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Guilhem Guirado : "L’objectif ? Se rapprocher de la perfection"

Guirado : "L’objectif ? Se rapprocher de la perfection"

Le 10/11/2017 à 15:19Mis à jour Le 10/11/2017 à 15:20

TEST MATCH - L’excitation monte dans le camp tricolore à la veille de débuter la tournée de novembre, face à la Nouvelle-Zélande (21 heures). Affecté par le désastre des trois matchs de juin en Afrique du Sud, le capitaine tricolore Guilhem Guirado veut voir son équipe relever la tête, même face aux terribles All Blacks.

Le contexte de ce France – Nouvelle-Zélande paraît bien différent de celui de l’an dernier…

Guilhem Guirado : Cela n’a rien à voir en effet. On sort d’une tournée humiliante en Afrique du Sud, avec des résultats catastrophiques. Par rapport à cela, il y a eu du renouveau dans l’équipe avec beaucoup de jeunesse aussi. Contrairement à l’année dernière, ce match arrive au début de la tournée. On a eu quinze jours de préparation optimale pour pouvoir faire un gros match samedi.

Quels sont vos objectifs face à cette équipe de Nouvelle-Zélande qui n’a plus perdu contre la France depuis 2009 ?

G.G. : L’objectif est de se rapprocher de la perfection et de reproduire tout ce qu’on a mis en place à l’entraînement. On sait très bien que si chacun réalise individuellement une prestation proche de la perfection, le collectif suivra et ce sera un grand match.

Que pensez-vous de la revue d’effectif à la fois contrainte et choisie du staff à deux ans de la Coupe du monde ?

G.G. : Vu nos résultats et les joueurs qui s’affirment en Top 14, ce sont des choix du staff qui peuvent se comprendre. La sélection est une éternelle remise en question et un renouveau perpétuel. Je ne vois pas pourquoi d’autres nations pourraient se permettre d’incorporer des jeunes et pas nous. Si on prend exemple de la Nouvelle-Zélande, on peut citer le jeune arrière Damian McKenzie qui vient après Israel Dagg et Ben Smith. Le staff neo-zélandais a eu le courage de le tenter et on voit qu’il s’est fondu dans le moule et qu’il fait énormément de bien aux All Blacks.

" Les jeunes ne mesurent pas vraiment ce qui les attend samedi mais c’est aussi ça l’insouciance."

En tant que capitaine, devez-vous vous impliquer davantage au niveau de la communication vis-à-vis des jeunes ?

G.G. : Pas vraiment. Je connais déjà Anthony Belleau de Toulon et Antoine Dupont depuis le dernier Tournoi. Je communique forcément sur le terrain avec cette nouvelle génération, qui est un mélange d’insouciance, d’expérience et de plaisir. Ils sont coquins, ils aiment bien chambrer mais tout en restant respectueux, ce qui est le plus important. Je sais qu’il y a dix ans, je ne me serais jamais permis tout ce qu’ils font mais c’est comme ça, c’est la nouvelle génération. Ils ne mesurent pas vraiment ce qui les attend samedi mais c’est aussi ça l’insouciance.

Guilhem Guirado (XV de France)

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Qu’est-ce qui vous attend justement ?

G.G. : On sait que les All Blacks seront au rendez-vous. Quoi qu’il arrive, ils seront toujours dans le match et pas loin de la perfection. Il suffit de jeter un coup d’œil sur leurs résultats pour voir qu’ils sont au top de la régularité. Ils ne sont pas imbattables, on l’a vu dernièrement contre l’Australie (défaite des Neo-Zélandais 23-18, ndlr), mais ils arrivent toujours à jouer en équipe et cette force collective très prononcée est palpable.

" Une victoire des Bleus sur le sol français contre les All Blacks, il faut aller la chercher dans les livres d’histoire."

Avez-vous évoqué avec les néophytes la défaite historique en quarts de finale de la dernière Coupe du monde ?

G.G. : Non car cela remonte trop loin. Deux ans, cela peut paraître court, mais il y a eu tellement de choses depuis. Je ne sais même pas si les jeunes ont tous regardé le match. Ils étaient à l’école et ils faisaient peut-être la fête dans les soirées étudiantes (rires) ! Plus sérieusement, je ne vois pas pourquoi on en parlerait car la plupart des joueurs qui ont disputé ce quart sont soit dans leur club aujourd’hui, soit ont pris leur retraite. Cela reste un match catastrophique, une humiliation pour nous qui fut compliquée à digérer mais je ne sais pas si c’est opportun de l’évoquer avec eux. Cela fait partie de l’histoire. Et puis on a joué la Nouvelle-Zélande l’an dernier et on s’est montré dangereux.

Vous faisiez partie du groupe France la dernière fois que les Bleus ont battu les All Blacks (27-22 à Dunedin). Cela fait déjà huit ans…

G.G. : Je me souviens que j’étais euphorique car nous venions de remporter le Bouclier de Brennus avec Perpignan. Ce n’est pas pour discréditer la performance française ce jour-là mais il y avait énormément d’absents chez les All Blacks. Ils cherchaient leur ossature en sachant que McCaw et Carter n’étaient pas là. On les avait bien pris dans le combat et on avait marqué des essais en contre et en première main. Donc huit ans, c’est vrai que c’est long, et une victoire sur le sol français contre eux, il faut carrément aller chercher dans les livres d’histoire (42-33 en 2000 au Vélodrome). J’aime regarder ce qui a été fait avant à titre informatif, mais cela s’arrête là.

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