Thierry Dusautoir - XV de France Nouvelle-Zélande - 15 juin 2013 - Icon Sport
 
XV de France

Test-match, Nouvelle-Zélande-France (24-9) Analyse statistique: Et pourtant, il y avait la place...

Et pourtant, il y avait la place...

Par Rugbyrama
Dernière mise à jour Le 24/06/2013 à 15:43 -
Par Rugbyrama - Le 24/06/2013 à 15:43
Pour ce troisième et dernier test-match contre les All Blacks, les Français avaient mis les ingrédients pour gagner, comme le montre l'analyse statistique. Mais, face aux champions du monde en titre, il ne suffit pas de se montrer solide sur les bases pour l'emporter mais surtout, ne perdre aucun point en route.
 

Avant le dernier test-match des Bleus contre la Nouvelle-Zélande, les Français avaient mis l'accent sur la conquête, notamment la touche, secteur totalement défaillant le week-end dernier (six lancers égarés). Le moins que l'on puisse dire, c'est que la mire a été réglée ce samedi, à New Plymouth, et malgré la défaite (24-9), des satisfactions sont à noter.

Tout d'abord, dans le secteur aérien, puisque sur les 15 touches accordées aux Français, aucun ballon n'a été laissé en route. Le changement de lanceur (Kayser à la place de Szarzewski) ainsi que les titularisations de Flanquart (3 prises de balle), Claassen (2) et surtout, Chouly, intronisé capitaine de touche et sauteur plebiscité à sept reprises, ont eu l'effet escompté. Tout comme la mêlée, certes plus épargnée lors du cinglant 30-0 de samedi dernier, avec 12 ballons propres à jouer et trois pénalités engrangées. "La conquête, c'était le point noir, notait d'ailleurs Chouly à la fin de la rencontre. Sans conquête propre, on ne peut pas marquer. Le challenge a été relevé."

Pragmatisme néo-zélandais

Oui, mais voilà, face aux champions du monde en titre, une conquête excellente ne suffit pas. Malgré un première mi-temps équilibrée et un 8-6 à la pause pour les All-Blacks, les Néo-Zélandais, grâce à un jeu au pied profond et la qualité intrinsèque de leurs trois-quarts (18 défenseurs battus contre seulement 7 pour les Français), ont passé près de 65% de la seconde mi-temps dans le camp des Bleus. Certes, quelque peu maladroits balle en mains et sous les chandelles de l'ouvreur du XV de France, Rémi Tales (10 en-avant contre 4 pour les Bleus), ces derniers ont, comme à leur habitude, scoré lors de leurs temps forts, avec notamment deux essais aux pires moments. Le premier, juste avant la pause (36e, par B. Smith) et le second, sur la sirène (80e, par Barrett), pour clore les débats. Ajoutez à cela une efficacité face aux perches à l'avantage de l'ouvreur All-Black, Dan Carter (62%), sur le buteur français, Jean-Marc Doussain (50%, dont deux poteaux rentrants), et vous comprendrez à quel point, le XV de France était à la fois si près mais si loin de la victoire.

 
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