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Montauban entretient la flamme

Montauban entretient la flamme

Par Rugbyrama
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Par Rugbyrama - Le 13/03/2010 à 17:31
En s'imposant (45-31) contre le Racing-Metro, au terme d'un véritable festival offensif, les Montalbanais respirent mieux et peuvent croire au maintien. S'ils sont encore relégables, ils n'ont qu'un point de retard sur Montpellier. Les Franciliens ont la pression dans la course aux phases finales.

Un match complètement fou. Voilà comment qualifier le duel que se sont livrés Montalbanais et Franciliens ce samedi soir, à l’occasion de l’ultime rencontre de la 22e journée de Top 14, tellement les événements, rebondissements et autres faits de jeu ont été nombreux. Pour tout expliquer, il faudrait 80 minutes, soit la durée du match… Alors, on retiendra surtout que le MTG XV, qui avait la pression dans la course au maintien après les succès de Bourgoin et Bayonne, n’a pas failli dans sa cuvette de Sapiac. Bien au contraire… A la mi-temps, après un premier acte parfaitement maîtrisé par la formation locale (22-9), tout le monde pensait d’ailleurs, de manière objective que les troupes du manager Marc Raynaud se dirigeaient vers une victoire confortable. Il faut dire qu’elles étaient bien aidées par l’impuissance et l’apathie de leurs adversaires…

Dès la 4e minute, Rida Jaouher avait profité d’un contre d’Antoine Battut, dans tous les bons en début de match, pour inscrire le premier essai. La suite ? Une domination montalbanaise dans chaque impact, en touche, en mêlée… Bref dans tous les secteurs. Et le récital de Cédric Rosalen au pied qui débutait. Il a d’ailleurs terminé la rencontre avec 30 points personnels au compteur (nouveau record cette saison). En face, seule la botte de l’éternel ouvreur néo-zélandais Andrew Mehrtens permettait au Racing-Metro, de ne pas sombrer. Voilà pourquoi les joueurs du MTG XV n’avaient pas de quoi être inquiets. Et pourtant… Ils le furent particulièrement quand, à la 65e minute, ils se retrouvaient menés 26-25 et en infériorité. Pourquoi ? Comment ? Que s’était-il donc passé ?

Le Racing prend l’avantage à la 64e…

C’est bien simple. C’est une toute autre équipe francilienne qui s’est présentée sur la pelouse de Sapiac au retour des vestiaires. Revigorés, transfigurés, les Racingmen allaient complètement changer, et inverser, la physionomie de la rencontre. D’abord un premier essai de Bobo (44e) qui profitait d’un petit coup de pied par-dessus de Mehrtens. Puis un carton jaune infligé au deuxième ligne montalbanais Boutaty (61e). Et enfin le deuxième essai, de pénalité cette fois (64e), accordé aux visiteurs après une succession de mêlées dominées par les avants ciel et blanc devant l’en-but local. Le Racing avait alors pris un précieux point d’avance. La dynamique était clairement francilienne. La fraîcheur aussi. A cet instant, ce sont les Racingmen qui se dirigeaient logiquement vers la victoire… Mais ce match était décidément déroutant.

Les Montalbanais ont ensuite démontré une capacité de réaction étonnante. Et un orgueil salvateur qui a permis aux joueurs locaux de réaliser un dernier quart d’heure de folie. C’est encore le métronome Cédric Rosalen qui poursuivait sa démonstration. Tout le répertoire du parfait buteur y passait… Après une pénalité (66e), il réussissait un magnifique drop (69e). Avant que Jean-Philippe Viard ne libère le public montalbanais au terme d’une remarquable action des trois-quarts tarn-et-garonnais (71e). Le MTG menait 38-26. Mais pas question de s’arrêter là. Le jeune demi de mêlée Julien Larroque, tout juste entré en jeu, aggravait encore le score (45-26, 77e) en inscrivant un essai plein d’opportunisme. Le dernier essai du match était l’œuvre de Saubade pour les visiteurs (80e). Finalement anecdotiques, sauf pour apporter une ultime pierre à l’édifice offensif offert par tous les acteurs de la rencontre.

Montauban, même s’il reste 13e et premier relégable, n’est pas distancé dans le course au maintien. De leur côté, les Franciliens sont sous la pression des Brivistes dans celle qui mène aux phases finales. Le CABCL n’a plus que quatre points de retard sur la 6e et dernière place qualificative pour les barrages, occupée par le Racing-Metro. Le duel entre les deux formations dans deux semaines à Yves-du-Manoir s’annonce explosif…