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RUGBY - France / Nouvelle-Zélande - Pas si facile pour les réservistes All Blacks

Pas si facile pour les réservistes All Blacks

Le 14/11/2017 à 23:31Mis à jour Le 15/11/2017 à 17:13

Les Néo-Zélandais sont humains. On l'oublie parfois. Un quart d'heure énorme en début de second acte leur a permis d'éviter une grosse déconvenue... mais ces All Blacks inexpérimentés ont eu chaud mardi soir à Lyon, face aux Bleus, qu'ils ont battus 28-23.

Nous attendions de voir ce que pouvaient donner ces All Blacks "B", ou plutôt "A prime", avec trois titulaires à zéro sélection officielle (Duffie, Goddhue, Perry) et cinq joueurs dans ce cas chez les remplaçants (Aumua, Moli, Hunt, Drummond, Mo'Unga). Nous espérions aussi tordre les cou à l'idée que la Nouvelle-Zélande dispose d'un réservoir de talent inépuisable et les voir éventuellement mis à mal par un concours de circonstances...

A la pause, nous avions l'impression que les All Blacks étaient finalement humains puisqu'ils étaient menés au score avec, il est vrai, un essai français sur interception de 80 mètres (mauvaise passe de Laumape) et une occasion énorme vendangée par Tamanivalu. A vrai dire, cette domination au score, c'était quelque part les Néo-Zélandais qui l'avaient laissée aux Français. Ils avaient leur vitesse habituelle, mais sans doute une légère suffisance au moment de porter l'estocade.

"Les Français se sont bien comportés, notamment en défense et nous manquions sans doute de repères pour faire mieux et aller d'avantage au bout de nos actions. En plus les conditions n'étaient pas si faciles avec ce froid perçant" expliquait Patrick Tuipolotou, le deuxième ligne des Blues, l'un des papas de cette équipe, du haut de ses... 24 ans.

Seta Tamanivalu (Nouvelle-Zélande), face à la France - 14 novembre 2017

Seta Tamanivalu (Nouvelle-Zélande), face à la France - 14 novembre 2017Getty Images

Les spectateurs lyonnais ont cru au scénario miracle mais ils ont déchanté après un quart d'heure d'enfer des réservistes en noir, au retour des vestiaires. Ils ont monopolisé le ballon pour une démonstration finalement impressionnante, récompensée par deux essais de Tipolotou et de Laumape. Un quart d'heure de grand rugby qui leur a permis de prendre le large et de résister à la furia française finale.

" J'ai plaqué un Français sans ballon, je ne l'ai pas fait exprès, mes bras sont partis dans tous les sens. Mais la sanction est justifiée (Jack Goodhue)"

Les Néo-Zélandais gardaient le souvenir de ces quinze minutes de domination totale au moment de synthétiser ce match un peu bâtard dans son approche. "Ce n'était quand même pas si facile pour nous, avec tous ces nouveaux joueurs. Alors, si vous revoyez la totalité de la rencontre, vous vous rendrez compte que nous avons forcé certaines passes, que nous avons fait des erreurs et des maladresses. Mais face à une grosse défense française et des joueurs qui se sont très bien battus devant leur public, ce résultat n'est pas si mauvai, expliquait le jeune centre des Crusaders Jack Goodhue (22 ans). Après, je regrette le carton jaune que j'ai pris. Je ne sais pas ce qui s'est passé. J'ai plaqué un Français sans ballon, je ne l'ai pas fait exprès, mes bras sont partis dans tous les sens. Mais la sanction est justifiée. Je suis heureux qu'elle n'ait pas eu plus de conséquences", expliquait le jeune centre des Crusaders Jack Goodhue.

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