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XV DE FRANCE - Bézy, Plisson, Mermoz, Iturria : leur avenir chez les Bleus est-il compromis ?

Convoqués mais jamais utilisés cet automne : leur avenir chez les Bleus est-il compromis ?

Le 29/11/2016 à 11:50

XV DE FRANCE - Guy Novès a appelé pour les tests de novembre 38 joueurs mais seulement 28 ont foulé les pelouses. 10 d'entre eux n'ont donc pas pu s'exprimer pleinement. Ont-ils raté le bon wagon ? 2017 se fera-t-il sans eux ? Tour d'horizon.

Clément Ric (pilier, Clermont)

Appelé pour la première fois par le staff du XV de France, le pilier de Clermont (28 ans) a pu s'imprégner de l'atmosphère de Marcoussis. Sa convocation est une preuve que Guy Novès suit de près ses prestations en club et qu'il demeure la solution de remplacement en cas de défection du duo Atonio-Slimani. Le Rochelais et le Parisien sont clairement les deux options prioritaires à un poste de pilier droit où les solutions de rechange ne sont pas légion dans le réservoir français (Aldegheri ?).

Rémi Bonfils (talonneur, Stade français)

Le Parisien (28 ans ; 2 sélections) s'était montré convaincant cet été en Argentine. Son souci : devoir faire face à une grosse concurrence et notamment celle du capitaine du XV de France, Guilhem Guirado. En gros, il est en balance avec Camille Chat (20 ans ; 7 sélections) mais c'est le Racingman qui a les faveurs du staff tricolore. Bonfils va devoir se montrer patient, enchaîner les bonnes performances en club pour espérer avoir une chance de retrouver le maillot bleu.

Rémi Bonfils en juin en Argentine

Rémi Bonfils en juin en ArgentineIcon Sport

Clément Maynadier (talonneur, UBB)

S'il s'affirme avec son club de Bordeaux-Bègles, Clément Maynadier (28 ans ; 2 sélections) ne semble pas être l'un des premiers choix au poste de talonneur. C'est même probablement le quatrième du poste, derrière Guirado, Chat et Bonfils. Un avenir pas totalement fermé mais il faudrait un gros concours de circonstances pour le voir sur une feuille de match lors du prochain Tournoi des 6 nations.

Arthur Iturria (deuxième ligne, Clermont)

Comme son coéquipier Clément Ric, Arthur Iturria (22 ans) s'est imprégné pour la première fois de l'atmosphère de Marcoussis avec les "grands". Le deuxième ligne de Clermont est un des plus beaux diamants de l'Hexagone mais il faut encore le polir. Il a un avenir en Bleu s'il continue dans cette voie. A lui de se montrer quelque peu patient et nul doute qu'il deviendra l'un des tauliers du pack tricolore. Son profil, mobile, plaide en sa faveur.

Arthur Iturria (XV de France) - 1er novembre 2016

Arthur Iturria (XV de France) - 1er novembre 2016Icon Sport

Kelian Galletier (troisième ligne, Montpellier)

Le problème pour le Montpelliérain (24 ans ; 1 sélection), c'est l'énorme concurrence au sein de la troisième ligne. S'il a la "chance" d'avoir le profil de polyvalent, il est loin dans la hiérarchie, derrière les Picamoles, Ollivon, Gourdon, Goujon et Chouly. Son jeune âge lui permet d'espérer, mais pas forcément dans l'immédiat.

Wenceslas Lauret (troisième ligne, Racing 92)

Face à l'Australie, le XV de France a manqué d'un troisième ligne "gratteur" dans la guerre du jeu au sol. Le nom de Wenceslas Lauret (27 ans ; 12 sélections), spécialiste du genre, venait alors avec insistance pour défier les All Blacks. Sauf qu'il ne semble pas convenir à la philosophie prônée par l'encadrement tricolore. Le Racingman n'est qu'un pur flanker alors que Novès privilégie clairement l'option de 3 n°8 en troisième ligne. L'avenir en EDF parait assez sombre pour Lauret.

Wenceslas Lauret (XV de France) à Marcoussis - février 2016

Wenceslas Lauret (XV de France) à Marcoussis - février 2016Icon Sport

Sébastien Bézy (demi de mêlée, Toulouse)

C'est clairement le grand perdant de cette tournée d'automne. Et plus largement de cette année 2016. Le Toulousain (25 ans ; 7 sélections) était plébiscité par Guy Novès qui souhaitait en faire son titulaire à la mêlée. Titulaire d'entrée lors du Tournoi des 6 nations, il n'a jamais été inscrit sur une feuille de match lors de ces tests de novembre. Machenaud et Serin sont passés devant lui. La porte ne lui est pas fermée mais il va devoir ressortir le bleu de chauffe pour montrer qu'il mérite d'être dans le groupe.

Jules Plisson (ouvreur, Stade français)

Voilà un autre perdant de cette tournée. Irrégulier avec son club du Stade français, Jules Plisson (25 ans ; 13 sélections) a semble-t-il perdu du crédit aux yeux de l'encadrement tricolore qui a préféré les choix Jean-Marc Doussain et Camille Lopez. De plus, Français Trinh-Duc, même s'il s'est blessé lors du test face aux Samoa, reste le 10 titulaire aux yeux de Guy Novès. Au mieux, Plisson peut espérer un rôle de doublure. Et encore...

Jules Plisson en Argentine

Jules Plisson en ArgentineIcon Sport

Maxime Mermoz (centre, Toulon)

C'est l'énigme la plus totale avec le Toulonnais (30 ans ; 35 sélections). Et on veut bien le croire quand il dit n'être convoqué "que pour tenir le bouclier". Plus sérieusement, le retour en forme de Fofana et les belles performances de Lamerat ne jouent pas en sa faveur. De plus, Gaël Fickou s'avère être devant lui au sein de la hiérarchie. S'il n'y a aucun blessé, ses chances sont (très) minces.

Djibril Camara (ailier-arrière, Stade français)

Le polyvalent parisien (27 ans) s'en était bien sorti lors de ses trois sélections en Bleu. Sa faculté à gagner les duels avait séduit. Mais au poste d'arrière, Spedding, Médard et Dulin sont devant lui alors que sur les ailes, Vakatawa est indispensable et Nakataici a signé un excellent retour. Sans oublier qu'Huget va retrouver du rythme en 2017. Cela semble bien difficile pour Camara de faire son trou et d'espérer voir son nom sur une feuille de match.

Djibril Camara avec le XV de France

Djibril Camara avec le XV de FranceIcon Sport

Ils font partie de la liste Elite mais étaient blessés avant les tests de novembre : Ben Arous, Le Roux (Racing 92), Jedrasiak (Clermont), Médard (Toulouse), Flanquart (Stade français).

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