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Pro D2

Mohr : "Pas de frustration"


Par Rugbyrama
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Par Rugbyrama - Le 08/08/2009 à 14:52
Mohr : "Pas de frustration"Le Stade rochelais sort d'une belle saison mais entâchée par une défaite en demi-finale du Pro D2, en partie à cause d'une clause du réglement. Pourtant, du côté de la Rochelle, on se refuse à toute forme d'amertume. Explications avec Robert Mohr, deuxième ligne et capitaine de cette équipe.

Que pensez-vous de votre prestation face à Glasgow en match amical (défaite 20-11) ?

Robert Mohr : Cela fait maintenant quatre ou cinq semaines que nous avons repris et ça se passe très bien. Comme toutes les équipes nous avons fait beaucoup de physique, mais nous avons aussi axé le travail sur la technique pour nous adapter au changement de règles. Le match contre Glasgow était très engagé physiquement, et nous sommes assez satisfaits car on a vu qu'on peut tenir face à des équipes d'un rang supérieur au nôtre. Autant en ce qui concerne l'endurance qu'au niveau des impacts,on a tenu le choc, la défaite est anecdotique. On est dans nos objectifs.

Le groupe a t-il digéré la défaite face à Albi en demi-finale du championnat (15-15, Albi s'impose à la différence de pénalités) ? Est-ce oublié ?

R.M : Non ce n'est pas oublié. On a fait match nul à Albi, personne n'aurait cru ça, c'est quelque chose! Ça veut dire qu'on peut voyager et être performant à l'extérieur. Mais, ce n'est pas un traumatisme, bien au contraire, on passe à côté pour une histoire de règlement. Ce sont les aléas du sport, mais ça nous donne confiance en l'avenir.

Vous n'avez pas vécu ça comme une injustice ?

R.M : Non, absolument pas! On ne peut pas parler d'injustice alors que nous étions au courant du règlement avant le match. L'arbitre nous en a informé dans le vestiaire. Il y a des règles, c'est du sport et il faut bien déterminer un vainqueur et un vaincu.

Vous êtes systématiquement dans le haut du classement. Que vous manque t-il pour être champion de Pro D2 ?

R.M : Peut-être un peu plus de régularité. On réalise des grands matchs contre les grosses écuries. A l'extérieur contre les six premiers du classement, on fait souvent des coups et on rentre au moins avec le bonus. En revanche, face aux équipes de milieu de tableau, on doit être plus performant et trouver plus de confiance.

N'est-ce pas un peu frustrant tout de même ?

R.M : Si on s'en tient aux résultats sportifs, on pourrait le croire mais ce n'est pas le cas. Chez les joueurs, il n'y a pas de frustration. Tout simplement parce que le club ne cesse d'évoluer année après année, ainsi que l'équipe. Finalement c'est positif. Ça bouge beaucoup autour du club, et cette agitation est directement liée à nos bons résultats, et pour nous c'est une récompense.

Pensez-vous que le Pro D2 sera plus homogène cette saison, maintenant qu'il est débarrassé de ses ogres ?

R.M : Oui, c'est certain. Ce sera à coup sur un championnat très serré avec beaucoup de suspense. C'est super, c'est excitant. Même avec les promus, il n'y a jamais de gros écarts, donc le danger existe à tous les étages. Tout peut arriver, et c'est très agréable.

Est- ce que vous vous dites que cette année sera la vôtre ?

R.M : En tant que joueur, on se préoccupe de la stratégie offensive, défensive, bref de ce qui se passe sur le terrain. Pour le reste, ce n'est pas mon rôle de faire des prévisions ou d'afficher des objectifs. Surtout que ça ne nous réussit pas de faire des plans. Chaque fois que l'on a voulu le faire, on s'est planté.

Comment vivez-vous votre rôle de capitaine ? Êtes-vous très présent dans le vestiaire ?

R.M : Je suis capitaine sur le papier, mais les tâches sont réparties. Nous sommes six ou sept anciens du club - c'est personnellement ma huitième saison ici- à mener le groupe. Chacun à son rôle, il n'y a pas que moi qui parle, c'est plutôt un système de partage des tâches. C'est dû à ma personnalité. Je ne suis en effet pas quelqu'un qui veut tout contrôler, je préfère déléguer certaines choses.

Vous allez jouer ce samedi contre Brive et son armada anglaise. Qu'attendez-vous de cette rencontre ?

R.M : Les objectifs sont les mêmes que contre Glasgow. Ce sont deux équipes qui jouent la H Cup, donc l'essentiel pour nous est de tenir au niveau du rythme et de répondre présent dans le défi physique, sur les impacts. Ensuite, le match du 22 août contre Bordeaux se rapprochera plus de la réalité pour nous. Ce sera une opposition qui nous permettra de nous juger plus fidèlement dans l'optique du championnat et du premier match de la saison face au Stade montois.