Andre Hough - 18.09.2011 - Pau - Icon Sport
 
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Pro D2

Pour qui le derby des Pyrénées ?

Pour qui le derby des Pyrénées ?

Par Rugbyrama
Dernière mise à jour Le 30/09/2011 à 18:05 -
Par Rugbyrama - Le 30/09/2011 à 18:05
A qui profite le derby des Pyrénées ? Grenoble sera t-il en pôle position ? Auch réussit-il à Henry Broncan depuis son départ ? Quel visage pour Carcassonne face à La Rochelle ?...Retrouvez en questions tous les enjeux de la cinquième journée de Pro D2 jouée ce week-end.

A qui profite le derby des Pyrénées ?

Depuis la descente en Pro D2 de la Section Paloise à l'issue de la saison 2005-2006, les derbys sont ultra serrés. Au cours de la saison suivante Tarbes s'est imposé à deux reprises, 9-5 à Maurice-Trélut et 34-31 au Stade du Hameau. Les Béarnais prenaient leur revanche l'année suivante en s'imposant au match aller 8-3 à l'extérieur et 19-7 à domicile. A partir du 20 décembre 2008 jusqu'au 16 octobre 2010 les « meilleurs ennemis »enchaîneront une série incroyable de cinq matches soldés seulement par un point d'écart. Durant la saison 2008-2009 chacun s'impose à domicile (23-22 pour Tarbes et 12-11 pour Pau). Il faut attendre la saison 2009-2010 pour voir les Bigourdans céder un bout de Pyrénées aux Béarnais en concédant deux défaites (22-23 à la maison et 16-15 à l'extérieur). La saison 2010-2011 voit les deux clubs décrocher une victoire chacun à l'extérieur. Pau s'impose à Tarbes 22-21 et Tarbes se venge 27-24 au Pays d'Henri IV. Pau mène donc 6 à 4 dans les face à face depuis 2006. De plus Maurice-Trélut plaît beaucoup aux Béarnais qui s'y sont imposés à trois reprises.

L'Isère sera t-elle en pôle position ?

Depuis le début de la saison les deux clubs Isérois enchaînent les bons résultats. Après s'être fait surprendre lors de la première journée à l'extérieur par des Aurillacois audacieux en concédant le nul, les Grenoblois ont rectifié le tir par deux victoires à domicile face à Carcassonne (17-12) et au Stade montois (22-16). Freinés par une équipe d'Albi saisissante de réalisme (19-18), les hommes de Sylvain Begon n'ont pas démérité en développant un rugby de mouvement avec beaucoup de volume mais trop imprécis. Prometteur cependant pour la suite. La venue de Périgueux est une occasion rêvée pour confirmer. De son côté Bourgoin impressionne. Démarrant en trombes avec une victoire à Carcassonne (18-25), les Berjalliens ont pris un coup de massue en s'inclinant à Pierre-Rajon (21-26). Depuis, les hommes de Jean-François Beltran ne connaissent plus la défaite. Deux victoires supplémentaires face à Périgueux et contre Aurillac ont définitivement convaincu les observateurs que Bourgoin pouvait prétendre à la montée en Pro D2.

Auch réussit-il à Henry Broncan depuis son départ ?

Le Sorcier gersois a d'abord rejoint Agen, puis maintenant Albi, avec un certain succès dans les rencontres face à son ancien club. Avec Agen et son duo Lanta-Deylaud aux manettes, Henry Broncan a toujours gagné face au FCAG lors des saisons 2008-2009 et 2009-2010. Avec les Tarnais, le bilan n'est pas aussi élogieux, même si cela ne se joue à rien. Avec un match nul le 4 décembre dernier (32-32) et une défaite d'un point le 16 avril de cette année (21-22), l'on peut dire que dans ses confrontations directes, le Gersois de souche possède un léger avantage psychologique. A ses joueurs de le confirmer, et surtout de poursuivre la bonne série de résultats, puisque le SCA reste sur deux victoires consécutives.

Quel visage pour Carcassonne face à La Rochelle ?

Celui des deux premières journées, ou plutôt celui des deux dernières ? Christian Labit ne s’émouvait pas outre mesure des deux premières défaites des siens en autant de journées. Et il avait bien raison ! Puisque après avoir perdu face à Bourgoin (18-25), puis Grenoble (12-17), ses joueurs ont redressé la barre face à Auch (22-18) et dans les Hautes-Pyrénées face à Tarbes (25-16). Si cette question est aussi primordiale, c'est surtout pour les Charentais en mal de points qui sont déjà dans l'obligation de l'emporter pour leur seconde réception. Christian Labit et ses Audois se verraient bien asséner un coup de poignard à des Rochellais déjà au bord de la crise.