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Bélie : "La concurrence sera rude"

Auteur d'une excellente saison avec Montauban l'an passé, le prometteur ouvreur ou demi de mêlée Mathieu Bélie, qui appartenait au Stade toulousain, a rejoint les rangs de Brive cette saison pour tenter de franchir un cap. Même s'il est conscient que la charnière corrézienne est déjà bien fournie...

 
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Vous avez repris l’entraînement avec Brive ce lundi. Avez-vous fait connaissance avec vos nouveaux partenaires ?

Mathieu BELIE : Pour l’instant, je dois avouer que nous n’avons pas vraiment eu le temps de nous voir et donc de faire connaissance. En effet, même si tout s’est bien passé pour moi, nous avons travaillé en trois groupes différents et je n’ai pas encore vu tous les joueurs. Après, je suis en train de m’acclimater à ma nouvelle vie et je connais déjà quelques joueurs comme Alexis Palisson et Thibault Dubarry, que j’ai côtoyés en équipe de France de jeunes, Julien Ledevedec avec qui j’ai joué à Toulouse et Régis Lespinas qui évoluait à Montauban l’an passé.

Etes-vous parvenus à digérer le fin de saison dernière avec Montauban, gâchée par tous les problèmes administratifs ? Comment l’avez-vous vécu ?

M.B. : Ce fut un peu dur à gérer pour nous les joueurs. Nous étions dans l’inconnu. Après, à titre personnel, j’avais peut-être l’esprit un peu plus libéré que les autres puisque j’avais signé assez tôt à Brive. Mais ça me faisait quand même "ch..." pour mes partenaires qui étaient encore sous contrat et dont la situation était particulièrement floue. Alors, j’ai été soulagé de voir que la plupart ont réussi à trouver un nouveau club mais il y en a forcément qui vont rester sur le carreau. Et ça, c’est vraiment dommage. C’est également embêtant pour la ville et c’est frustrant parce que nous étions parvenus à nous maintenir sportivement.

Sur le plan de vos performances, que retenez-vous de votre saison passée ?

M.B. : Dans l’ensemble, tout s’est bien passé pour moi. J’ai connu des débuts un peu difficiles en raison de problèmes d’acclimatation notamment. Je pense que c’est normal, c’étaient mes premiers vrais pas dans le monde professionnel. J’avais effectué quelques bouts de match à Toulouse mais là, j’ai dû prendre mes marques.

Et ensuite, vous êtes monté en puissance…

M.B. : Exactement. Après, tout a été creshendo pour moi. En cela, j’étais bien aidé par l’ambiance qui régnait dans le groupe. Nous étions une vraie bande de copains. J’ai progressé sur le plan tactique mais j’ai surtout pris connaissance des exigences du Top 14 tous les week-ends par rapport à ma période toulousaine. C’est en jouant qu’on apprend et qu’on acquiert de nouvelles responsabilités.

N’avez-vous pas un regret de ne pas être retourné jouer à Toulouse cette saison ?

M.B. : Franchement, je n’ai jamais pensé y revenir. Cela s’était très bien passé là-bas mais je n’avais pas envie d’y retourner. J’avais tourné la page.

A quand remontent vos premiers contacts avec Brive ?

M.B. : Fin décembre, début janvier, il me semble. Le discours d’Ugo Mola m’a de suite séduit et je crois qu’il était intéressé par ma polyvalence (il est capable de jouer demi de mêlée et ouvreur, ndlr).

Justement, savez-vous à quel poste vous devriez essentiellement évoluer cette saison ?

M.B. : Pas du tout. Certainement aux deux postes.

Avez-vous une préférence ?

M.B. : Non, pas vraiment. Avant, je jouais exclusivement au poste de numéro dix. Mais l’an passé, je me suis régalé à la mêlée. Disons que ça dépend des matchs… Je pense avoir une plus grosse marge de progression en numéro neuf car je n’ai commencé à y évoluer que la saison dernière et il y a encore des points que je dois travailler. Pour cela, Ugo Mola et Christophe Laussucq, qui évoluait à ce poste, devraient beaucoup m’apporter.

Leur prolongation de contrat à Brive s’est éternisée. Avez-vous été soulagé quand ils ont signé ?

M.B. : Oui, évidemment. Mais ils m’avaient dit assez rapidement qu’ils allaient rester. Après, tout peut aller vite…

Vous pouvez également buter ?

M.B. : Oui, et Brive recherchait aussi un buteur. La saison dernière, j’ai un peu buté avec Montauban car j’ai connu des problèmes à la cheville et Cédric Rosalen ou Julien Audy s’en chargeaient. Je m’y suis donc remis et je m’entraîne dans ce secteur. Je suis prêt à buter s’il y a besoin.

Vous êtes-vous déjà fixé des objectifs personnels pour la saison à venir ?

M.B. : Non. Moi, je veux continuer à progresser, particulièrement à la mêlée. Et surtout essayer d’avoir le plus grand temps de jeu possible. Au-delà, je joue désormais dans une équipe un peu plus ambitieuse que Montauban. Je dois donc en profiter et tenter de m’imposer dans le XV de départ. 

Craignez-vous la concurrence ?

M.B. : Elle sera rude. Shaun Perry et Jean-Baptiste Péjoine sont deux excellents demis de mêlée. Fabrice Estebanez et Luciano Orquera sont déjà là à l’ouverture et Régis Lespinas peut aussi y évoluer…

Que peut viser Brive cette année ?

M.B. : Objectivement, je pense qu’avec les joueurs qu’il y a dans cet effectif, il ne serait pas trop optimiste de dire que nous pouvons viser au moins le milieu de tableau. Après, il faut rester prudent. Quand je vois la saison que les Bayonnais ont effectuée l’an passé alors qu’ils avaient une belle équipe… Et le championnat sera encore très homogène cette saison.

Et que pensez-vous du départ de certains joueurs comme Flutey, Thompson ou Agulla ?

M.B. : Je suis persuadé que Brive sera au moins aussi compétitif que l’an passé.

 - Rugbyrama
 
 
 
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