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Carter: "J'aimerais revenir en France"

Carter: "J'aimerais revenir en France"

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Par Eurosport - Le 18/04/2009 à 06:45
Opéré du tendon d'Achille le 6 février dernier, Daniel Carter poursuit sa rééducation du côté de Canet-en-Rousillon. En exclusivité, l'ouvreur néo-zélandais de l'USAP se confie sur cette période difficile, et évoque son avenir. Il pourrait à nouveau passer par la France, en 2011.

Daniel, vous avez été opéré il y a maintenant deux mois, dans quel état d'esprit vous trouvez-vous ?

Daniel CARTER : Ces derniers mois ont été assez difficiles à gérer. Ne pas pouvoir marcher, être continuellement sur béquilles, c'est vraiment très frustrant. Heureusement, j'ai été très bien entouré. J'ai des amis qui sont venus de Nouvelle-Zélande, mes parents et ma fiancée sont là en ce moment. Aujourd'hui, je peux enfin remarcher, c'est un grand soulagement.

Concernant la rééducation, où en êtes-vous ?

D.C. : Tout se passe à merveille. Le kiné des All Blacks est venu passer quelques semaines avec moi pour voir si tout allait bien. Il m'a été d'une grande aide. Il m'a également laissé un beau programme pour les prochains mois, avant mon retour en Nouvelle-Zélande.

A quoi ressemble une journée type de Daniel Carter aujourd'hui ?

D.C. : Je suis très occupé, en fait cela dépend du temps. Une petite promenade sur la plage si le temps le permet. Ensuite la rééducation débute. Je passe beaucoup de temps dans la piscine. Beaucoup de marche et de courses dans l'eau car pour le moment, je ne peux pas toujours pas courir. Je remuscle ma jambe également. En fait, quelques heures de rééducation par jour et après, je fais beaucoup de cardio et de musculation.

Pourquoi avez-vous finalement décidé de vous faire opérer en France et de poursuivre votre rééducation ici ?

D.C. : En ce qui concerne l'opération, je ne pouvais pas voyager du tout car mon tendon me faisait vraiment mal. Ensuite, le chirurgien lyonnais qui m'a opéré, le professeur David Dejour, est un bon ami de mon chirurgien néo-zélandais. Cela a également facilité les choses, ils savaient que le travail allait être bien fait. Il n'y avait donc pas vraiment d'inquiétudes à ce que je reste en France.

Il s'agit là de votre première grave blessure. Cela a-t-il été difficile à gérer ?

D.C. : Depuis que j'ai débuté le rugby à haut niveau je n'ai eu que de légères blessures qui m'ont, au pire, gardé éloigné des terrains quelques semaines. Rien de bien sérieux. Là, c'est différent, bien entendu je préférerai être sur le terrain et jouer. Mais c'est peut-être aussi mon corps qui a dit stop. Je vais faire tout ce que je peux pour revenir au niveau qui était le mien avant ma blessure. J'ai encore beaucoup de choses à accomplir lorsque je vais rentrer en Nouvelle-Zélande. Je me concentre donc à fond sur ma rééducation.

Pour un joueur de haut niveau, la blessure est-elle le seul moyen de pouvoir souffler dans une saison très intense ?

D.C. : Ce n'est pas faux. En fait la fédération de néo-zélandaise avait été très généreuse avec moi. Elle m'avait offert la possibilité de prendre six mois pour mois. Pour me reposer. J'ai choisi de ne pas couper et de tenter une nouvelle expérience. Pour la grande majorité des joueurs de rugby, c'est effectivement la blessure est le seul moyen de faire un vrai break. En général, nous avons un break d'un mois avant de reprendre le chemin de l'entraînement. Ce break nous en avons besoin, physiquement bien entendu mais également mentalement. C'est ce que j'essaie de faire en ce moment.

Comment envisagez-vous les mois à venir ?

D.C. : Je vais rester en France jusqu'à la fin des phases finales. Ensuite je vais rentrer en Nouvelle-Zélande et poursuivre mon programme. Si tout se passe bien, je pourrais commencer à rejouer au rugby fin juillet. Revenir avec les All Blacks immédiatement, c'est impossible, je vais avoir besoin de rejouer à un niveau inférieur d'abord. Vous savez, mon poste chez les All Blacks n'est pas garanti à vie. Il va falloir que je regagne ma place. Et pour cela, je vais devoir travailler dur. A mon retour à la maison je vais donc jouer le NPC (championnat des Provinces) et être certain que je puisse postuler à une place chez les All Blacks.

Les tests de novembre 2009, c'est votre but ?

D.C. : Ce serait vraiment super de faire partie du groupe. J'adore ces voyages et venir jouer ces tests en Europe, ce serait vraiment sublime. C'est effectivement un de mes buts. Mais nous en sommes loin. Avant ceIa, je dois mettre toutes les chances de mon côté pour revenir.

En parlant de revenir, après la Coupe du monde 2011, comptez-vous revenir jouer en France ?

D.C. : J'aimerais vraiment revenir jouer en France. Pour le moment, je suis sous contrat avec la fédération néo-zélandaise jusqu'en 2011. Je ne veux pas prendre de décision maintenant. 2011, c'est loin. Beaucoup de choses peuvent arriver d'ici là. Pour le moment, seule ma rééducation compte. D'ici une dizaine de jours, je vais pouvoir recourir. Pas plus de dix minutes. Ce n'est pas beaucoup mais c'est déjà un début. 2011, c'est vraiment encore très loin.