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Le rugby amateur de l'Aviron bayonnais décidera de la fusion !

Le rugby amateur de l'Aviron bayonnais décidera de la fusion !

Le 12/06/2015 à 13:00Mis à jour Le 12/06/2015 à 13:15

PRO D2 - A chaque jour son épisode concernant la fusion Bayonne-Biarritz. Ce vendredi, le Conseil de surveillance de l'Aviron s'est déclaré favorable lors d'un vote. Pour autant, le dernier mot reviendra au rugby amateur de Bayonne. Et là, c'est loin de faire l'unanimité.

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On commence à y voir un peu plus clair en ce qui concerne la faisabilité d’une union entre Bayonne et Biarritz pour la saison prochaine. Côté Biarritz Olympique, rien n’empêchera le projet de se concrétiser. Du côté bayonnais, les choses ont bien avancé pour les promoteurs de la fusion, mais il reste un "vote décisif" comme l’indique Manuel Mérin, le président bayonnais. Ce vote est celui des cent quatre-vingt-dix membres de l’Association du Rugby Amateur de l’Aviron bayonnais. La structure est propriétaire du numéro d'affiliation à la FFR qui permettra d'activer la fusion auprès de la Fédération française. "S’ils votent contre, le projet ne peux pas aboutir. Si eux sont contre, on part avec l’Aviron bayonnais en Pro D2", précise Manex Meyzenc, le président des Socios Bayonnais. Le verdict tombera donc le vendredi 26 juin date de l’Assemblée Générale du rugby amateur bayonnais dont le président est Jean Paul Champres. Ce dernier comme tous les membres adhérents vont donc vivre quinze jours sous forte pression.

Pour le reste, il semble que le dossier fusion ait "portes ouvertes" auprès des instances dirigeantes du rugby français. "La fédération change même ses statuts aujourd'hui pour permettre la fusion", souriait ce vendredi matin Manex Meyzenc à la sortie du conseil de surveillance de l’Aviron Bayonnais où il s’est opposé à la fusion avec Philippe Neys (huit pour et deux contre, NDLR). "De leur côté tout est en place", a-t-il poursuivi. "Vu comme c’est présenté il n’y a pas de problème, mais je suis toujours sceptique. Il y a des lois pour tout le monde et là on change la façon de prendre les décisions. Par connaissance de certaines personnes de leur côté ça fait avancer les choses plus rapidement".

Manex Meyzenc, président des Socios de l'Aviron

Manex Meyzenc, président des Socios de l'AvironRugbyrama

Neys: "C'est le rugby amateur qui va tout décider"

Le commissaire aux apports travaille depuis quelques jours déjà pour répertorier notamment les actifs des deux SASP de l’Aviron et du BO en vue d’une fusion. Il devrait remettre son rapport dans le courant de la semaine prochaine. Les deux sociétés auront ensuite trente jours pour convoquer leurs Assemblées Générales et procéder au vote "pour ou contre la fusion". "Il est évident qu’en AG de la SASP ça passera avec la société AB Lagunak (en faveur de la fusion) propriétaire de 48% des parts de la société", explique l’opposant bayonnais Philippe Neys. "C’est le rugby amateur qui va tout décider", insiste-t-il.

Avant ce vote décisif de l’amateur, Manuel Mérin s’avance confiant. "Je n’ai pas d’inquiétude. Le rugby amateur de l’Aviron comme celui du BO souhaitent avoir les jeunes au plus haut niveau de compétition et avoir des moyens financiers pour pouvoir jouer dans ces divisions supérieures. On va informer comment est structurée la nouvelle entité et comment seront structurés l’Aviron amateur et le BO amateur. Je n’ai aucun doute sur leurs décisions quand on leur aura tout expliqué". Malgré tout, la tendance actuelle n’est pas aussi claire. Jeudi soir, l’Aviron bayonnais omnisports du président Laurent Irazusta s’est prononcé à l’unanimité contre la fusion. "Ils sont une voix d’actionnaire parmi les 120 que compte la SAPS Aviron bayonnais Rugby Pro", éclaire Philippe Neys. Certes, mais ce vote donne une idée de l’ambiance qui règne au siège commun du club où se croise tout ce beau monde.

Mérin: "Un plan B est prévu"

Le président de l’amateur, Jean-Paul Champres, n’a pas souhaité commenter les derniers événements et se réserve le droit de communiquer dans quinze jours lorsque le vote sera acté. Par le passé, le rugby amateur bayonnais s’est toujours prononcé contre toute idée de fusion avec Biarritz. Tout comme l’était Serge Blanco le président du BO, qui a depuis changé d’avis. Dans le cas d’un refus du rugby amateur bayonnais, Manuel Mérin assure qu’un "plan B est prévu". Il précise cependant que "la situation financière de l’Aviron bayonnais en Pro D2 serait très compliquée". Selon nos informations, le budget de l’Aviron Bayonnais en Pro D2 serait tout de même compris entre 9 et 10 millions d’euros.

Manu Mérin, le président de Bayonne

Manu Mérin, le président de Bayonne

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