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Bayonne, pourquoi ça marche?

Bayonne, pourquoi ça marche?

Par Rugbyrama
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Par Rugbyrama - Le 26/11/2008 à 08:00
Si quelqu'un avait dit aux Bayonnais en début de la saison qu'ils joueraient la première place à Toulouse lors de la 12e journée, ils en auraient ri. Et pourtant, l'Aviron pointe à la 2e place du Top 14 avec 37 points. Voici quelques éléments de réponse s
 

UNE DEFENSE DE FER

C'est l'atout n°1 de l'Aviron. Si le club basque ne possède pas la meilleure défense du championnat (186 points contre 161 à Toulouse), c'est celui qui encaisse le moins d'essai: 11 depuis le début de la saison, soit un par match en moyenne. Seuls Perpignan (4), Dax (3), Castres et Montauban (2) ont franchi la ligne bayonnaise. Lors de leurs sept autres rencontres, ils n'ont pas encaissé un seul essai. Les Landais sont les derniers à avoir trouvé la terre promise basque. C'était le 4 octobre. Bayonne garde sa ligne inviolée depuis 361 minutes.

UNE CHARNIERE DÉJA RODÉE

L'an dernier, Bayonne a connu de gros soucis de charnière. Manny Edmonds, pour sa première année, avait du mal à trouver ses marques au poste d'ouvreur. Mais on ne peut guère en vouloir à l'Australien qui a dû "cohabiter" avec quatre demis de mêlée: Anthony Salle-Canne (13 matchs), Julien Tilloles (11), le joker Johnny Howard (3) et le jeune Mickael Lopez. L'arrivée du dynamique Cédric Garcia a changé la donne. Arrivé de Montauban à l'intersaison, il a été titularisé à dix reprises, dont six aux côtés d'Edmonds. Il n'a manqué que le premier match à Castres. Pour créer des affinités, c'est mieux.

UNE MÊLÉE IMPERIALE

Castres, Montauban, Toulon, Clermont. Tous se rappellent avoir été broyés ou presque par le tracteur de l'Aviron. En mêlée fermée, c'est peut-être ce qui se fait de mieux. Trois hommes sont à l'origine de la bonne tenue de la mêlée depuis le début de la saison: Thierry Mentières, en charge des avants qui privilégie les mêlées grandeur nature à l'entraînement plutôt que le joug, Denis Avril (36 ans) dont l'expérience doit être regrettée du côté de Biarritz et enfin l'international australien Rodney Blake, dit "Rodzilla", ses 127 kg et son vécu du Super 14. Les jeunes Iguintz et Lafond, qui ont fait de formidables progrès, sont mieux entourés que l'an dernier et ça change tout.

UN RECRUTEMENT JUDICIEUX

Outre les arrivées de Garcia, de Blake et d'Avril, l'Aviron a réalisé un recrutement judicieux. Pas tape-à-l'oeil mais ciblé. Rémy Martin, barré par la concurrence à Paris, a retrouvé le niveau qui en avait fait un international. A Bayonne, c'est un leader et la preuve, c'est qu'il est déjà capitaine. Autre 3e ligne qui revit, Julien Puricelli, arrivé de Castres et auteur de solides prestations. Rayon international, on peut aussi citer l'ex-centre albigeois Thibault Lacroix et Pepito Elhorga, au club depuis janvier. Quant au puissant ailier Fidjien Filimone Bolavocu, c'est tout simplement le meilleur marqueur du club (3 essais) et le plus utilisé avec Rob Linde (800 minutes).

LES LEÇONS DU PASSÉ

L'Aviron s'est souvent vu plus gros qu'il ne l'était depuis son retour parmi l'élite (2004-2005) mais les déceptions se sont succédées avec des maintiens acquis dans la douleur (12e, 12e, 8e, 9e). Cette année, on a moins fanfaronné sur la côte basque. Si on vise l'Europe, on ne parle pas encore de demi-finale, malgré la position du club. Richard Dourthe a d'ailleurs expliqué que le dernier strapontin européen (Montpellier, 6e) était "seulement" à dix points. Bayonne regarde derrière avant de regarder devant désormais. C'est dans doute l'année de la maturité. Reste à savoir si ça va durer et jusqu'où ça peut le mener.

 
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