Pro D2

Pro D2: Aurillac au pied du mur

Avec une seule victoire lors des sept derniers matchs, le Stade aurillacois a quelque peu perdu ses certitudes de première partie de saison. Thierry Peuchlestrade, l’entraîneur cantalou, sait que le chemin des demi-finales sera très long mais veut croire à l’exploit, en commençant ce samedi, face à Pau à la maison.

 
Aurillac au pied du mur - Rugby - Pro D2Icon Sport
 

Aurillac vient de traverser une véritable série noire qui les a vu passer de la quatrième à la septième place en sept matchs. Il y a tout de même deux explications plausibles à ces résultats en baisse. La première est que l’équipe du Cantal s’est beaucoup déplacée ces derniers temps, avec cinq matchs à l'extérieur pour seulement deux réceptions. La seconde est amenée par Thierry Peuchlestrade, sur le site de la LNR: "L’une des raisons, je ne sais pas si c’est déterminant, mais en tout cas cela a compté, c’est les blessures. Alors nous n’allons pas nous cacher derrière cela, mais il est vrai que la saison étant aussi longue et compliquée, les blessures sont très difficiles à gérer pour des clubs à petit budget comme Aurillac. Après, il est clair que l’élément déclencheur a été la défaite à Brive. On peut gagner le match, mais on le perd dans les dernières minutes, et après, les blessures aidant, il y a eu une sorte de décompression et on enchaine les mauvais résultats. Il y a certes une belle bouffée d’air avec notre victoire sur Oyonnax (Ndlr: 23-22), mais qui au final ne sert pas à grand-chose, car on reprend la marée à Lyon (Ndlr: 33-6)."

Une situation connue à Aurillac

Mais le fait de s’écrouler au milieu du championnat n’est pas nouveau pour Aurillac, qui connait ce phénomène depuis quelques années, même si cette saison, c’est arrivé plus tard que prévu. "Après les fêtes de Noël, nous avons enchaîné les bons résultats et réalisé un bon mois de janvier, période où les années précédentes, nous sombrions. Nous n’avons donc pas subi ce traditionnel passage à vide hivernal. Nous avons du mal à entretenir la confiance que nous avons pu acquérir précédemment. C’est un tout, bien sûr que l’enchaînement des blessures met un coup au moral, mais l’enchaînement de mauvais résultats également. Tout est lié", estime le technicien.

Pourtant tout pourrait repartir si Aurillac, qui va recevoir deux fois d’affilée à domicile (Pau et Carcassonne), venait à gagner ces confrontations. Les coéquipiers de Maxime Petitjean pourraient complètement se relancer dans la course aux demi-finales et mettre la pression sur les équipes qui les devancent, à savoir Lyon et Tarbes. "Nous nous devons de remporter ces deux matches, pour retrouver le goût de la victoire, la confiance, et nous relancer dans la course à la qualification. Ca peut se jouer à rien, un déclic et tout peut repartir. Si nous gagnons ces rencontres, nous ne serons pas pour autant qualifiés, mais cela nous permettra au moins d’y croire encore. Nous avons encore un mois pour tout donner et nous qualifier, tout le monde y croit et est prêt à faire ce qu’il faut pour y parvenir", confirme Thierry Peuchlestrade.

"Nous savons ce que la Section viendra chercher à Aurillac"

En face, la Section paloise sera dans l’obligation d’effacer la déconvenue subite à Massy, qui a mis leur troisième place, synonyme de demi-finale à domicile, à portée des concurrents. L’entraîneur aurillacois analyse: "C’est une équipe qui vise une demi-finale à domicile, alors nous savons pertinemment ce qu’elle viendra chercher à Aurillac. Nous savons que ce sera très compliqué, mais comme je le disais, il reste un mois de compétition, trois réceptions et deux déplacements. L’objectif est de remporter tous les matches à domicile, à commencer par Pau, et de prendre le plus de points à l’extérieur. Il serait vraiment dommage de passer à côté de la qualification après huit mois de souffrance et de travail."

Sur le match en lui-même, Thierry Peuchlestrade sait qu’il faudra sortir une partie de la même teneur que celle produite contre Oyonnax. "Pau est un très gros morceau qui joue les phases finales depuis plusieurs saisons. Nous savons que ce sera délicat, mais encore une fois, il y a cette carotte de la qualification au bout, à nous d’aller la chercher, personne ne le fera pour nous."

Pour lire l'intégralité de l'interview, c'est ici.

 - Midi Olympique
 
 
 
À ne pas manquer
  • Abonnement

    Gérez votre abonnement ou abonnez-vous à Midi Olympique, le journal du rugby : voir toutes nos offres…

  • La chronique de Pierre Villepreux

    Ancien international français, il a également été entraîneur du XV de France et reste encore aujourd'hui un des personnages phare du rugby Français.

  • Toutes nos vidéos

    Retrouvez toutes nos vidéos de rugby…

Suivre Eurosport.com
 
Sur Facebook
 
Sur Twitter
 
Sur Mobile
iPhone | Android |