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XV de France

Bastareaud, Nakaitaci, Nyanga... Les 10 sacrifiés du Mondial par Novès

Bastareaud, Nakaitaci, Nyanga... Les 10 sacrifiés du Mondial
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Dernière mise à jour Le 30/12/2015 à 13:43 - Publié le 29/12/2015 à 18:19
Par Clément Mazella - Le 30/12/2015 à 13:43

XV DE FRANCE - Ce mardi, Guy Novès a dévoilé sa première liste et force est de constater que le nouveau sélectionneur des Bleus a mis un grand coup de balai parmi les joueurs présents lors du dernier Mondial. Tour d’horizon.

Des 31 sélectionnés pour la dernière Coupe du monde, ils ne sont que 15 à avoir évité le couperet. 15 survivants en quelque sorte et qui ont les honneurs de faire partie de la première liste de Guy Novès. En contrepartie, ils sont donc 16 à laisser filer le bon wagon. Pour six d’entre eux, c’était annoncé. En effet, Dusautoir, Papé, Mas, Szarzewski, Michalak ont pris leur retraite internationale et Huget, victime d’une grave blessure à un genou, ne sera pas rétabli avant de longs mois. Parmi les absences notables, difficile de ne pas souligner celle de Mathieu Bastareaud. Nous vous proposons de passer au crible les joueurs écartés et d’en comprendre les raisons.

Son absence est une surprise...

L’absence du Toulonnais, on ne s’y attendait vraiment pas. Le centre du RCT n’a peut-être pas fait une grande Coupe du monde mais il a su vite réagir dès son retour en club. 8 matches, tous comme titulaire, et un niveau plutôt intéressant. Pour l’heure, Novès et son staff ont privilégié l’option Danty, véritable clone de Bastareaud. Reste à voir s’il sera présent dans la liste du 6 janvier (pour le rassemblement du 11). Dans le cas contraire, cela pourrait bien signifier que "Bastarocket" ne fait pas partie des plans.

Sa Coupe du monde n’a pas été simple. A jouer, déjà, en étant décalé à un poste d’ailier qui ne lui sied pas vraiment. Puis à digérer : le Racingman a confirmé que la compétition lui avait laissé plus de traces que prévu. Son style de jeu avait tout pour convenir aux idées de Guy Novès. Pour l’instant, Dulin ne semble pas avoir convaincu. Ses prestations en club sont il est vrai en dents de scie.

L'ailier ou arrière international Brice Dulin - 2015
L'ailier ou arrière international Brice Dulin - 2015 - Icon Sport

L’ailier ou arrière n’a que très peu joué pendant la Coupe du monde alors qu’il avait pourtant inscrit un doublé contre la Roumanie. Avec l’absence d’Huget et la méforme de Nakaitaci, on pensait qu’il serait retenu. D’autant plus que ses dernières sorties en club ont été très intéressantes, avec deux essais face aux Ospreys et Grenoble. Il n’en est rien. Son profil ne séduirait pas totalement le staff...

Il fallait s’y attendre...

Très apprécié par le précédent staff, l’ouvreur international n’a pourtant jamais convaincu sous le maillot bleu. Son style plutôt défensif n’apparait pas comme la solution au jeu prôné par Novès qui a préféré des éléments plus portés sur l’attaque comme Trinh-Duc et Plisson. Il n’a pas non plus beaucoup joué depuis la fin du Mondial (4 rencontres)...

Le poste de demi de mêlée est sans nul doute le plus riche en France en termes de candidats. Novès tente le pari Bézy, qui crève littéralement l’écran, et rappelle Machenaud. On savait qu’il y aurait probablement des "victimes" chez les n°9. Cela n’a pas raté...

Rory Kockott (XV de France) face à la Nouvelle-Zélande - le 17 octobre 2015
Rory Kockott (XV de France) face à la Nouvelle-Zélande - le 17 octobre 2015 - AFP

Pas à son avantage durant la Coupe du monde, l’imprévisible ailier clermontois a vraiment pris un coup derrière la tête et ses prestations avec l’ASM sont à des années-lumière de ce qu’il est capable de réaliser. Son niveau actuel ne lui permet pas de postuler aux Bleus...

Le constat est un peu semblable à celui de Kockott. Durant le Mondial, le Toulonnais a été sur courant alternatif et n’a pas su convaincre pleinement le nouveau staff. N’oublions pas non plus qu’il revient tout juste de blessure. Une seule titularisation avec son club depuis la Coupe du monde : c’est trop peu.

Ils ne représentent pas (forcément) l’avenir

A 34 ans, le Belge ne constitue pas un élément d’avenir. Et Novès and co semblent avoir pris la décision de rajeunir le groupe tricolore. En 2015, Ben Arous lui est passé devant. 2016 pourrait bien sonner la fin pour lui, Poirot étant une jeune solution au très gros potentiel.

Vincent Debaty, le pilier gauche du XV de France
Vincent Debaty, le pilier gauche du XV de France - Icon Sport

A 32 ans, l’ancien Toulousain a encore de l’essence dans le moteur. Un profil comme le sien - joueur de rupture, excellent lien entre les avants et les trois-quarts - a de quoi donner de la complémentarité à la 3e ligne des Bleus. Sauf que Yacouba Camara, qui possède les mêmes caractéristiques, est en train de monter en puissance. Et il n’a que 21 ans...

Difficile de faire le même constat que pour Nyanga alors que Ouedraogo n’a "que" 29 ans. Mais en Bleu, le troisième ligne aile n’a pas souvent eu le même rendement qu’à Montpellier où c’est un véritable leader. Et puis, la concurrence est tellement forte à ce poste... Ne nous en plaignons pas mais il est sûr que cela va laisser de bons joueurs sur le côté de la route.

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