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RUGBY - TEST-MATCH - XV DE FRANCE - Novès mise sur une charnière Dupont-Belleau face aux All Blacks

Belleau et Dupont d'entrée : Novès mise sur une charnière inexpérimentée
Par Rugbyrama

Le 09/11/2017 à 14:10Mis à jour Le 09/11/2017 à 16:35

Guy Novès et son staff ont officialisé ce jeudi la composition du XV de France qui défiera la Nouvelle-Zélande, samedi, à Saint-Denis (21h). Les Bleus seront guidés par une très jeune charnière, constituée d'Antoine Dupont (20 ans) et d'Anthony Belleau (21 ans), tandis qu'au centre, Mathieu Bastareaud sera aligné avec Geoffrey Doumayrou, préféré à Damian Penaud.

Guy Novès fait bien le pari de la jeunesse ! Le sélectionneur des Bleus a confirmé ce jeudi les titularisations d'Antoine Dupont en numéro 9 et d'Anthony Belleau en numéro 10, pour débuter la tournée de novembre, samedi, face aux All Blacks.

Si les deux hommes vont être associés pour la première fois en équipe de France, ils se connaissent déjà et possèdent quelques repères pour avoir joué ensemble chez les moins de 20 ans. Au total, l’équipe de France compte quatre néophytes : outre Belleau, Paul Gabrillagues, Judicaël Cancoriet et Geoffrey Doumayrou feront leurs grands débuts face à une équipe néo-zélandaise très expérimentée.

Antoine Dupont et Anthony Belleau formeront la jeune charnière des Bleus face à la Nouvelle-Zélande, samedi

Antoine Dupont et Anthony Belleau formeront la jeune charnière des Bleus face à la Nouvelle-Zélande, samediGetty Images

Au centre, Doumayrou sera épaulé par un joueur au tout autre vécu international : deux ans après, Mathieu Bastareaud (29 ans, 39 sélections) fait son retour en Bleu en tant que titulaire. Il fera office de "papa" des lignes arrières, avec Yoann Huget (30 ans, 49 sélections). "Les demis sont de jeunes joueurs, certes... mais au regard de leurs performances, on a estimé qu'ils étaient capables de débuter ce match. De la même manière, Mathieu (Bastareaud) et Geoffrey (Doumayrou) font de bonnes prestations dans leur club", a déclaré Novès, en conférence de presse.

Le sélectionneur s'est ensuite expliqué sur l'absence d'ailier et d'arrière sur le banc (constitué de Clément Maynadier, Raphaël Chaume, Daniel Kotze, Paul Jedrasiak, Anthony Jelonch, Baptiste Serin, François Trinh-Duc et Damian Penaud) : "Damian (Penaud) peut couvrir le poste de centre et le poste d'ailier... cela nous semble donc équilibré."

Damian Penaud (XV de France) - juin 2017

Damian Penaud (XV de France) - juin 2017Icon Sport

"Les gosses n'ont rien à perdre"

Guy Novès a également souhaité dédramatiser l'événement : "Le contexte est compliqué car ça reste la meilleure équipe du monde. On va essayer d'être tolérant. Les gosses n'ont rien à perdre ; ils doivent étaler leurs qualités et leur culot. A nous de leur permettre de se libérer complètement."

Devant, il s’appuiera sur une première ligne "classique" avec Rabah Slimani, Guilhem Guirado (capitaine) et Jefferson Poirot. Des joueurs qui doivent permettre au XV de France d’asseoir sa domination en mêlée fermée, avec la puissance de Sébastien Vahaamahina, Cancoriet et Louis Picamoles. Gabrillagues, lui, sera dans un registre plus aérien et devra apporter plus de hauteur à l’alignement tricolore. Les qualités de combattant affichées par le Parisien seront également précieuses.

Paul Gabrillagues, le deuxième ligne du Stade français

Paul Gabrillagues, le deuxième ligne du Stade françaisIcon Sport

"Pas de cadeau"

L’équipe de France est confrontée à de nombreuses absences. Ce qui n’effraie pas Guy Novès, qui profite de ce premier test et de son contexte si particulier pour imposer un nouveau message : "Dans l'idéal, j'aurai préféré continuer avec certains garçons, qui réparent aujourd'hui leurs bobos, mais l'ensemble des joueurs a compris qu'il n'y a pas de passe-droit. Quand on n’est pas suffisamment performant en club, on est remis en question. L'appel de nouvelles têtes, c'est un petit signe pour tous : il n'y a de cadeau de fait à personne".

Le sélectionneur ne transigera plus : "J'attends que chaque joueur soit le meilleur à son poste. Quand on endosse le maillot de l'équipe de France, on doit la servir. Celui qui n'a pas compris ça, il ne reviendra pas. Mais si tout le monde a compris, peut-être que l'équipe de France montrera un visage intéressant..." Et d’ajouter : "L'an dernier face aux Blacks, ça ne s'est joué à pas grand chose. On est tombé plusieurs fois à un mètre ou deux de leur ligne d’en but (…) J’ai beaucoup de respect pour les All Blacks. Ils prennent la France pour une nation qui peut parfois être 'embêtante'." Reste à le confirmer, sur le terrain.

Baptiste Serin (XV de France) face à la Nouvelle-Zélande - 26 novembre 2016

Baptiste Serin (XV de France) face à la Nouvelle-Zélande - 26 novembre 2016Icon Sport

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