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L'antisèche : Malheureusement, les All Blacks n'ont pas eu à forcer leur talent

L'antisèche : Malheureusement, les All Blacks n'ont pas eu à forcer leur talent

Le 12/11/2017 à 00:14Mis à jour Le 12/11/2017 à 01:31

TEST-MATCH - Les All Blacks ont encore gagné à Paris en survolant la première période. Mais les Français ont étonné tout le monde après le repos, sans l'efficacité qui aurait tout changé.

Résumé : Des Bleus à deux vitesses

Les All Blacks ont gagné, comme prévu. Mais le scénario ne fut pas celui que l'on imaginait. Les Français ont fini le match par quarante minutes valeureuses qui ont pu, un moment, faire croire au miracle. Ils ont même gagné la seconde période 13 à 7, en monopolisant le ballon et en poussant leurs adversaires à la faute (quatorze pénalités contre eux et même un carton jaune assorti d'un essai de pénalité infligé à Sonny Bill Williams pour un ballon expédié en ballon mort). On a même pensé que les Néo-Zélandais pouvaient finir avec zéro point marqué, une rareté. Mais Waisake Naholo a finalement aplati à la dernière minute après une ultime séquence collective, mais la seule du second acte.

Mais on n'oubliera pas que les hommes de Kieran Read ont donné une leçon de réalisme et de précision en première période : quatre essais construits et rythmés par des passes justes comme cette double-sautée de Beauden Barrett pour Naholo qui marqua en marchant. Avec un score de 31 à 5 au repos, avec notamment deux essais coup sur coup entre la 34e et la 39e, on s'attendait à une avalanche de points. Mais la partie a changé d'âme grâce à un formidable Antoine Dupont.

Le demi de mêlée de Toulouse a confirmé toutes les attentes qu'il suscite depuis une année. Ce fut la bonne nouvelle côté français. Reste que les tricolores ont encore perdu. Ils n'ont pas la même efficacité que les hommes en noir sur leurs temps forts. Vraiment pas... Tout s'est joué là-dessus. Auraient-ils dû tenter deux pénalités bien placées pour faire vraiment douter les champions du monde ?

Antoine Dupont lors de France / Nouvelle-Zélande

Antoine Dupont lors de France / Nouvelle-ZélandeGetty Images

Le fait du match : Les deux essais des Blacks avant la pause

Les Blacks ont démontré qu'il y avait toujours une classe d'écart entre eux et nous. Une classe qui leur permet de marquer dans les moments-clés du match. Dès l'entame, juste avant la mi-temps et au moment de conclure le match, les Blacks ont fait preuve d'un réalisme froid. Dans un premier temps, ils n'auront eu besoin que de huit minutes pour rentrer une première fois dans notre en-but par l’intermédiaire de Dan Coles.

Ensuite, alors que la France s'était remise à respirer, Ryan Crotty, et Sam Cane, ont planté, coup sur coup et juste avant la mi-temps, deux essais en trois minutes (36e et 39e) qui laissaient présager une déroute digne de la dernière Coupe du monde (32-13, ndlr). Enfin, la rébellion française, nous permettait de remporter la seconde mi-temps 13-0... Trop beau pour être vrai, Naholo a conclu le match par un essai. Cela a laissé aux Français, auteurs d'une belle deuxième mi-temps, un goût très amer.

L'homme du match : Beauden Barrett

Le demi d'ouverture néo-zélandais (26 ans, 59 sélections) a une nouvelle fois récité sa partition. Auteur de 13 points (5 transformations et une pénalité), d'un 100% au pied, il porte son total de points à 445 avec le maillot à la fougère, soit neuf de plus que le meilleur réalisateur français de l'histoire (Frédéric Michalak) à 26 ans...

Celui qui a été sacré meilleur joueur du monde en 2016 a encore assumé son statut, délivrant notamment deux "passes décisives" : une très belle passe à hauteur pour son talonneur Dane Coles, sur le premier essai du match, et une magnifique sautée pour son ailier Naholo sur le deuxième essai des Blacks. Un métronome.

Beauden Barrett lors de France / Nouvelle-Zélande

Beauden Barrett lors de France / Nouvelle-ZélandeGetty Images

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