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Maestri : "Je ne me prends pas la tête"

Maestri : "Je ne me prends pas la tête"

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 07/06/2010 à 10:19 -
Par Rugbyrama - Le 07/06/2010 à 10:19
Yoan Maestri a bouclé une première saison pleine sous les couleurs du Stade toulousain. Et compte bien se servir de sa sélection avec France A pour franchir un nouveau palier, qu'il ne regrette pas de ne pas avoir atteint dès cette saison...

Il y a un an, vous étiez convoqué avec France A en Roumanie. Vous revoilà avec la "réserve" des bleus, mais avec un statut différent...

Yoan Maestri : Un an s'est écoulé...Une très belle année, ponctuée de la plus belle des manières, par un titre de champion d'Europe avec Toulouse. Il m'a fallu un temps d'adaptation en début de saison. C'est toujours compliqué de quitter son cocon, sa famille, ses repères. Tous les joueurs qui quittent leur club mettent forcément une certaine période à trouver des affinités avec leurs nouveaux partenaires. Il a en outre fallu assimiler une différente manière de jouer. Mais par la suite, ça s'est plutôt bien passé.

Aucun regret d'avoir quitté Toulon ?

Y.M. : Comme je l'ai toujours dit, ma décision avait été mûrement réfléchie. Je n'ai pas quitté Toulon sur un coup de tête. Je savais que ce challenge serait compliqué, difficile. Cela ne le rendait que plus intéressant.

Vous attendiez-vous à jouer autant dès votre première saison au Stade toulousain ?

Y.M. : Avant mon arrivée, les entraîneurs m'avaient prévenu que nous effectuerions beaucoup de roulement, que le temps de jeu serait partagé à tous les postes. Cela avait compté dans ma réflexion, car je suis d'une nature plutôt prudente. Je suis très heureux d'avoir autant joué, mais désormais, tous les compteurs sont remis à zéro. Une nouvelle saison, c'est une page blanche. Aucune d'entre elles ne se ressemble, c'est pourquoi je ne dois pas me relâcher et continuer à bosser.

Où pensez-vous avoir progressé depuis un an ?

Y.M. : Au niveau du travail sur moi-même. Avant, je laissais peut-être trop d'énergie dans des choses qui n'en valaient pas la peine. Ensuite, je pense avoir progressé dans plus ou moins tous les secteurs. Le fait de jouer des très gros matchs, en particulier la H Cup, n'y est évidemment pas étranger.

On parlait beaucoup de vous pour intégrer la grande équipe de France dès cet été... Se retrouver avec France A ne vous procure-t-il pas un léger goût d'inachevé ?

Y.M. : Je ne me prends pas la tête avec ça. Il ne faut même pas y penser. Une sélection, ça se mérite. Je continue de travailler de mon côté, dans mon club, et je suis déjà très heureux d'être avec France A. J'ai pris cette convocation avec plaisir, bonheur, excitation. Cela m'encourage à travailler plus encore, et va me permettre d'engranger de l'expérience.

Un mot sur l'Uruguay, largement défaite (41-3) par le Canada, que vous affronterez mercredi pour votre entrée dans la compétition ?

Y.M. : Ils sont plutôt bons en conquête, ont perdu très peu de touche, et posé de gros problèmes aux Canadiens en mêlée. Il faudra mettre un maximum de rythme tout en restant rigoureux sur les fondamentaux. Si nous y parvenons, avec des individualités derrière comme Benjamin Thiéry (qui essaie tant bien que mal de le déconcentrer, NDLR), cela devrait plutôt bien se passer.