Romain Sola - Brive Aurillac - 10 fevrier 2013 - Icon Sport
 
Pro D2

Pro D2 - 29e journée - Brive-La Rochelle (31-10) - Brive à toute vitesse

Brive à toute vitesse

Par Midi Olympique
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 27/04/2013 à 23:17 -
Par Midi Olympique - Le 27/04/2013 à 23:17
Brive n'a pas tremblé face à La Rochelle et s'est imposé aisément (31-10), grâce notamment à une entame tonitruante. Le CABCL passe à la deuxième place.
 

L’enjeu de ce choc du Pro D2 entre Brive et La Rochelle était simple: la deuxième place du championnat. Éventuellement amenées à se recroiser en phases finales, les deux formations ne pouvaient toutefois pas se permettre de galvauder ce rendez-vous, dans la mesure où il leur restait également une demi-finale à la maison à valider. Pourtant, à l’issue de la rencontre, force est de constater que les Limousins ont réalisé une véritable démonstration de force en deux actes.

Le retard à l’allumage n’était pas de rigueur en Corrèze, car, dès la deuxième minute, la défense rochelaise prenait l’eau et l’ouvreur cabiste Romain Sola ouvrait la marque (2e). Le ton était alors donnait et le CABCL se montrait en tout point supérieur à son adversaire du soir. Qu’il s’agisse de l’engagement, de la conquête ou encore de la discipline, aucun secteur de jeu n’était à l’avantage des hommes de Fabrice Ribeyrolles, en témoigne le carton jaune infligé à Goujon (7e). Privée de ballon, La Rochelle ne pouvait que constater la supériorité des Limousins, et notamment de leur troisième ligne emmenée par Hauman et Luafutu. Ce dernier, intenable, transperçait sur plus de 60 mètres avant d’être repris à cinq mètres de la ligne. Les Brivistes éjectaient le ballon et Mignardi s’en allait inscrire le deuxième essai. Après dix minutes, les Rochelais accusaient un retard de 17 points qui paraissait déjà insurmontable. La fin du premier acte ne fut qu’une suite logique du début de partie, un véritable récital offensif cabiste agrémenté par l’efficacité au pied de Julien Caminati. Le score à la pause était sans appel 23-3 et les illusions rochelaises en avaient pris un sacré coup.

Après l’attaque, la défense !

En quarante minutes les Brivistes venaient de prouver toute l’étendue de leur talent offensif. Il ne leur restait donc qu'à démontrer qu’ils savaient également défendre et ils l’ont fait de manière magistrale lors du second acte. Durant presque vingt minutes, La Rochelle venait se casser les dents sur une défense parfaitement en place. Jouant à la main toutes les pénalités qui leur étaient laissées, les coéquipiers de Benjamin Ferrou s’épuisaient face à une muraille aux reflets zebrés. Il fallait attendre que le CABCL soit réduit à 14 après l’exclusion temporaire de Luafutu pour que les Rochelais franchissent enfin le premier rideau corrézien par l’intermédiaire de Julien Berger, lequel libérait pour le revenant Murimurivalu qui allait réduire la marque (31e).

Comme vexé par cet affront, Julien Caminati prenait dans la foulée le taureau par les cornes, évitait le premier plaquage et raffûtait le colosse Atonio pour définitivement cuire les carottes (76e). 31-10, la messe était dite et le message était fort. Brive empochait sa neuvième victoire sur les dix derniers matches s’affirmant peut-être ainsi comme le principal favori à la remontée parmi l’élite. Côté rochelais, on dégustait sans doute dans les vestiaires une amère soupe à la grimace car, si d’aventure, Pau venait à battre Lyon dimanche, il se pourrait bien que les phases finales ne passent pas par Marcel-Deflandre cette saison.

 
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