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Sébastien Chabal: "Ce n'est pas la peur qui m'a fait arrêter..."

Chabal: "Ce n'est pas la peur qui m'a fait arrêter..."

Par Clément Mazella
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Dernière mise à jour Le 05/05/2014 à 19:29 -
Par Clément Mazella - Le 05/05/2014 à 19:29
Le troisième ligne du Lou, Sébastien Chabal, va mettre fin à sa carrière dimanche par un match à La Rochelle. Une décision qu'il a prise assez tôt. "A partir du Noel, j'avais les idées assez claires", a t-il précisé lors d'une conférence de presse officialisant son arrêt ce lundi. A 36 ans, Sébastien Chabal, 62 sélections chez les Bleus de 2000 à 2011, tire sa révérence sans regret.

On ne sent pas trop d'émotion de votre part dans cette annonce...

Sébastien CHABAL: Parce que j'ai préparé ma fin. Ça fait longtemps qu'à l'intérieur de moi, je sais que c'est terminé. C'est plus facile de choisir d'arrêter que quand on vous l'impose. On a le temps d'y réfléchir. Je ne dis pas que dans les jours ou les semaines qui viennent, ce sera l'euphorie même si j'ai plein de choses à faire. Au retour de la trève (le 12 juin pour les Lyonnais) quand les copains vont rattaquer l'entraînement, il y aura sûrement un pincement et il y aura peut-être ce manque ou ces questions qui vont arriver mais très honnêtement, je suis vraiment heureux aujourd'hui.

Est-ce que vous aviez peur de faire la saison de trop ?

S.C: Non pas du tout. Pas la peur de faire la saison de trop, pas l'envie c'est tout. Ce n'est pas la peur qui m'a fait arrêter (rires) [...] Il n'y a pas eu d'hésitation. J'avais toujours dit que ça serait ma tête et mon corps qui guideraient, qui me feraient continuer ou arrêter. Aujourd'hui ma tête et mon corps me disent d'arrêter. Et j'ai la chance d'arrêter sur un titre.

N'est-ce pas l'idéal et plus facile d'arrêter justement sur un titre ?

S.C: C'est mieux. Si on m'avait dit que ma fin serait sur un titre de champion de France, j'aurai signé tout de suite. Ce n'était pas l'objectif prioritaire, pas forcément ce qui était écrit mais ce challenge que le Lou m'avait proposé englobait ça. On l'a fait, c'est bien, maintenant on peut partir tranquille.

Quelles vont être vos missions désormais ?

S.C: Mon activité principale, ça sera le groupe GL Events (spécialisé dans l'événementiel, actionnaire majoritaire du Lou) et le club. Je vais essayer d'aider, d'accompagner le club à grandir, à s'installer durablement dans l'élite du rugby français. La mission est à définir. Je vais rester aux côtés de mon président (Yann Roubert) et du staff sportif (Tim Lane, Olivier Azam, David Ellis), faire un lien. J'ai envie aussi de descendre un peu chez les jeunes et créer une identité rugby dans ce club du Lou. Je crois que c'est important de miser sur la formation et les jeunes. Même si beaucoup de choses sont déjà mises en place dans ce club, il y a encore énormément de choses à faire. C'est une belle aventure.

" J'ai envie aussi que les jeunes se retrouvent dans ce qu'on leur donne et leur demande. Que quand ils regardent les grands, ils veulent faire pareil"

Ce sont d'autres aventures humaines qui s'offrent donc à vous...

S.C: Oui j'ai eu la chance de rencontrer des gens qui comptent pour moi, j'en rencontrerai sans doute encore beaucoup d'autres. [...] J'ai été privilégié en tant que joueur et j'ai encore l'impression d'être privilégié dans ma vie future. (avec en plus de ses missions chez GL Events et au Lou, sa marque de vêtements Ruckfield, la poursuite de son rôle d'intervant sur RMC, le développement des terrains multisports "Chabal Sport" et le restaurant "Au Champ du coq" à Meyzieu, dans le Rhône, où il est associé avec Lionel Nallet, NRDL).

Qu'est-ce que voulez transmettre aux jeunes du Lou ?

S.C: La combativité, la solidarité, l'abnégation. C'est ce qui fait la force d'une équipe, d'un club. J'ai envie aussi que les jeunes se retrouvent dans ce qu'on leur donne et leur demande. Que quand ils regardent les grands, ils veulent faire pareil.

Il reste un match à disputer à La Rochelle ce week-end. Quel est votre objectif personnel et celui de Lyon ? Dans quel état d'esprit êtes-vous ?

S.C: Je pense qu'on peut trouver un objectif dans chaque circonstance. Je crois que si on gagne avec le bonus offensif, on sera l'équipe qui aura inscrit le plus de points dans une saison régulière (pour l'instant c'est Montauban qui détient le record, en 2005-2006). Donc pourquoi pas se fixer cet objectif ! Ça nous permettrait d'aborder ce match de la meilleure des façons. (A la Rochelle, Sébastien Chabal disputera le dernier match officiel de sa carrière mais on le verra encore sur certaines pelouses notamment à l'occasion du jubilé de Michel Couturas à Bourgoin le 24 mai prochain, son ancien entraîneur au CSBJ, NDLR).

Est-ce que vous pensez que le Lou puisse devenir un modèle ?

S.C: Je pense qu'on ne va pas parler de modèle aujourd'hui. Déjà, on va essayer de s'installer parce que la saison qui arrive en Top 14 va être compliquée, si ce n'est la plus dure. Après, je crois que Lyon peut prendre une place importante dans le paysage du rugby français et c'est qu'on va s'attacher à faire en Top 14.

Sébastien Chabal - lyon tarbes - 26 avril 2014
Sébastien Chabal - lyon tarbes - 26 avril 2014 - Icon Sport