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RUGBY - France / Nouvelle-Zélande - Novès : "Ce soir, j'ai vu une équipe"

Novès : "Ce soir, j'ai vu une équipe"

Le 14/11/2017 à 22:51Mis à jour Le 14/11/2017 à 23:02

Plus souriant que trois jours plus tôt, le sélectionneur Guy Novès reconnaissait la supériorité des All Blacks, vainqueurs 28-23 ce mardi à Lyon face au XV de France. Mais, cette fois, l'investissement de son équipe lui a plu. Et il ne ferme pas totalement la porte aux joueurs qui ont disputé ce match face à la Nouvelle-Zélande, pour celui de samedi contre l'Afrique du Sud.

Qu'est-ce qui l'emporte : la déception d'être passé proche de la victoire, sans réussir, ou la satisfaction d'avoir fait jeu égal ?

Guy Novès : Après un match perdu comme ça, on est déçu. Encore une fois, mon premier sentiment, c'est que les Néo-Zélandais sont un cran au-dessus en terme de qualité technique. En terme de volonté, la France m'est apparue supérieure. Mais avec la fatigue et le relâchement, la qualité technique fait la différence. J'ai tout de même envie de retenir que je viens de travailler ce soir avec des garçons dans un super état d'esprit. J'ai pu sentir qu'ils en voulaient et qu'ils étaient ouverts. Ils vont y arriver.

En quoi ce match va vous servir pour préparer la réception de l'Afrique du sud, samedi ?

G. N. : Je suis très clair sur un point, et je l'ai été directement avec les joueurs : tous ceux qui ont joué ce soir ont marqué des points. Il y aura peut-être des places à récupérer momentanément pour l'Afrique du sud. Peut-être plus sûrement contre le Japon. Parce que je vois aussi une chose : nos garçons sont cuits, ce soir. Ça, on s'en doutait. Quand on était acculé, qu'on a subi, j'ai vu des mecs qui m'ont rendu admiratif de leur engagement. Ils finissent tous avec des poches de glace sur la tête. En face, même des "Blacks B" ont d'immenses qualités physiques. Mes garçons ne se sont jamais enlevés. Pour eux, je me dis qu'il y a surtout l'avenir du XV de France.

" Ils bossent ensemble depuis samedi... c'est court, mais ils ont compensé en s'envoyant"

Ceux du premier test à Paris, absents ce mardi à Lyon, ont-ils aussi des leçons à retenir ?

G. N. : On a tous à apprendre. Ceux qui étaient sur le terrain, ceux qui regardaient, ceux qui commentaient. L'état d'esprit est la base du résultat. Ce soir, j'ai vu une équipe. Des mecs qui ont bossé ensemble depuis samedi après-midi seulement. C'est court mais ils ont compensé en s'envoyant. C'est le chemin à suivre pour l'équipe de France, si elle veut retrouver un peu de soleil. Vues nos lacunes techniques, si nous n'entrons pas avec un tel état d'esprit sur le terrain, nous ne rivaliserons jamais avec les meilleurs.

Un mot sur la performance de Gabriel Lacroix : peut-il postuler immédiatement au-dessus ?

G. N. : Ça, je ne réponds pas. Pas de manière individuelle. Je parle d'une équipe et Gabriel en fait partie. J'ai dit que toute l'équipe avait marqué des points, donc Gabriel aussi. Il a montré qu'à haut niveau, il pouvait rivaliser offensivement. Aussi défensivement. Mais comme tous ceux de ce soir qui ont fait une grosse performance, pourront-ils réitérer avec seulement cinq jours d'intervalle ? Je n'en suis pas sûr. On va trancher la question dans la journée de demain (mercredi, N.D.L.R.).

Jonathan Danty, ballon en main, face aux All Blacks - 14 novembre 2017

Jonathan Danty, ballon en main, face aux All Blacks - 14 novembre 2017Getty Images

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