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Boussès: "Le plus important, c'est de jouer"

Arrivé à Paris en 2007, le centre Guillaume Boussès a connu des fortunes diverses au Stade français. Rarement utilisé à son poste de formation la saison passée, il ne s'est pas encore vraiment imposé. Ce qui ne l'a pas empêché de prolonger jusqu'en 2011 dans la capitale.

 
"Le plus important, jouer" - Rugby - Top 14 DPPI
 

Quel bilan tirez-vous de la saison passée du Stade français ?

Guillaume Boussès : Sur le plan collectif, on est tous déçu. Cela fait deux années que je suis à Paris et on rate le coche chaque fois au final. Un grand club comme Paris a forcément des prétentions assez élevées. Jouer la finale du championnat en fait partie, ainsi que participer aux quarts en H Cup. On a bien débuté avant de connaître un passage à vide dont on ne s'est pas vraiment relevé. Sur un plan plus personnel, je suis assez content de cette saison. Il faut se rappeler que j'ai connu six mois de placard la saison précédente. J'ai retrouvé le terrain, et participer de façon plus active à la vie du groupe, ça fait du bien.

Justement, lors de vos titularisations, vous n'avez quasiment jamais été aligné à votre poste de centre. N'était-ce pas un peu déroutant ?

G. B. : Vous savez, le plus important c'est de jouer. Encore une fois, en arrivant au club, j'ai traversé une phase noire, dont six mois de diète sans jouer... Les anciens du club me disaient : "Tu verras, la roue tourne". Mais ce sont des moments assez durs à gérer. Donc même si je ne joue pas à mon poste, c'est mieux que de ne pas jouer du tout ou de jouer avec les espoirs. Rester les bras croisés, c'est insupportable !

Avez-vous tout de même pris du plaisir en vous essayant à d'autres postes ?

G. B. : C'est la première fois qu'on fait appel à ma "polyvalence"… J'ai dépanné à l'arrière, puis à l'aile et même à l'ouverture. Je ne suis pas un spécialiste de ce genre de choses, et même si je n'y prends pas énormément de plaisir, je le fais sans problème pour aider le club. L'accumulation de blessures et les choix de l'entraîneur ont entraîné ces repositionnements, ça fait partie du jeu. Et puis finalement, je prends ça comme une marque de confiance des entraîneurs. Quand on joue, on doute moins, on se positionne différemment dans le club, on est plus impliqué dans la vie du groupe et du coup, on développe un autre relationnel avec ses coéquipiers. Alors au-delà du plaisir, j'étais très heureux de faire partie du groupe. Quel que soit le poste, il faut conserver un bon état d'esprit, faire de son mieux. Bien sûr, je ne suis pas expert à l'ouverture, mais j'ai donné le meilleur de moi-même.

Vous venez de prolonger à Paris jusqu'en 2011. Avez-vous pensé à un départ ?

G. B. : Non. Mon envie, c'est d'évoluer à Paris. Je m'y plais, ma femme aussi, nous avons de très bonnes relations avec les autres joueurs et leurs compagnes. Nous sommes attachés à notre vie ici. Puis partir pour aller où ? Je veux jouer dans un grand club, continuer dans cette dynamique que donne le haut niveau. En deux ans, j'ai accumulé beaucoup d'expérience. Alors s'il est vrai que j'ai eu des contacts avec d'autres clubs, le mot d'ordre que j'avais passé à mon agent était que ma priorité était de rester à Paris. Donc je suis très heureux d'avoir resigné.

Envisagez-vous de retrouver l'équipe de France ?

G. B. : Oui bien sûr qu'il m'arrive d'y penser. On a tous envie d'y aller. Après, le fait d'avoir évolué à d'autres postes que celui de centre, est-ce une bonne chose ou une mauvaise aux yeux des sélectionneurs ? Puis peut-être que je suis trop vieux pour le type de jeu que le staff veut mettre en place. En tout cas, je suis disponible.

 - Rugbyrama
 
 
 
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