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Anthony Belleau : "Si on m'avait dit ça il y a deux mois et demi, je n'y aurais pas cru"

Belleau : "Si on m'avait dit ça il y a deux mois et demi, je n'y aurais pas cru"
Par Rugbyrama

Le 17/06/2017 à 15:52Mis à jour Le 18/06/2017 à 12:36

BARBARIANS - Vendredi, le Toulonnais Anthony Belleau s'est frotté pour la première fois au niveau international, en sénior, avec les Barbarians français. Un souvenir inoubliable pour celui qui a vécu une saison intattendue.

C'était votre première rencontre internationale. Vos impressions ?

Anthony BELLEAU : C'était un gros match. De toute façon, jouer les Sud-Africains, enfin l'équipe 2 des Sud-Africains, forcément on s'attendait à jouer un gros match. On ne s'est pas pris la tête. On s'est préparé comme des Barbarians sans se mettre la pression et simplement en ayant l'envie de s'envoyer à 200%. Personne n'a triché ce samedi soir. On sait que certains ont arrêté il y a 5 semaines, d'autres n'ont eu que 2 ou 3 entraînements pour se préparer mais l'essentiel était vraiment de s'envoyer et de prendre du plaisir, chose que l'on a fait sur le terrain.

Au-delà de l'état d'esprit qui a été irréprochable, y'a t-il des regrets sur le match ?

A.B : Forcément. On est tous des compétiteurs et on échoue de peu. On est pas loin derrière donc on a tous cet esprit de revanche pour le second test. On joue pour gagner et aussi pour faire honneur à ce maillot des Barbarians. Mais aussi pour les joueurs qui vont mettre un terme à leur carrière, afin qu'ils puissent terminer sur une bonne note.

L'essai d'Anthony Belleau (Barbarians français) contre l'Afrique du Sud A

L'essai d'Anthony Belleau (Barbarians français) contre l'Afrique du Sud AIcon Sport

" À la base, je voulais prendre une chaussette du club des 4 cantons"

Quels ont été vos repères avec ce repositionnement au centre (il est ouvreur de formation, NLDR) ?

A.B : On n'a pas eu de chance avec 3 blessés en 15 minutes... On a dû faire avec 4 paires de centres différentes, ça n'a pas été évident mais on s'est adapté. Pour ma part, j'avais déjà joué au centre en Espoirs à Toulon. Lors de ma première en Top 14 aussi et j'avais également évolué à ce poste avec les Bleuets donc je n'étais pas perdu.

On a pu remarquer un détail sur votre tenue, pouvez-vous nous expliquer ce choix d'avoir mis une chaussette de Toulon et l'autre d'Agen ?

A.B : C'est l'esprit Baabaas ! Beaucoup l'ont fait dans l'équipe. À la base, je voulais prendre une chaussette du club des 4 cantons, là où j'ai commencé le rugby. Malheureusement, j'ai oublié la paire. Du coup, j'ai décidé de porter une chaussette de la finale de Top 14 jouée avec le RCT puis j'ai fait un échange avec Antoine Erbani. C'est un club où je suis passé, que je respecte énormément et que je suis depuis tout petit. Si j'avais pu jouer avec 3 chaussettes, je l'aurais probablement fait.

Anthony Belleau à l'entraînement avec les Barbarians français

Anthony Belleau à l'entraînement avec les Barbarians françaisIcon Sport

" Cet épisode des Barbarians est la cerise sur le gâteau"

Vous vivez tout de même une fin de saison exceptionnelle entre la finale de Top 14 et cette convocation avec les Baabaas. C'est une issue plutôt inattendue pour vous...

A.B : On est tous ambitieux et on a tous dans un coin de la tête l'envie de jouer au plus haut niveau. Si on m'avait dit ça il y a deux mois et demi, je n'y aurais pas cru. J'ai eu la chance de vivre cette belle fin de saison en jouant les phases finales avec Toulon et d’échouer tout près du Brennus. Et cet épisode des Barbarians est la cerise sur le gâteau. C'est la meilleure façon de terminer cette saison.

Est-ce que pour vous, cette tournée avec les Barbarians est une étape avant de peut-être intégrer l'équipe de France ?

A.B : Pour l'instant, je ne me prends pas la tête. Si ça doit arriver tant mieux. Je sais que si je souhaite y arriver un jour, il faut être tout simplement le meilleur sur le terrain. J'ai fait une belle fin de saison mais je sais aussi que le plus dur est à venir. Maintenant, il va falloir confirmer et surtout pouvoir enchaîner les bonnes performances.

Propos recueillis par Léo FAURE (Midi Olympique), envoyé spécial à Durban

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