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Billet d'humeur après France - Nouvelle-Zélande (18-38) : La claque

La claque

Le 11/11/2017 à 23:17Mis à jour Le 12/11/2017 à 01:28

TEST-MATCH - Après la défaite de l'équipe de France face à la Nouvelle-Zélande (18-38), une question s'impose : la France sait-elle encore préparer ses joueurs au niveau international ?

Passé l'hommage appuyé que l'on rendra tous à ces All Blacks jouant à leur aise sous ce foutu crachin, passé un réveil tricolore bien trop tardif pour être vraiment porteur d'espérance, évacué le fait que le seul essai français dans le jeu courant fut inscrit par le bienheureux "de pénalité", on est bien malgré nous contraint de s'interroger : que manque-t-il à ce XV de France, au juste ? Bien des choses, ma bonne dame. De la vitesse dans ses courses, de la technique dans ses passes, de l'imagination sur ses lancements de jeu... Tout ce dont manque, en fait, son championnat domestique.

Car qu'on le veuille ou non, le Top 14 ne prépare pas les internationaux français au grand barnum du rugby mondial et, au crépuscule de la onzième défaite consécutive des Bleus face aux grands maîtres du jeu, on est bel et bien obligé de mettre en doutes la qualité réelle de l'autoproclamé "meilleur championnat du monde."

Le rugby français, c'est le Titanic

La critique est trop facile, dites-vous ? Peut-être... Au cours de cette odieuse première période, les Tricolores ne se firent pourtant que vingt-sept passes. Vingt-sept passes au fil de lancements toujours trop lisibles et dépourvus, en fait, de la vitesse inhérente au plus haut niveau. Fessé, meurtri, battu par une équipe qu'il ne battrait pas s'il l'affrontait cent fois, le XV de France est aujourd'hui en souffrance et, avec lui, tout le rugby de son pays.

Depuis quatre ans, les licenciés désertent, la mode ovale semble être passée comme une bise et, à une semaine du prochain match face aux Springboks, le consortium du Stade de France songe à fermer le dernier anneau de l'enceinte, faute de braves. Silence, on coule...

Antoine Dupont plaque Rieko Ioane lors de France / Nouvelle-Zélande

Antoine Dupont plaque Rieko Ioane lors de France / Nouvelle-ZélandeGetty Images

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