Joie Oyonnax - 27.04.2013 - Oyonnax Beziers - Icon Sport
 
Pro D2

Bilan Pro D2: Oyonnax, l’échappée belle

Bilan: Oyonnax, l’échappée belle

Par Midi Olympique
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 13/06/2013 à 16:03 -
Par Midi Olympique - Le 13/06/2013 à 16:03
Irrésistible, l’US Oyonnax a littéralement marché sur le championnat de Pro D2. Premier à la quatrième journée, il n'a, ensuite, plus jamais été rattrapé.
 

TOUR D'HORIZON

Auteurs d’une saison décevante l’année dernière, au terme de laquelle ils terminèrent à une triste huitième place, les Oyonnaxiens ont sonné la révolte, et enfin obtenu ce pour quoi ils ont tant travaillé : la promotion dans l’élite du rugby français. Irrésistibles du début à la fin du championnat, les joueurs du Haut-Bugey ont survolé le championnat. La recette de Christophe Urios fut simple : s’appuyer sur la frustration des uns et des autres. Celle des cadres, accumulée pendant toutes ces saisons, et celle des recrues, négligées dans leurs anciens clubs. Une recette explosive, et diablement efficace.

LE TOP : La série de 13 victoires

Treize victoires consécutives... un chiffre impressionnant, qui donne une idée de la domination oyonnaxienne sur la saison de Pro D2. Cette série débuta à la septième journée, lors de la réception de Dax, et s’acheva à la vingtième journée, sur la pelouse de Colomiers. Pendant cette période, l’USO s’est imposé contre tous ses concurrents directs : La Rochelle, Brive, Aurillac, Pau... un rythme effréné qu’aucune autre formation n’a pu soutenir.

LE FLOP : La défense

Le manager Christophe Urios n’a eu de cesse de le répéter tout au long de la saison : il voulait que son équipe termine la saison réglière avec la meilleure défense du Pro D2. Manqué. Avec 536 points, l’USO se classe à la troisième place, derrière Brive (532 points) et la Section paloise (519). L’objectif aurait toutefois pu être atteint si les Oyonnaxiens n’avaient pas encaissé 73 points (!) lors de la dernière journée, sur la pelouse de la Section paloise. Les hommes du Haut-Bugey auraient pu faire carton plein, eux qui avaient déjà la meilleure attaque du championnat (877 points).

Other Agency

LE JOUEUR : Benjamin Urdapilleta

Urdapilleta, c’est l’archétype de l’ouvreur complet : demi particulièrement racé, aimant jouer près de la ligne d’attaque pour exploiter sa densité physique qui, si souvent, lui permet de franchir la ligne (six essais), il est aussi doté d’un excellent jeu au pied, qui lui permet de tenir ses ennemis à distance. Enfin, c’est un buteur précis, qui a inscrit 232 points pour l’USO.

LA REVELATION : Antoine Tichit

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Petit à petit, Antoine Tichit fait son nid. Peu utilisé la saison dernière, (12 matchs, 4 titularisations), ce gaucher a vu son temps de jeu nettement augmenter : vingt-trois matchs, et quinze titularisations. Plus qu’honorable, pour un pilier qui vient tout juste de fêter ses vingt-trois printemps. Et pour couronner le tout, il a même rehaussé son bilan d’un essai. Il a pris la mesure du Pro D2, prendra t-il celle du Top 14 ? Réponse l’année prochaine.

L’AVENIR...

Il est au beau fixe. Pourquoi ? Parce que l’USO a eu le temps d’anticiper la montée, et de se préparer en conséquence : budget, stade, recrutement, les dirigeants haut-bugistes ont bénéficié d’un temps d’avance qui pourrait être décisif. Et Christophe Urios semble conserver sa méthode basée sur le recrutement des revanchards, en s’attirant les services de Fabien Cibray (Lyon), Silvère Tian, Jeff Coux, Damien Lagrange, Conrad Barnard (Agen) et Guillaume Boussès (Racing).

LES CHIFFRES CLES

Classement général : 1er

Classement attaque : 1er, 877 points

Classement défense : 3e, 536 points

Meilleur réalisateur : Urdapilleta (232 points)

Meilleur marqueur : Denos (17 essais)

 
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