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RUGBY - Romain Ntamack et Matthieu Jalibert aux portes des Bleus, une précocité exceptionnelle ?

Ntamack et Jalibert aux portes des Bleus, une précocité exceptionnelle ?

Le 29/10/2017 à 10:23Mis à jour Le 29/10/2017 à 11:53

Romain Ntamack et Matthieu Jalibert font partie du groupe des Barbarians français qui défieront les Maori All Blacks, le 10 novembre prochain. Ils intègrent ainsi l'antichambre du XV de France. S'ils portaient rapidement le maillot tricolore, avec une si faible expérience du haut niveau, à quel point serait-ce une rareté ? Historique de cas similaires.

Romain Ntamack et Matthieu Jalibert ont été sélectionnés avec les Barbarians avec très peu de matches professionnels au compteur. La Toulousain ne compte qu'un seul match de Top 14 à son actif, plus deux en Challenge européen. Le Bordelais en compte trois en Top 14, mais un seul comme titulaire, plus deux en Challenge. On verra bien combien ils en compteront le jour hypothétique où ils débuteront chez les Bleus. Battront-ils des records de précocité ? Nous n'oublions pas le cas du talonneur de Bordeaux, Adrien Pelissié, lui aussi sélectionné par Novès (pour le match de Lyon) avec seulement huit matches de haut niveau (Top 14 plus Challenge) mais il a 27 ans et a joué quatre saisons en Pro D2.

Vidéo - Romain Ntamack : un nom à assumer, un héritage à prolonger

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Clerc, Michalak, Gachassin...

Selon nos recherches, l'international le plus précoce est l'ancien pilier de Béziers Jean-Paul Wolff. Il fut sélectionné à vingt ans et un jour en 1980 contre les Springboks après seulement 8 matches en équipe première avec son club, cinq en championnat, deux en challenge Yves Du Manoir et un en bouclier d'automne. Mais d'une époque à l'autre, les comparaisons sont difficiles. En 2002, Vincent Clerc avait débuté chez les Bleus avec seulement six matches d'élite derrière lui, championnat plus Coupe d'Europe, mais il avait fait une saison en Pro D2 avec Grenoble la saison précédente. En 2001, Frédéric Michalak avait joué en équipe nationale avec seulement quinze matches en première avec Toulouse. Idem pour Jean Gachassin, sélectionné en 1961 avec moins de quinze matches dans les jambes.

Le cas Bastareaud

A noter le cas de ceux qui ont été pris sans être dans un club d 'élite. Ce fut le cas de Mathieu Bastareaud, sélectionné en 2007 par Bernard Laporte pour la tournée en Nouvelle-Zélande alors qu'il était en Fédérale 1 (à Massy) mais il avait déclaré forfait. Ce fut aussi le cas du pilier Franck Montanella qui n'avait joué qu'en Pro D2 quand il fut sélectionné lui aussi pour la tournée en Nouvelle-Zélande en 2007 mais cette tournée était très spéciale car les demi-finalistes du championnat n'étaient pas là. Le centre Jacky Bouquet fut aussi dans ce cas en 1954. Il jouait alors en deuxième division, à Bourgoin-Jallieu, quand il avait participé au Tournoi. Jean Colombier fut sélectionné en 1952 alors qu'il était lui aussi en deuxième division à Saint-Junien (mais il avait joué une dizaine de matchs avec Brive en 1948-49).

Mathieu Bastareaud lors de la coupe du Monde de rugby -19 ans, en 2006

Mathieu Bastareaud lors de la coupe du Monde de rugby -19 ans, en 2006AFP

Il ne faut pas confondre ces cas avec ceux des joueurs les plus jeunes sélectionnés. Le record appartient toujours à Claude Dourthe, trois quarts centre, 18 ans et sept jours en 1966. Pour les avants, le record appartient à Paul Tignol, 19 ans et huit mois en 1953.

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