Icon Sport

All Blacks, Pumas, Pollard, Carter, laser... Les tops et les flops du Four-Nations 2014

Les tops et les flops du Four-Nations

Mis à jourLe 06/10/2014 à 15:48

Publiéle 06/10/2014 à 15:48

Mis à jourLe 06/10/2014 à 15:48

Publiéle 06/10/2014 à 15:48

Article de Clément Mazella

Le sacre des All Blacks, Pollard, le premier succès de l’Argentine, les lasers… retrouvez notre bilan du Four-Nations 2014 au travers des tops et des flops.

Les tops

  • Les All Blacks encore et toujours

Numéro 1 au classement IRB, la Nouvelle-Zélande a encore fait forte impression dans le Four-Nations. C’est bien simple : depuis le passage à quatre équipes dans la compétition, les All Blacks ont toujours fini par soulever le trophée de vainqueur. Qu’il pleuve, vente ou fasse un grand soleil, le jeu des hommes de Steve Hansen est toujours aussi huilé et leur niveau technique bien au-dessus des autres nations. En attaque, ils évoluent sur une autre planète et c’est en toute logique qu’ils possèdent la meilleure attaque de l’édition 2014 (17 essais). A un an du Mondial, ils sont logiquement les favoris pour conserver leur titre planétaire. Certains souligneront toutefois que les All Blacks ont connu leur premier revers en Four-Nations face aux Sud-Africains (27-25 au sein d’une rencontre sans enjeu). Mais difficile d’y voir là un quelconque nuage noir au-dessus de la tête des coéquipiers de Richie McCaw.

  • L’Argentine se dépucèle

Enfin ! Il a fallu attendre le dix-huitième match des Pumas pour assister à leur premier succès dans la compétition (21-17 face à l’Australie). Et sans parti pris, c’est mérité. Les Argentins ont montré de belles choses durant la compétition, notamment sur les fondamentaux avec une mêlée - dans le sillage d’une première ligne Ayerza-Creevy-Herrerra énorme - surpuissante et qui a fait beaucoup de mal aux packs sud-africain et néo-zélandais. A force de se frotter à ce qu’il se fait de mieux, les Pumas engrangent de l’expérience et il ne serait pas étonnant de les voir rivaliser face au XV de France lors des tests de novembre. Cette victoire face à l’Australie peut en tout cas constituer un véritable acte fondateur pour le rugby argentin.

  • Pollard, le diamant

Heyneke Meyer s’est à coup sûr trouvé son nouvel ouvreur. Un jeune gamin de 20 ans, brillant à souhait et dont l’ascension est tout simplement exceptionnelle. En juin dernier, il disputait la Coupe du monde -20 ans, se voyant même décerner le trophée de meilleur joueur du monde. Dans la foulée, le sélectionneur des Springboks le convoquait et mi-août, Pollard se retrouvait à la baguette de l’attaque sud-africaine. Dans le jeu, il a un culot énorme et ses deux essais face aux All Blacks à Johannesbourg ne sont pas passés inaperçus. Pollard a tout pour réussir. Et Meyer doit se frotter les mains de posséder une telle pépite. Bravo aussi à lui de l’avoir lancé dans le bain à seulement 20 ans. Ils ne sont pas nombreux les sélectionneurs à faire de tel pari…

Handrè Pollard, la nouvelle pépite des Springboks
Handrè Pollard, la nouvelle pépite des Springboks - Icon Sport

Les flops

  • Dan Carter

Les All Blacks ont-ils besoin de Dan Carter ? La question peut se poser, surtout quand on voit le réservoir néo-zélandais à l'ouverture avec Cruden, Barrett ou Slade. Le meilleur réalisateur de l’Histoire (1442 points), au repos pendant huit mois après un congé sabbatique, n’a pas disputé une seule seconde de la compétition, blessé à une jambe avant même l’ouverture du Tournoi. Son retour était annoncé pour les deux dernières confrontations : il n’en fut rien. Pendant que les All Blacks avancent et gagnent, Carter n’est pas là et des interrogations surgissent à son sujet. S’il reste un talent incomparable, son absence depuis novembre 2013 en sélection pourrait lui jouer un bien mauvais tour…

  • La défense australienne

Michael Hooper ne peut pas se démener davantage. Défenseur incroyable, le capitaine australien n’a pu que constater avec effroi les faiblesses de la défense de l’Australie. En six rencontres, les Wallabies ont encaissé la bagatelle de 160 points. Un chiffre bien trop conséquent pour une nation qui espérait jouer un rôle majeur dans la compétition, après notamment la victoire des Waratahs dans le dernier Super XV. L’irrégularité de cette sélection est criante et lui empêche de rivaliser pendant 80 minutes. Sa défaite en Argentine constitue un premier signal d’alerte.

Beale et les Australiens ont souffert en défense
Beale et les Australiens ont souffert en défense - Icon Sport
  • Les lasers de Mendoza

L’Australie ne veut pas se trouver une excuse après le revers concédé en Argentine (21-17). Mais staff et joueurs n’ont vraiment pas goûté l’attitude du public argentin de Mendoza qui s’est amusé une bonne partie du match à pointer un laser dans les yeux de Bernard Foley sur ses tentatives de pénalité. Si le canonnier australien n’a pas voulu entrer dans la polémique en expliquant ses ratés par la présence du laser, son sélectionneur, Ewen McKenzie, a fait part de sa colère. "C’est un gros problème et cela n’arrive uniquement que dans certains stades. Nous en avons déjà fait part dans le passé et ce phénomène est en train de ressurgir". On ne peut que condamner l'attitude de ce(s) "pseudo(s)" supporter(s).

0 commentaire
Vous lisez :