Patrice COLLAZO - Lyon La Rochelle - 22 décembre 2013 - Icon Sport
 
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Finale Pro D2, La Rochelle - Patrice Collazo: "Il faut arrêter de nous voir comme favoris !"


Par Bruno Poussard
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Dernière mise à jour Le 23/05/2014 à 15:27 -
Par Bruno Poussard - Le 23/05/2014 à 15:27
Pour aborder la finale d’accession qui, pour la majorité d’entre eux, sera une première, les Rochelais mettent d’abord en avant leurs deux défaites face au SUALG cette saison, et le classement de la phase régulière du Pro D2. Ils ne se voient pas forcément outsiders pour autant, comme le "50/50" évoqué par Patrice Collazo confirme. Explications.

Ils avaient l’habitude des demi-finales. S’ils n’en avaient pas encore remporté une depuis l’arrivée des nouveaux entraîneurs en 2011, les Rochelais savaient parfaitement comment préparer la rencontre contre Pau. Mais désormais, c’est un monde nouveau qui s’offre aux Maritimes de Patrice Collazo et Fabrice Ribeyrolles. Si certains d’entre eux étaient déjà de la victoire en finale d’accession contre Lyon en 2010, comme Cobus Grobler, Nicolas Djebaïli, Franck Jacob ou Thomas Soucaze, le groupe a beaucoup évolué depuis. Pour autant, pas de grand bouleversement au cours de la semaine, démarrée par deux journées de récupération. "On a très peu modifié nos habitudes, confirme Patrice Collazo. On a toujours essayé d’être cohérent dans notre préparation". Une préparation sérieuse dans la peau d’une équipe qui ne sera pas vraiment favorite face à Agen, tout juste redescendu de Top 14 il y a un an. C’est notamment ce qui ressortait des déclarations rochelaises, dès dimanche dernier, dans les couloirs de Marcel-Deflandre.

Atonio: "On a perdu deux fois contre Agen cette saison"

"Au cours de la saison, on a déjà perdu deux fois contre Agen", soulignait notamment le capitaine Uini Atonio. Si le Stade rochelais s’est imposé face à Agen en match amical le 23 août (24-10), le club maritime a bien été défait à deux reprises par la formation du Lot-et-Garonne pendant cet exercice 2013-2014: à Marcel-Deflandre en novembre dernier (17-25), puis à Armandie au retour (33-18). L’ancien Oyonnaxien Julien Audy en remettait une couche. "Au classement, on finit à égalité de points avec eux, mais ils terminent devant". A froid, l’entraîneur des avants de La Rochelle fait le résumé: "Quand on prend deux fois 30 points contre une équipe, à la maison et chez elle, je crois qu’à un moment il faut arrêter de nous voir comme favoris !" Et Collazo de revenir sur la victoire en match de préparation, l’été dernier. "Nous avions encore du sable dans les baskets, et il n’y avait pas d’enjeu. Les Agenais disent que cette défaite leur a fait du bien, on l’a bien vu avec les résultats suivants !"

Entre une formation "très solide, très réaliste" (Fabrice Ribeyrolles), "très pragmatique" (Kévin Gourdon), "précise, efficace, consistante" (Patrice Collazo), "un gros morceau" (Albain Méron), les qualificatifs ne manquent pas au moment d’évoquer les qualités du SU Agen. Assez pour faire dire à l’impressionnant Atonio que les siens "arrivent en underdog (outsiders, en anglais, NDLR). Et c’est plutôt bien pour aborder ce match !" Dans les faits, au regard de l’ensemble de la saison des Lot-et-Garonnais et des Charentais, le verdict est pourtant plus nuancé. La belle performance des Rochelais – dont le groupe est "plus mûr" que les années passées pour Kévin Gourdon - contre la Section paloise le confirme. "Je ne sais pas si on est outsider, mais ce serait prétentieux de dire qu’on est favori", résume le troisième-ligne. "Une finale, c’est du 50/50", continue Patrice Collazo.

Collazo: "Avec Agen, nous nous sommes talonnés toute l’année"

Le Varois s’explique: "Au cours d’une saison post-descente toujours difficile, Agen fait une très grosse performance en terminant deuxième. Ils ont très bien démarré l’année et ont été très cohérents. Mais nous aussi. Nous nous sommes talonnés toute l’année". A voir la régularité des deux équipes cette saison, cette finale pouvait être attendue. Mais pas au sein du groupe de l’Atlantique stade rochelais, affirme Collazo. "On ne savait pas l’ordre des demi-finales, on a dû batailler jusqu’au bout et on a eu zéro moment de relâche. On ne s’est jamais projeté". "On n’y pensait pas, mais on avait dans un tout petit coin de notre tête l’espérance de les rejouer comme ils nous ont battu deux fois", nuance Gourdon, "sans faire injure à Narbonne et Pau".

Dans les confrontations avec Agen, si la défaite à domicile a mis "un gros coup sur la tête" aux Rochelais dixit Gourdon, celle du retour paraît un peu différente. Dans le XV de départ maritime à Armandie, une semaine après une démonstration face à Narbonne (48-17), la première-ligne avait été modifiée, ainsi que le second centre et le demi d’ouverture changés. S’agissait-il d’un petit bluff du staff de l’ASR en vue de cette potentielle finale ? Ne le dites pas trop fort devant le coach des avants. "On a présenté la meilleure équipe du moment. On voulait faire un résultat comme à chaque fois". Et Collazo de justifier par les blessures: "La gestion de l’instant prime. Lafoy a été absent quatre semaine, Atonio était aussi touché, comme Fortassin ou encore Lagarde, au mollet, ce qui, pour lui, s’est d’ailleurs confirmé plus tard". Pas question donc, côté charentais, de manœuvrer pour refiler la pression à leurs adversaires. "On sait que ça ne marche plus ça, coupe l’entraîneur. On essaye surtout préparer cette quatrième rencontre sans faire les mêmes erreurs".

Albert Vulivuli - La Rochelle Lyon - 22 décembre 2013
Albert Vulivuli - La Rochelle Lyon - 22 décembre 2013 - Icon Sport