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Rabah Slimani (Stade français): "J’ai connu un petit passage à vide"

Slimani: "J’ai connu un petit passage à vide"

Mis à jourLe 02/12/2014 à 09:39

Publiéle 02/12/2014 à 09:35

Mis à jourLe 02/12/2014 à 09:39

Publiéle 02/12/2014 à 09:35

Pilier incontournable du Stade français, Rabah Slimani (25 ans, 1,78 m, 114 kg, 10 sélections) semblait s’être installé en équipe de France avant la tournée désastreuse en Australie. Après un début de saison poussif, l’avant parisien compte bien retrouver la tunique tricolore dès le Tournoi des 6 Nations…

Vous avez connu une préparation relativement courte. Votre début de saison a semblé un peu difficile...

Rabah SLIMANI: J’ai repris plus tard avec le groupe mais j’ai repris assez vite la compétition (dès la 1ère journée, le 16 août, NDLR). J’ai connu un petit passage à vide. J’ai eu du mal à revenir en forme mais ça fait quelques matches désormais où je me sens beaucoup mieux. J’espère que ça va continuer. La saison dernière, j’avais bien pu me préparer. J’étais sur une bonne dynamique avec l’enchaînement des matches. Tout se passait bien. Il faut juste que je retrouve ce rythme.

A titre personnel, le bon début de saison du Stade Français vous relance-t-il ?

R.B: Pour la confiance, pour la tête, ça fait toujours du bien de gagner des matches, de repartir sur un bon pied. Mais il faut bien finir l’année 2014 pour valider tous nos efforts. Après, pour moi, je sais que je vais me sentir de mieux en mieux en 2015.

Vous vous êtes fixé un challenge pour cette saison ?

R.S: L’année dernière, tout avait bien commencé avec mes premières sélections en équipe de France et une bonne place au classement du Top 14. Aujourd’hui, à part la sélection, je n’ai pas à me plaindre. Si je continue comme ça, les objectifs personnels viendront en suivant.

" On m'a donné des objectifs"

A un certain moment, vous sembliez être particulièrement surveillé par le corps arbitral. Ça vous a déstabilisé ?

R.S: (il coupe) Non parce qu’on m’a juste dit de faire attention à des attitudes sur les liaisons en mêlée mais on ne m’a jamais trop sifflé pour des gestes d’antijeu ou de tricheries.

Rabah Slimani s'apprête à entrer en mêlée - Ecosse France - 8 mars 2014
Rabah Slimani s'apprête à entrer en mêlée - Ecosse France - 8 mars 2014 - Icon Sport

Vous faites partie des joueurs, à l’instar de Maxime Machenaud et Fulgence Ouedraogo, qui semblent avoir été "puni" à l’issue des tests en Australie…

R.S: Je n’étais pas de la tournée d’automne mais il y a un autre train à prendre en février. Je pense forcément à l’équipe de France. C’est à moi de m’accrocher pour ne pas louper ce train. Je dois me concentrer sur le jeu. J’ai deux mois pour revenir en forme. Après, ce n’est pas à moi de faire des choix.

Concrètement, vous savez ce qu’on vous a reproché ?

R.S: Oui, on en a discuté au téléphone avec Yannick (Bru). Mais je n’ai pas été surpris. C’est bien ce que je pensais. Je dois bosser ce qui n’allait pas. On m’a donné des objectifs. C’est personnel. Par rapport aux matches que j’ai l’habitude de débuter en Top 14, j’ai énormément couru en Australie. Il n’y a pas eu beaucoup d’arrêts de jeu. A chaque fois qu’il y avait des plaquages et des rucks, ça sortait très vite, on n’a donc pas le temps de se reposer. Il faut réfléchir plus vite pour savoir se placer au bon endroit. Mais cette expérience m’a fait murir.

" Il n'y a pas un genre pour les piliers. Ça ne veut rien dire"

On pouvait penser que votre morphotype, comme pour Thomas Domingo, était devenu la référence au poste de pilier… Finalement, on se dirige vers des joueurs plus massifs qui peuvent jouer un rôle d’impact player. Comment voyez-vous l’éclosion d’Uini Atonio (1,97m, 146 kg) ?

R.S: Je ne pense pas qu’il y ait un genre pour les piliers. Ça ne veut rien dire. On peut le voir avec les Australiens. Ils ont des titulaires à ce poste de 1,90m et des remplaçants de 1,70m. Il faut de tout pour faire une équipe. Il faut prendre les joueurs en forme, c’est tout.

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