Test Match

"Il était le sauveur, le métronome"

Au lendemain de l’annonce de la retraite internationale de Jonny Wilkinson, la presse britannique rend hommage à l’un des plus grands joueurs de l’histoire. Entre respect et émotion, celui qui a "tellement fait pour le rugby mondial", dixit Clive Woodward, restera pour toujours un modèle.

 
"Il était le sauveur" - Rugby - Test MatchIcon Sport
 

"Chacun d’entre nous (en 2003, ndlr.) était très chanceux et privilégié de l’avoir à nos côtés". Ces mots, signés de Clive Woodward à la BBC Sport, en disent longs sur l’émotion qu’a suscité l’annonce de la retraite de Jonny Wilkinson outre-Manche. Le sélectionneur du XV de la Rose champion du monde en 2003 poursuit dans le Telegraph en affirmant que Sir Jonny est "l’équivalent de David Beckham en terme d’impact pour son sport. Les enfants se comparent à lui, les gens l’admirent, mêmes ceux qui ne sont pas des acharnés de rugby". Après le communiqué de son retrait de la sélection anglaise, tous les titres de la presse britannique crient à l’unisson leur respect pour l’un des plus grands ambassadeurs du rugby mondial.

Chris Ewett, éditorialiste à The Independant, ne tarit donc pas d’éloges à son égard : "Il n’a pas été le plus grand demi d’ouverture de l’histoire, ni même de sa génération : Dan Carter, le Néo-Zélandais, peut prétendre à ce statut. Mais personne ne peut lui retirer son talent divin, et pour cela, Wilkinson mérite nos remerciements éternels. A l’image d’un joueur de sa stature, le peuple du rugby peut lui retirer sa révérence". Une révérence que les Anglais peuvent lui tirer grâce à un Mondial 2003 qu’il a offert à son pays, le seul d’une nation de l’hémisphère nord. "Ce drop, à la fin d’une impossible finale contre l’Australie à Sydney huit ans auparavant, était un moment d’exultation nationale", résume Paul Hayward, rédacteur en chef des sports au Telegraph.

"Vous ne trouverez pas un Anglais plus fier"

Même son de cloche chez ses anciens partenaire du XV de la Rose. Pour Lewis Moody, retraité depuis octobre, "c’est une réelle tristesse" qu’un tel joueur "qui a tant donné à ce sport et à cette génération" stoppe sa carrière internationale. Son coéquipier des premières heures, Ugo Monye, retient lui sa fierté d’être Anglais au micro de Sky Sports News : "J’étais à l’école avec Jonny. La façon dont il s’entraînait à 16 ans est la même aujourd’hui. Vous ne trouverez probablement pas un Anglais plus fier : il aimait jouer pour son pays".

Cette carrière internationale, riche de 91 sélections et de 1179 points, est désormais à conjuguer au passé. "Le spectateur lambda de sports connaissait ainsi la légende de Wilkinson. Il était le sauveur, le métronome qui enfilait des points comme des perles", conclut dans son article Paul Hayward. Le mot de la fin est à mettre au compte de Clive Woodward : "Je voudrais lui dire "bien joué". Il a tellement fait, et pas seulement pour le rugby anglais, mais aussi pour le rugby mondial sur le terrain, et surtout en dehors".

 - Rugbyrama
 
 
 
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