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Des résultats négatifs pour la première année de Guy Novès... mais de nombreux points positifs

Des résultats négatifs pour la première année de Novès... mais de nombreux points positifs

Le 29/11/2016 à 09:23

TEST-MATCH - Au terme de tests de novembre prometteurs, le XV de France a conforté son projet de jeu. Si le bilan comptable est pour l’heure négatif, Guy Novès a indéniablement apporté un souffle nouveau au rugby français. Un souffle qui devra rapidement déclencher une dynamique de victoire dans l’optique, notamment, du tirage au sort des poules de la Coupe du monde 2019.

Les chiffres sont impitoyables et se moquent pas mal de savoir que le XV de France a reconquis le cœur de ses supporters. La lecture froide du bilan de Guy Novès, un an après sa prise de fonction pour sauver un rugby français en perdition, est pourtant formelle. Avec six défaites et quatre victoires, l’ancien manager du Stade toulousain fait pire que Marc Lièvremont (5 victoires, 5 défaites) et Philippe Saint-André (6 victoires, 1 nul, 3 défaites) lors de leur première année de mandat.

Mais les chiffres ne se projettent pas sur la Coupe du monde 2019 au Japon et leur analyse à court terme ne peut pas constituer une photographie objective des progrès du XV de France et des espoirs des Bleus tombés à deux et cinq points des derniers finalistes du Mondial 2015. "Les joueurs savaient très bien le chemin vers lequel nous allions", souligne Guy Novès. "Ils ont répondu à merveille, ce projet est maintenant intégré par 98% des joueurs de l'équipe de France. Ça c'est un vrai bilan".

Infographie sur la 1re année des sélectionneurs français

2,2 essais marqués et 1,9 essais encaissés par match

Même s’ils ont chuté contre 5 des 7 meilleures nations pointées par le ranking World Rugby (la France n’a pas joué contre l’Afrique du Sud), les Bleus ont, semble-t-il, rattrapé une partie de leur retard et peuvent prétendre bousculer les plus grands. Un concept pour le moins loufoque il y a encore un an à l’issue de l’humiliation en quart de finale de la Coupe du monde face aux All Blacks (62-13). Mais si les chiffres de l’attaque tricolore plaident en faveur des élus de Guy Novès (2,2 essais marqués par match), ceux de la défense - 1,9 essais encaissés par match, un bilan moins bon que sous Lièvremont (1,8) et Saint-André (1,4) - ne sont pas encore à la hauteur du concert international.

Certes, ce XV de France rafraichissant, audacieux, joueur bénéficie pour l’instant d’une indulgence quasi générale concernant ses résultats. Mais il ne bénéficiera sans doute pas longtemps de la même clémence en cas d’échec répété. "Il est évident qu'il nous tarde de gagner, le plus tôt possible", insiste Guy Novès. "Si le résultat ne nous ravit pas, je sens quand même qu'une équipe est en train de naître, car, ça ne fait que quelques mois que nous travaillons, mais c'est une équipe qui croit en elle, qui utilise des schémas de jeu qui me conviennent. Évidemment, je comprends qu'il nous manque des victoires pour valider auprès du grand public, mais ceux qui ont porté un maillot, un short et des chaussettes se rendent compte à quel point l'équipe de France est en train d'évoluer".

L'explosion de joie de Yoann Huget (France) après son essai contre les Samoa - 12 novembre 2016

L'explosion de joie de Yoann Huget (France) après son essai contre les Samoa - 12 novembre 2016AFP

Le Tournoi décisif pour le tirage au sort de la Coupe du monde 2019

Avec deux déplacements en Angleterre (le XV de la Rose reste sur 13 victoires consécutives), où le XV de France ne s’est plus imposé (dans le Tournoi) depuis le 13 février 2005 (17-18), puis en Irlande (la dernière victoire française, dans le Tournoi, sur le sol irlandais (22-25) remonte au 13 février 2011), la tâche s’annonce particulièrement ardue. Et une défaite en Italie (où la France compte deux revers lors de ses trois derniers déplacements) pourrait précipiter les élus de Guy Novès dans le chapeau 3. Imaginez alors une poule avec, entre autres, la Nouvelle-Zélande, le pays de Galles et les Tonga… Un horizon pour le moins encombré. Aux Bleus, donc, de gommer au plus vite cette image de fabuleux perdants.

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