Test Match

Henry : "La H Cup m'intéresse"

Graham Henry, champion du monde avec les All Blacks, se dit disponible pour être manager d'un club disputant la H Cup. Mais il ne dirigera plus de sélection nationale et a refusé l'Angleterre. Il avoue d'ailleurs ne pas comprendre que Martin Johnson et la RFU n'aient pas poursuivi leur collaboration

 
"La H Cup m'intéresse" - Rugby - Test MatchIcon Sport
 

Sa décision paraît irrévocable. Graham Henry n'entraînera plus d'équipe nationale. Après avoir été à la tête du pays de Galles (1998-2002), des Lions Britanniques (2001) et des All Blacks (2004-2011), soit 140 test-matchs, il dit "ne plus avoir l'envie d'entraîner". Récemment sacré champion du monde avec les Néo-Zélandais, il était pressenti pour succéder à Martin Johnson. La RFU lui aurait même proposé un chèque en blanc selon la presse anglaise... Cela ne l'a pas convaincu.

Henry estime aussi "avoir été un privilégié et qu'il est juste temps de se retirer". Lui qui n'a pas formalisé un projet précis pour son avenir ne se voit pas inactif. Et bien qu'il souhaite vivre principalement en Nouvelle-Zélande, en homme d'expérience, il sait qu'il ne faut "jamais dire jamais". Si bien qu'un rôle de manager en Europe, pour goûter à la H Cup, le tenterait bien : "Si quelqu'un me voulait pour ce poste, je pourrais étudier la proposition. Cette compétition est intéressante et ce que j'y vois me plaît. Ce ne sera pas pour cette édition, mais si l'occasion se présente, pourquoi pas l'an prochain". A bon entendeur...

"La continuité est essentielle pour réussir"

Dans l'immédiat, Henry est encore sous contrat avec la fédération néo-zélandaise jusqu'en mars 2012. Un luxe que la plupart des autres entraîneurs nationaux n'ont pas. Certes, Robbie Deans a replongé avec l'Australie jusqu'en 2013, Gatland avec le pays de Galles jusqu'en 2015. En revanche, Peter de Villiers n'est pas sûr d'être reconduit en Afrique du Sud. Et la crise post-Coupe du monde en Angleterre n'en finit plus. Martin Johnson a ainsi remis sa démission mercredi dernier. A ce sujet, Henry critique à mots couverts la RFU. De façon générale, il pense que les fédérations agissent parfois trop vite (il rejoint Ian McGeechan pour qui la RFU devrait prendre son temps pour remplacer Johnson).

Pour Henry, la continuité est un paramètre essentiel de la réussite au niveau international. Son exemple est éloquent. Quatre mois après son échec au Mondial 2007 (élimination en quart de finale contre les Bleus), il a été controversé mais reconduit. Aujourd'hui auréolé du titre suprême, il pense que "les fédérations virent les entraîneurs sur le point de rebondir" en précisant "qu'un entraîneur de qualité peut apprendre de ses expériences et en tirer le meilleur". Pour avoir dirigé Martin Johnson avec les Lions, il affirme qu'il est "un sacré bonhomme qui inspirait son équipe". Et s'il ne peut commenter son coaching, il assure que l'Angleterre de Johnson à toujours été compétitive face aux All Blacks. Henry a donc été "surpris de son retrait". Loin des turpides anglaises, il reste une pige à assurer pour Graham Henry sur la scène internationale. Aux côtés de Steve Hansen, qui peut lui succéder à la tête des Alls Blacks, il conduira les Barabarians Britanniques conte l'Australie ce samedi à Twickenham.

 - Rugbyrama
 
 
 
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