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Anthony Belleau : "J'ai tout à gagner"

Belleau : "J'ai tout à gagner"

Le 04/11/2017 à 08:28Mis à jour Le 04/11/2017 à 08:42

Convoqué par Guy Novès pour la tournée de novembre avec les Bleus, Anthony Belleau (21 ans) a de bonnes chances de connaître sa première sélection samedi prochain contre la Nouvelle-Zélande. Pas de quoi désarçonner le jeune ouvreur toulonnais, visiblement hermétique à la pression.

Huit mois jour pour jour après Antoine Dupont, autre surdoué de la génération 1996, Anthony Belleau devrait être lancé dans le grand bain du rugby international. Mais le Toulonnais n'aura pas la chance de débuter contre l'Italie. Pour lui, le dépucelage se fera avec la nation (presque) intouchable, la Nouvelle-Zélande, même si celle-ci a perdu deux matchs en 2017 (contre les Lions et l'Australie). Le tout au poste le plus exposé et dont la France se cherche un prodige depuis les calendes grecques.

Rien de moins, mais rien d'effrayant non plus pour le Lot-et-Garonnais de naissance : "Si j'ai la chance de jouer, ce sera contre la meilleure équipe du monde, qui ne perd jamais et ne se trompe jamais. Qu'est-ce que j'ai à perdre ? Je ne peux que profiter de chaque minute où je serai sur le terrain pour apprendre et gagner en expérience. Je n'ai pas de pression, j'ai tout à gagner". Un discours plein de sérénité qu'il tenait déjà lors des dernières phases finales de Top 14, où il s'est révélé avec Toulon.

Bastareaud : "Un garçon hyper mature"

Le fait que Guy Novès et son staff aient accepté d'envoyer leur pépite devant les médias ce vendredi à Marcoussis suffit à définir le haut degré de maturité qu'ils ont décelé en elle. "Il avait un peu le trac en arrivant au rassemblement mais c'est normal, c'est sa première convocation, tempère tout de même son capitaine au RCT Mathieu Bastareaud. Mais c'est un garçon hyper mature, qui a la tête sur les épaules et je le sens déjà à l'aise".

Belleau peut aussi compter sur la protection et l'apport de ses coéquipiers en club pour l'aider à franchir au mieux ce cap de la première fois. Le capitaine des Bleus Guilhem Guirado en tête, lui qui semble l'avoir pris son aile.

Trinh-Duc, un rival si précieux

Le jeune ouvreur voit même en François Trinh-Duc, pourtant son concurrent en club comme en sélection, un allié dans cette plongée vers l'inconnu : "Je suis très content que François soit là, assure t-il en toute franchise. Cela me permet d'avoir à mes côtés quelqu'un qui a beaucoup d'expérience et qui connaît les matchs internationaux. Je sais que j'ai quelqu'un sur qui compter pour découvrir tout ça. Et puis avec mes autres coéquipiers, je peux dire que je suis très bien entouré".

Francois Trinh-Duc et Anthony Belleau à Marcoussis le 1er novembre 2017

Un petit bout de Toulon, celle ville où il a choisi de poser ses valises à seulement 18 ans "pour découvrir quelque chose de nouveau, loin de chez moi, me prendre en main, grandir et apprendre" et où il s'est forgé sa carapace : "Quand je suis arrivé au RCT, je me suis mis énormément de pression en me disant "ça y est, tu es dans la cour des grands maintenant". Mais je me suis vite rendu compte que je n'avais même pas 20 ans, que je découvrais tout juste, et que je n'avais pas à me mettre autant de pression". Il en a aujourd'hui 21, et une tête sacrément bien vissée sur ses épaules.

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