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Pro D2 - Béziers s'affaire sur tous les fronts

Béziers s'affaire sur tous les fronts

Le 06/01/2016 à 15:45

Tout juste rentrés de vacances, les Biterrois sont déjà sur le pont avec un premier match à jouer en 2016 contre Montauban (jeudi soir à la Méditerranée, 20h45). Le club s'affaire par ailleurs en interne à assurer sa stabilité pour les saisons à venir.

Pas facile! Pas facile de se replonger dans les joutes de la Pro D2 quand on sort des fêtes. A plus fortes raisons lorsque l'on rentre d'une épopée dans les contrées nordiques de la Finlande, comme c'est le cas pour Phoenix Battye, le viking à l'accent australien le plus prononcé de l'Histoire, ou pour certains de ses coéquipiers ayant choisi de rentrer dans leurs pays d'origine à l'occasion de la trêve.

"Nous n'avons reçu le programme que très tard de la part de la LNR, et ça a compliqué les choses pour pas mal de joueurs qui ont dû changer leurs vols. Car comme nous jouons jeudi, le staff a voulu effectuer une journée d'entrainement complète dès dimanche", explique le capitaine.

Bien heureusement, les Rouge et Bleu s'étaient facilité la transition, en venant à bout de Perpignan lors de leur ultime confrontation en 2015, s'assurant à cette occasion de passer les fêtes de fin d'année sur le troisième marche du podium. Une première depuis très, très longtemps. "On s'était quitté sur une bonne note, tout le monde se sentait bien, ça a donc été plus facile de revenir, et la journée de dimanche s'est avérée de qualité", poursuit le deuxième ligne.

Phoenix Battye (Béziers)

Phoenix Battye (Béziers)Icon Sport

Un confort nouveau pour le club, qui peut désormais s'inscrire dans le long terme. L'ASBH a d'ailleurs profité de la coupure pour prolonger de trois ans le contrat de son entraineur en chef, Manny Edmonds, l'architecte du succès biterrois selon Battye: Notre réussite jusqu'à présent n'est pas due au hasard, c'est la coïncidence de multiples facteurs, des pièces mises bout à bout avec soin, et Manny en est le catalyseur.

Sérénité, stabilité et pourquoi pas la première place !

Solide sur le pré, l'ASBH peut désormais envisager l'avenir avec plus de sérénité. D'autant plus qu'une troisième place au classement et la stabilité affichée ne sont pas de trop quand il s'agit de séduire de nouveaux sponsors. L'une des nouvelles batailles qu'il faudra désormais remporter tient à la prolongation de l'effectif héraultais. "Après la prolongation de Manny, je m'attends à ce que le reste du staff emboite le pas. La conservation du noyau du groupe est primordiale", estime l'ancien joueur de la Western Force.

Ainsi que celle de son capitaine et nouveau joueur emblématique! Arrivé sur la pointe des pieds l'an dernier, l'Australien est passé du statut de simple recrue à celui de taulier en l'espace d'un an. Une ascension qui n'est pas passée inaperçue. "J'ai encore un an de contrat après cette saison, mais je dispose d'une clause qui me permettrait de signer pour un club de Top 14. Je suis en contact avec quelques uns, mais pour l'instant rien d'assez concret pour me donner envie de quitter Béziers", admet-il.

Phoenix Battye (Béziers)

Phoenix Battye (Béziers)Icon Sport

Que les supporters de l'ASBH se rassurent, Phoenix Battye a donc encore toute son attention fixée sur la saison en cours. Pour laquelle il nourrit des ambitions toujours plus élevées: "Le secret est de ne jamais être satisfait de la place que vous occupez. Notre objectif est de continuer à pousser pour la deuxième place, voire la première! Il ne faut jamais arrêter de vouloir monter. Jouer une demi-finale à la maison serait de la folie, pour le club et les supporters".

A ce titre, Béziers aura cette semaine une occasion en or. Avec Bayonne (2e) qui reçoit Aurillac (4e) et Perpignan (5e) qui accueille Lyon (1er), les Héraultais pourraient faire le trou avec leur poursuivants, ou revenir sur les équipes de tête. "Montauban est une équipe physique, il faudra donc être à la hauteur et dominer les contacts. Mais le défi majeur reste de conserver notre état d'esprit malgré la coupure et continuer d'appliquer nos systèmes. Ca a marché jusqu'à présent, il n'y a pas de raison de changer", conclut Battye.

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