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Pro D2

Bérot : "Personne ne peut avoir de certitudes"

Bérot : "Personne ne peut avoir de certitudes"

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 12/07/2011 à 18:23 -
Par Rugbyrama - Le 12/07/2011 à 18:23
Les Tarbais se sont remis au travail lundi dernier en attaquant par une semaine de préparation physique intensive. Avant de retrouver le ballon lundi prochain, l'entraîneur bigourdan Philippe Bérot fait le point, toujours un peu amer après la fin de saison en queue de poisson du TPR.

Tarbes a repris la direction de l'entraînement lundi dernier, comment se passe la reprise ?

Philippe BEROT: Nous avions fait le choix de faire trois semaines de préparation fin mai plutôt que de lâcher les joueurs et de reprendre plus tôt. C'est un choix qui permet de tirer moins longtemps sur les organismes. Sinon, la reprise de lundi s'est effectuée en douceur. Nous disposons de tout l'effectif à l'exception de trois joueurs. Goneva est encore retenu avec les Fidjiens et nous devrions savoir d'ici peu s'il participera à la Coupe du monde tandis qu'il faut observer les quatre semaines de vacances pour Adamou (Cameroun) et Sirbé (Roumanie). Comme à notre habitude, nous avons intégré des jeunes ce qui fait qu'il y a une trentaine de joueurs sur le pont. Il y a eu la présentation des nouveaux et le travail sur la première semaine est consacré à l'état physique des troupes avec une séance quotidienne de quatre heures le matin. Cela nous permet de faire un point et de partir sur une base de travail. La grande majorité de l'effectif a été conservée, les bases sont en place. Cela va nous permettre d'intégrer rapidement les nouveaux. Cela passera aussi par le terrain et le début des matchs amicaux le 5 août contre Albi. Toutefois, la préparation est tronquée par la sortie tardive du calendrier et ne peut donc être optimisée.

Vous n'avez pas de stage de prévu, pourquoi ?

P.B: Nous avons la chance d'avoir les Pyrénées à proximité donc nous sommes des privilégiés. Après, des voyages organisés, nous en faisons toute l'année en se déplaçant en bus. Une sortie en montagne n'est toutefois pas à exclure tout comme un stage dans un camp militaire.

La fin de saison dernière où vous avez approché la qualification est-elle digérée ?

P.B: Nous sommes un peu frustrés car nous étions sixièmes à huit journées de la fin. La fin de saison n'est pas bonne et c'est dommage de terminer ainsi. Cela ne confirme pas les efforts fournis jusqu'à ce moment-là et le bon parcours. Nous perdons contre Oyonnax chez nous alors que nous ne devons jamais perdre ce match si nous convertissons nos occasions face à une équipe de qualité. C'est une petite contreperformance qui nous fait mal. Derrière, les joueurs se sont peut-être inconsciemment démobilisés en voyant que la qualification nous fuyait.

On suppose que vous allez en tirer les leçons...

P.B: Il faut grandir de cette expérience avec un groupe qui continue de se construire et auquel on essaye d'apporter de la valeur. Après, toutes les saisons sont différentes mais il faut rester ambitieux. Aujourd'hui, tout le monde en Pro D2 a les mêmes objectifs, à savoir être le mieux classé possible. Quand on voit un parcours comme Carcassonne l'an dernier, l'on se dit que Béziers et Périgueux peuvent en faire de même pour la saison à venir. Je ne peux pas dire que nous ferons une bonne saison mais nous mettrons tout en œuvre pour qu'elle le soit. Personne ne peut avoir de certitudes, le Pro D2 étant devenu de plus en plus homogène. Si quelqu'un a une boule de cristal, il faut qu'il la fasse tourner. La saison va être longue, il faudra jouer match après match en se concentrant sur notre parcours. Les matchs ne se gagnent qu'à quelques points.