de carton rouge malgré une distribution de coups de poing. Le match est ensuite correct jusqu'au coup de sifflet final, décision salutaire.

21-6, sept pénalités à deux, il reste alors un peu plus de 15 minutes à jouer. Didier Casadéi le sait: pour marquer, il faudra "coincer les Rochelais dans un coin, et les emmener derrière leur ligne". Un projet réalisable, face à une équipe à côté de ses pompes en conquête. En face, Fabien Sanconnie, impérial au contre, mettait l'alignement jaune et blanc en grande difficulté. Et finalement, après la sirène, Asieshvili inscrivait le seul essai du match. Un essai qu'on n'attendait plus après 80 minutes poussives, émaillées par de nombreux turn-overs. En Corrèze, on se contentera de cette sixième victoire à Amédée-Domenech. La Rochelle, de son côté, pourra nourrir quelques regrets. L'ASR court toujours après un premier succès loin de ses bases.

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