Après trois saisons passées à la tête de l'équipe de France, le sélectionneur Marc Lièvremont est toujours à la recherche d'un style et d'un plan de jeu bien définis pour son équipe. Après avoir prôné la prise d'initiatives, l'offensive à outrance pendant les premiers mois de son mandat, il a ensuite opéré un virage à 180 degrés pour revenir à des bases solides et à un jeu de contre-attaque. Un revirement de situation qui a permis aux Bleus d'obtenir des résultats l'hiver dernier en réalisant le Grand Chelem lors du Tournoi des 6 Nations. Un plan de jeu dans la pure tradition anglo-saxonne où le pragmatisme et l'efficacité sont les clés de la réussite. Et les dernières performances ne permettent d'entrevoir une évolution dans les prochains mois selon le propre aveu du sélectionneur : "On retrouve les mêmes lacunes. On oublie de se faire violence et on retombe dans tous ces travers, dans la construction de notre rugby et de notre groupe. Au-delà de ces deux sévères défaites, il y a une forme de retour en arrière. L'été va passer, les joueurs vont se reposer, on va reconstruire mais c'est difficile d'avancer et de tirer des enseignements positifs de cette tournée."
Ne plus se chercher d'excuses
Marc Lièvremont apparaît surtout dépité et dans le flou au moment d'attaquer la dernière ligne droite vers la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande. Les interrogations sont nombreuses et définir un plan de jeu plus évolué lui semble aujourd'hui impossible : "Il y a la possibilité aussi de réduire nos ambitions de jeu, mais nous n'avons même pas les armes. Essayer de pratiquer un rugby plus pragmatique à l'image de celui des Sud-Africains, mais pour cela il faut avoir une cohérence en terme de jeu au pied, de gain du ballon dans les airs. C'est un jeu plus réducteur que d'autres qui s'appuie sur des armes plus cohérentes." Des armes que les Bleus avaient su trouver cet hiver mais qui se sont révélées inefficaces en raison notamment de l'implication des joueurs lors de cette tournée : "On espère aussi que ce grand coup de pied au cul va permettre à chacun de rebondir dans le bon sens en pointant du doigt leurs insuffisances, physiquement et même techniquement, parce que même là-dessus, on n'est pas sauvé. La pauvreté de nos transmissions, de nos attitudes au contact, de notre jeu au pied, ça fait beaucoup trop." Et le sélectionneur ne veut plus se montrer indulgents avec ses joueurs, conscient que l'heure n'est plus aux tergiversations mais aux résultats : "Déjà commencer à se trouver des excuses c'est commencer à renoncer et à perdre."
- Plus d'infos



Icon Sport























je sent un bon programme lievremont te laisse pas faireLe 01/07/2010 à 00:28
blanco se met en embuscade pour trailleLe 01/07/2010 à 00:27
on se cherche des raisons pour expliquer nos déroutes contre le sud, mais là, ça fait pitié! les anglais, eux au moins ont gagné 1 match, et se sont impliquésLe 29/06/2010 à 21:26
en tout cas, tant que la fédé et la ligue ne se rendront pas compte que nous ne serons jamais champion du monde en continuant à rajouter des matchs (à quand les huitièmes de finale ? ou un top 28 ?), nous aurons beau avoir le meilleur entraineur du monde, nous n'y arriverons pasLe 29/06/2010 à 10:04
Et les absences de Hari, Ouedraogo, Servat...Le 29/06/2010 à 09:48
Il ne faut certes pas se reposer sur nos lauriers, mais l'heure n'est pas au pessimisme. De la à parler de joueurs lambda... bof quoi.Le 29/06/2010 à 00:36
Primo, la fatigue. Ca ressemble à une belle excuse, ca me parait pourtant évident... Quand on le voit le manque d'engagement dans les rucks, le peu de turn-over en notre faveur, le lien se fait vite, on ne régresse pas en 3 mois, pas à ce point !Le 29/06/2010 à 00:25
Certes depuis la fin du trinôme Jauzion-Marsh-Traille, on ne s'appuie que sur notre mêlée. En top 14, c'est un peu pareil. Je reste toujours médusé par la profondeur des attaques NZ en première main quand nos 3/4 sont à plat à 95% des cas....Le 28/06/2010 à 23:42
Le "french-flair" et le jeu de ligne sont à ranger dans l'armoire aux souvenirs!
Donc, ne nous étonnons pas de la pauvreté du jeu de l'équipe de France.Le 28/06/2010 à 18:38