Getty Images

SUPER RUGBY - Jaco Peyper pour arbitrer les Lions en finale : c'est quoi cette mascarade ?

Un Sud-Africain pour arbitrer les Lions en finale : c'est quoi cette mascarade ?

Le 02/08/2017 à 17:22Mis à jour Le 02/08/2017 à 17:29

SUPER RUGBY - Samedi (16h), le Sud-Africain Jaco Peyper arbitrera la finale du Super Rugby entre les Lions (Afrique du Sud) et les Crusaders (Nouvelle-Zélande). Inconcevable pour nous, Européens...

Votre journal 100% numérique

Abonnez-vous dès 7.90€/mois

Exclusivité Eurosport Player : Suivez 100% du championnat !

Voir sur Eurosport

Si vous ne suivez pas vraiment le Super Rugby, la situation va sûrement vous choquer. Samedi, c'est un arbitre sud-africain qui sera au sifflet lors de la finale 2017 opposant les Lions (Afrique du Sud) aux Crusaders (Nouvelle-Zélande). Sa désignation, annoncée mardi par la Sanzaar (le consortium qui possède les droits du Super Rugby) a forcément été mal accueillie par les fans kiwis. Déjà que la finale se jouera sur le sol sud-africain, à l'Ellis Park de Johannesburg (les Lions ayant terminé meilleure équipe de la saison régulière)...

Imaginez-vous : c'est un peu comme si l'Anglais Wayne Barnes officiait lors d'un Saracens - Clermont en finale de Coupe d'Europe à l'Allianz Park. Un peu limite, non ? Impossible chez nous en Europe en tout cas. Au nom de la neutralité. Mais pas du côté de l'hémisphère sud. À 37 ans, Jaco Peyper se retrouve ainsi au centre d'une véritable polémique.

Jaco Peyper

Jaco PeyperIcon Sport

Les Néo-Zélandais attendaient l'Australien Gardner

En Nouvelle-Zélande, et notamment dans les rangs des Crusaders, un arbitre neutre était souhaité. Rien qui me semble anormal ou illogique. L'Australien Angus Gardner par exemple, l'un des tous meilleurs au sifflet cette saison. De nombreux observateurs pensaient qu'il dirigerait cette finale, n'ayant pas été retenu lors des demies. Mais non. Comme en demie justement, c'est bien le Sud-Africain Peyper qui arbitrera à nouveau les Lions.

Et si la polémique a pris de l'ampleur, c'est que l'officiel en question a alimenté la controverse le week-end dernier en infligeant un carton jaune plutôt sévère à l'ouvreur de la franchise néo-zélandaise des Hurricanes Beauden Barrett à un moment-clé de la demi-finale, qui avait alors basculé en faveur des Sud-Africains (44-29). Comment alors ne pas comprendre la volonté des fans ou du staff des Crusaders ?

La joie des Lions face aux Hurricanes - 29 juillet 2017

La joie des Lions face aux Hurricanes - 29 juillet 2017Getty Images

La Sanzaar, elle, ne veut rien entendre. Et a justifié son choix comme étant purement "basé sur le mérite". On confie la finale au meilleur arbitre, point barre : voilà son argument phare. J'ai tout de même du mal à l'entendre... Non pas que j'imagine M. Peyper partial. Mais n'aurait-il pas été plus simple (et surtout plus juste) de nommer un officiel australien, argentin ou japonais ? Ne sont-ils pas au niveau d'une finale de Super Rugby ? Certes, la situation était inversée la saison dernière et les choses sont donc en quelque sorte "rééquilibrées". La Sanzaar n'a évidemment pas manqué de le rappeler : la finale 2016 entre les Lions et les Hurricanes avait été arbitrée par Glen Jackson, Néo-Zélandais. Et les "Canes" l'avait emporté.

La presse sud-africaine contre-attaque

Si le "scandale" est venu de Nouvelle-Zélande, la contre-attaque n'a pas tardé à se mettre en place. Les journalistes sud-africains ont répondu ce mercredi à leurs confrères kiwis. Brenden Nel (supersport.com) par exemple : "Personne de ce côté de l'océan n'a réagi après la nomination de Glen Jackson pour la finale Lions - Hurricanes. Nous avons simplement accepté le fait que la Sanzaar récompense le meilleur arbitre de la compétition".

Christo Buchner (netwerk24.co.za) va lui plus loin : "Les médias néo-zélandais ont déjà leur excuse si les Lions venaient à battre les Crusaders. Cette excuse s'appelle Jaco Peyper". Sur leurs terres, arbitrés par un compatriote et après avoir vaincu les tenants du titre en demie, les Lions sont en tout cas plus proches que jamais d'un premier sacre. L'occasion paraît bien trop belle pour la laisser passer...

Supporters des Lions - 29 juillet 2017

Supporters des Lions - 29 juillet 2017Getty Images

0
0