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Pro D2 - Du rififi en coulisses à Narbonne

Du rififi en coulisses à Narbonne

Mis à jourLe 03/02/2015 à 18:50

Publiéle 03/02/2015 à 18:45

Mis à jourLe 03/02/2015 à 18:50

Publiéle 03/02/2015 à 18:45

Article de Julien PUYUELO

La gestion du RCNM fait débat depuis de longs mois et a précipité la tenue d’une réunion vendredi entre la mairie, les propriétaires australiens du club et l’Association qui gère la partie amateur. Dans un souci d’apaisement, Didier Mouly maire de Narbonne, a répondu à nos questions. 

Le réveil en sursaut. C’est souvent ce qui arrive quand vous sentez que l’objet de toutes vos attentions vous file entre les doigts. Mais les Narbonnais, qui savent la tourmente dans laquelle se trouve "leur" Racing, n’ont plus beaucoup de leviers pour agir. Dans "les Narbonnais", il faut inclure les supporters mais aussi les partenaires historiques qui "nourrissent" le club mais regrettent de ne rien obtenir en retour. "Il y a un manque évident de communication entre la SASP* dirigé par Rocky Elsom et les partenaires. Et la situation est identique avec l’Association, qui gère notamment le centre de formation". Un climat tendu qui a donc conduit Didier Mouly à convoquer une réunion dont certains journaux se sont fait échos. Le premier magistrat tient d’ailleurs à rétablir quelques vérités. "Certaines interprétations relayées dans la presse sont exagérées : je n’ai jamais affirmé que les Australiens devaient vendre le club", précise l’édile. "Qu’ils gagnent de l’argent avec une société privée, c’est leur droit le plus strict ! Et puis soyons honnêtes, quand les Australiens ont repris et sauvé le club en 2011, tout le monde était content. L’objet de cette réunion c’était tout simplement de réaffirmer ce que la ville attend des propriétaires du Racing".

L'entraîneur de Narbonne Justin Harrison
L'entraîneur de Narbonne Justin Harrison - Icon Sport

Car la ville de Narbonne concourt à hauteur de 25% dans le budget annuel du Racing. Une somme qui n’autorise aucune ingérence mais qui permet tout de même de donner un avis éclairé… "Je ne m’intéresse pas à l’aspect sportif, je veux simplement que les Narbonnais soient plus impliqués. J’ai demandé à Rocky Elsom d’ouvrir la capital du club à hauteur de 30% pour les partenaires et à hauteur de 5% pour les Socios". L’autre point d’achoppement se situe autour du centre de formation: il est actuellement géré par l’Association mais la SASP fait le forcing pour le prendre sous sa coupe et récupérer les subventions qui vont avec. Impensable répond l’Association pour qui la gestion du Centre de formation reste essentielle: garder les commandes signifie offrir la possibilité aux jeunes du cru, formés par les éducateurs maison d’intégrer le centre et de rêver à l’équipe 1. Si l’Association perdait la main, tout le système de promotion interne s’en trouverait menacé.

Apaiser les tensions

Rocky Elsom et l’actionnaire majoritaire qu’il représente sont donc officiellement informés… "J’attends de lui une réponse sous huitaine", insiste Didier Mouly. "Et j’attends surtout que les propriétaires, les membres du Conseil de surveillance et de l’Association puissent se rencontrer". Sinon ? "Dans un premier temps je cherche à apaiser les tensions et en fin de saison nous prendrons les décisions qui s’imposent". Ainsi le maire et l’association disposent dans leur arsenal de propositions que l’actionnaire principal ne pourra pas refuser… Il y a bien sûr l’argument financier mais pas seulement. Rappelons-nous simplement que c’est l’association et non la SASP qui détient le numéro de licence indispensable à l’engagement d’un club dans un championnat… Et sans ce sésame, point de championnat.   

*SASP : Société anonyme à objet sportif 

Sébastien Rouet (Narbonne) face à Perpignan - Décembre 2014
Sébastien Rouet (Narbonne) face à Perpignan - Décembre 2014 - Icon Sport
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