2011 Sir Clive Woodward - Eurosport
 
Article
commentaires
Test Match

Woodward sort l'artillerie lourde

Woodward sort l'artillerie lourde

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 20/11/2011 à 22:39 -
Par Rugbyrama - Le 20/11/2011 à 22:39
Un temps cité comme possible successeur à Martin Johnson, Clive Woodward a coupé court à toute éventualité d'un retour à la tête de l'équipe d'Angleterre. Au contraire, dans une interview au Sunday Times, Woodward tire à boulets rouges sur la fédération. En tête de liste : Rob Andrew.

"Martin Johnson est parti, mais y'a-t-il autre chose qui ait changé ?". C'est par ces mots que Clive Woodward, seul entraîneur d'hémisphère nord à avoir jamais soulevé le trophée Webb Ellis, ouvre les hostilités. Dans une longue interview publiée dimanche par le Sunday Times, l'ancien sélectionneur du XV de la rose règle ses comptes. Cible privilégiée: Rob Andrew, directeur du rugby anglais. Et Woodward n'y va pas par quatre chemins: "La semaine dernière en conférence de presse, il a refusé de prendre ses responsabilités après le désastre de la dernière Coupe du monde. Dans ce cas-là, pourquoi a-t-il la responsabilité de nommer le prochain sélectionneur ? Tout l'enjeu est de savoir s'il a vraiment les compétences pour prendre une telle décision. L'expérience montre que non".

Des critiques... mais quelles solutions ?

Alors que le rugby anglais est en pleine tourmente, après un Mondial plus que mouvementé autant sur le terrain qu'en-dehors et une fédération à la dérive (la RFU n'a plus d'organigramme clairement établi depuis cinq mois maintenant), Woodward sort du bois et frappe fort. "J'ai très peur que toutes les erreurs commises à Twickenham, et qui ont réduit le rugby anglais à une bande de rigolos, soient sur le point de se reproduire et gâchent les quatre prochaines années. Toutes les personnes qui avaient mis Martin Johnson en place, quelqu'un qui n'avait jamais entraîné auparavant, sont toujours là. Personne ne comprend les exigences du rugby de haut niveau. Et le plus dérangeant, c'est que ce sont ces mêmes personnes qui choisiront le prochain sélectionneur".

Une fois ses comptes réglés, Woodward s'exprime sur la nomination du futur sélectionneur. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ratisse large. "J'ai évidemment une préférence pour un sélectionneur anglais, qui connaît le pays et sa culture. Je pense par exemple à Jim Mallinder, Richard Cockerill, Toby Booth, Conor O'Shea, Neil Back ou Mark McCall. Les cas d'Alex King et de Mike Catt méritent aussi d'être étudiés". Rien que ça.