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Rugby - Top 14

29/03/2008 - 09:45

Pelous: "Je n'aime pas cet esprit"


"Je n'aime pas cet esprit" - RUGBY - Top 14
DPPI

Le 2e ligne Fabien Pelous était satisfait de la victoire toulousaine face à Biarritz (12-6) vendredi même s'il a regretté la manière.

C'est une victoire difficile mais n'est-ce pas un bien pour Toulouse avant un quart de finale de Coupe d'Europe ?

Fabien Pelous: Nous n'avons pas pris cette rencontre comme une préparation. Nous l'avons pris comme un vrai match face à une équipe difficile à jouer. Si le BO a quelques soucis dans le secteur offensif depuis le début de la saison, il est toujours très, très solide en défense. Nous n'avons pas trouvé d'ouverture.

Comment expliquez-vous votre début de partie hésitant ?

F. P.- Nous avons eu du mal à nous mettre dans le match. Le week-end de repos, que nous avons eu la semaine dernière, nous a fait perdre le rythme davantage qu'il ne nous a ressourcé. C'est toujours comme cela sur le court terme et payant sur le moyen terme. Il est toujours difficile de rentrer dans un match après une coupure.

Comment sentez-vous votre équipe après cette victoire ?

F. P.- Victorieuse. C'est une bonne chose même si nous sommes un peu frustrés car nous n'avons pas pu produire du jeu. Sur le plan comptable, il était important de prendre quatre points pour continuer notre chemin en tête du Top 14.

Rester devant Clermont, est-ce important ?

F. P.- C'est important effectivement. Quand on est un compétiteur, c'est plus agréable d'être premier, même si cela ne change pas grand-chose.

Etes-vous rassurés dans l'optique du quart de finale ?

F. P.- Le quart de finale, c'est vraiment autre chose. On va s'y pencher cette semaine. Le BO a un fort potentiel et il aurait pu gagner. Aujourd'hui (vendredi, ndlr), c'est passé tant bien que mal car Dimitri Yachvili a été défaillant au pied.

Il y a eu quelques tensions face aux Biarrots...

F. P.- Quand le jeu n'arrive pas à se débrider, le jeu de devant prend beaucoup d'importance et les points de rencontre sont beaucoup plus fréquents. C'était engagé car les deux équipes ont ralenti les ballons au sol.

On vous a vu remonter vos coéquipiers. Pourquoi étiez-vous si énervé ?

F. P.- Nous étions un peu endormis et nous nous contentions de jouer au tempo de Biarritz. J'avais envie d'accélérer le jeu pour sortir de ce faux rythme. Toulouse n'est pas une équipe qui peut se contenter de jouer à la vitesse imposée par l'adversaire. Je n'aime pas cet esprit-là.

Les Toulousains ont eu des problèmes d'appuis sur cette pelouse du Stadium. Est-ce inquiétant pour le quart de finale?

F. P.- C'est vrai, mais je crois que l'on va tous régler très vite ce petit problème avec nos équipementiers respectifs.

Rugbyrama - Propos recueillis par Nicolas Augot
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