Damien CLER - 15.11.2008 - Mont de Marsan - Icon Sport
 
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Pro D2

Cler : "Personne ne nous fait peur !"

Cler : "Personne ne nous fait peur !"

Par Rugbyrama
Dernière mise à jour Le 13/05/2011 à 15:02 -
Par Rugbyrama - Le 13/05/2011 à 15:02
L'ailier du Stade montois, Damien Cler, 27 ans, a offert deux essais au public landais pour son dernier match à Guy-Boniface. Il disputera la demi-finale de Pro D2 à Albi ce samedi. Et espère bien permettre à sa formation de monter en Top 14 malgré son départ pour La Rochelle. Entretien.

Vous avez disputé votre dernier match au stade Guy Boniface après sept saisons à Mont-de-Marsan, quel est votre sentiment ?

Damien CLER : Je n'ai connu le rugby professionnel qu'à Mont-de-Marsan, alors ça fait un peu mal au cœur. C'est une ville rugby. Tout tourne autour du Stade montois. J'ai quelques regrets forcément. C'est un bon club et j'ai des amis ici. C'est un club pro qui a gardé des valeurs du début du rugby pro. A Mont-de-Marsan on joue un rugby famille. Avec des sentiments. Je suis arrivé ici à 20 ans, j'étais un petit minot. Alors pour le moment, ça me fait plus peur qu'autre chose. Mais voilà, si je voulais un autre challenge, c'était maintenant et pas après.

Vous avez mis deux essais face à Oyonnax. Un beau départ ?

D.C.: Je voyais tous les joueurs qui partent, comme Alban Genthieu ou Timoci Matanavou, marquer leur essai. Je me disais "je ne vais jamais le faire". Et puis j'en ai mis deux. Mais c'est avant tout une victoire collective. Ces deux essais sont le fruit du travail de l'équipe. C'était un match de gala ! Une vraie fête. Avec les bandas, le soleil... Tout le monde était content.

Après cette belle après-midi, la saison est pourtant loin d'être terminée.

D.C.: Nous allons disputer une demi-finale, c'est encore une super journée en perspective. Nous ne comptons pas nous arrêter là. Les joueurs d'Oyonnax sont venus sans leurs armes. La demie à Albi sera très difficile. Mais personne ne nous fait peur !

L'objectif est donc de monter en Top 14 ?

D.C.: Oui, mais nous restons les petits poucets. Si nous n'y arrivons pas, ce n'est pas grave par rapport à Grenoble, Bordeaux... C'est eux qui auront la pression. Albi est une belle équipe. Nous ne ressentons pas de fatigue et sommes tous opérationnels. Nous allons tout faire pour aller jusqu'au bout. Si je peux partir en offrant la montée à Mont-de-Marsan ce serait l'aboutissement d'une bonne saison entre copains.

Ce serait une situation particulière pour vous de laisser Mont-de-Marsan monter en rejoignant un club en Pro D2 ?

D.C.: J'ai fait un choix. Je savais que les Rochelais pouvaient descendre. Je n'ai aucune réticence à rejoindre ce club. J'ai aussi envie que Mont-de-Marsan monte. Si c'est le cas, c'était écrit : je ne devais pas retrouver le Top 14... (rires). C'est la vie.

Aucun regret ?

D.C.: Non ! La Rochelle, c'est un bon club. Un gros club ! J'avais signé quand l'équipe était encore en Top 14, j'aurais préféré qu'elle y soit encore. Mais c'est comme ça. Le président Merling a montré ses convictions : remonter directement. C'est un beau défi à relever. Je ne vais pas commencer à cracher dans la soupe.

David Darricarrère vous a fait venir. Il ne sera plus Rochelais l'an prochain. C'est une déception ?

D.C.: Un peu... Disons que ça fait bizarre. On a joué dix ans ensemble à Mont-de-Marsan. Mais bon je ne l'ai pas mal vécu non plus. Il y aura de nouveaux entraîneurs à La Rochelle. Les cartes ne sont pas encore distribuées. Je vais devoir montrer le meilleur de moi-même.