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Pro D2 - Peyrelongue (Dax): "Je n'ai aucune animosité envers Biarritz"

Peyrelongue: "Je n'ai aucune animosité envers Biarritz"

Mis à jourLe 24/09/2014 à 16:12

Publiéle 24/09/2014 à 15:57

Mis à jourLe 24/09/2014 à 16:12

Publiéle 24/09/2014 à 15:57

Bayonnais de naissance, Julien Peyrelongue a porté les couleurs du Biarritz Olympique pendant quatorze ans. Après des contacts avancés avec l'US Dax en janvier 2014, il n’obtient pas de bon de sortie et achève sa saison avec le club basque. Il signe néanmoins l'année suivante un contrat de deux avec le club landais en Pro D2, alors que son ancien club, relégué, le rejoint en deuxième division.

Julien, vous avez changé de club mais pas de couleurs (Rouge et blanc), vous n'êtes pas trop dépaysé. Quelles sont vos premières impressions?

Julien Peyrelongue: Pour l'instant cela se passe très bien. C'est un peu bizarre car jusqu'à présent, je n'avais connu que le Biarritz Olympique depuis mes 19 ans. L'US Dax est seulement mon deuxième club professionnel. Ca m'a fait drôle au début mais l'acclimatation et l'intégration avec tous les mecs s'est bien passée. Ce n'est que du bonheur et tout va très bien de ce côté là.

Vous avez toujours connu le Top 14 dans votre carrière, vous découvrez la Pro D2, quel est votre ressenti sur cette compétition?

J.P: Je m'attendais à un championnat difficile, qui grandit d'année en année. Et quand on regarde les résultats depuis le début de l'année, nous constatons que ce championnat est très homogène à l'image du Top 14 depuis deux-trois saisons. En terme de jeu, je suis agréablement surpris car beaucoup d'équipes essaient de mettre en place un gros volume de jeu et de déplacer au maximum le ballon ce qui ne se faisait pas il y a quelques années.

" Le match qui nous fait défaut, c'est la défaite à la maison contre Bourgoin"

Le changement de règle concernant le bonus défensif (perdre de cinq points et moins contre sept points auparavant) vous pénalise énormément car avec la précédente, vous ne seriez pas relégable en ayant 3-4 points de plus...

J.P: C'est vrai que l'on en pâtit un peu. Cette nouvelle règle nous fait un peu mal car tous les matches que nous avons perdus sont avec des écarts au score de sept points et moins. Mais la défaite qui nous fait vraiment défaut, c'est celle à domicile face à Bourgoin. Nous sommes hélas passés un peu tous au travers ce jour là malgré le fait que nous marquons plus d'essais que l'équipe adverse mais au final, nous perdons ce match. Sans parler du nombre de blessés dans l'effectif qui nous fait aussi défaut. Depuis, l'équipe a bien réagi et les points de bonus pris chez les grosses écuries ont davantage d'importance que la saison passée.

En signant à Dax, auriez-vous imaginé être dernier au classement après les cinq premières rencontres?

J.P: Au début, je ne savais pas trop dans quel championnat j'arrivais comme je ne connaissais pas l'équipe. C'est vrai que ce n'est pas facile d'être au fond du classement et pour l'avoir déjà vécu l'année dernière (avec le Biarritz Olympique), je sais de quoi je parle. Aujourd'hui, on n'est qu'au début de saison et nous avons eu un bloc difficile notamment en se déplaçant chez les trois premiers. Je le répète mais le match qui nous fait défaut, c'est la défaite à la maison contre Bourgoin. Mais on va essayer de le rattraper du mieux possible dans les prochaines semaines. Nous avons un deuxième bloc avec deux réceptions et un déplacement à Biarritz et nous n'aurons pas le droit à l'erreur. Il nous faudra prendre le maximum de points sur ces trois rencontres.

" Je n'ai pas quitté Biarritz fâché"

Vous évoquez le match à Biarritz (weekend du 11 octobre, ndlr) et la transition est toute trouvée puisque vous allez y faire votre retour mais dans la peau de l'adversaire. Quels sentiments vont dominer: l'impatience? L'excitation? L'appréhension?

J.P: Un mélange d'impatience et de joie. Cela reste du rugby. J'ai passé quatorze ans à Biarritz et ces années ne sont que bonheur. J'ai rencontré pas mal de joueurs avec qui je suis ami, j'y ai rencontré de très bons entraineurs et surtout j'y ai gagné des titres. La page est tournée puisque je suis parti à Dax mais je n'ai pas quitté le club fâché. C'est avec un grand plaisir que je vais revenir à Aguiléra sans être trop gentil et en espérant faire quelque chose de bien là-bas.

Sans trop rentrer dans les détails mais quitte à partir en Pro D2, pourquoi ne pas avoir fini avec le Biarritz Olympique?

J.P: C'est tout simple. En janvier, Richard (Dourthe) m'a appelé et le club de Dax s'est positionné pour les deux prochaines années. J'ai demandé un rendez-vous aux dirigeants de Biarritz mais comme je n'ai pas eu réellement de réponse du club. J'ai attendu un rendez vous que je n'ai pas eu et à un moment donné, il a fallu prendre une décision donc mon choix s'est porté sur Dax. Cela fait aussi du bien de se mettre en danger et de voir autre chose. Je suis heureux à Dax et je n'ai aucune animosité envers Biarritz.

Julien Peyrelongue - biarritz bayonne - 28 septembre 2013
Julien Peyrelongue - biarritz bayonne - 28 septembre 2013 - Icon Sport

Quel regard portez vous sur le début de saison de votre ancien club de cœur?

J.P: Ils ont eu un premier bloc difficile me semble-t-il comme j'en parlais un peu avec Benoit Baby. Des matchs compliqués que ce soit chez eux ou à l'extérieur mais ils ont finis le bloc en apothéose où ils ont collés cinquante points à Tarbes. Ils avaient besoin d'un match référence et il est arrivé à ce moment là. Après, je regarde ce qu'ils font et quand je pourrais, j'irais les voir jouer au stade Aguiléra mais mon intérêt aujourd'hui, c'est le club de Dax. Je préfère m'occuper de ce qu'il se passe ici car nous avons besoin de victoires et de points.

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