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Sola : "On ne comptait plus sur moi"

Sola : "On ne comptait plus sur moi"

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 03/06/2010 à 15:31 -
Par Rugbyrama - Le 03/06/2010 à 15:31
L’ouvreur Romain Sola, en manque de temps avec Agen en fin d’exercice, a décidé de relancer à Albi la saison prochaine, sous les ordres du futur manager Henry Broncan. S’il ne retrouvera pas le Top 14, l’ancien Toulousain veut s’imposer, à 22 ans, comme le leader de jeu de l’équipe tarnaise.

Vous profitez actuellement de vos vacances. Quand allez-vous reprendre l’entraînement avec votre nouvelle équipe ?

Romain SOLA : Officiellement le 1er juillet. Je suis sous contrat avec Agen jusqu’au 30 juin et je ne peux donc pas m’entraîner avec mon nouveau club jusqu’à cette date, comme les autres recrues. Mais les dirigeants albigeois nous ont donné un programme de préparation pour nous entretenir. Et même si nous ne serons pas dans l’enceinte du stade avec les autres, nous nous entraînerons. Sinon, actuellement, je suis en pleine transition. En effet, je suis en train de libérer mon appartement à Agen et d’en prendre un à Albi. Je déménage la semaine prochaine. Disons donc que je suis à cheval entre mes vacances et mon déménagement...

Pourquoi avoir choisi de vous engager en faveur d’Albi ?

R.S. : Tout simplement parce qu’à Agen, je n’avais plus de garanties en ce qui concerne mon temps de jeu. Le club ne comptait plus sur moi. C’est pourquoi j’avais demandé à être libéré de mon contrat il y a deux mois. Mais à l’époque, le SUA avait refusé. Ensuite, quinze jours avant la fin du championnat, les dirigeants m’ont indiqué que si je trouvais un autre club, je pouvais partir. C’est alors qu’Henry (Broncan, ancien manager d’Agen et manager d’Albi la saison prochaine, ndlr) m’a présenté son projet. J’ai été séduit, donc je n’ai pas hésité.

La présence d’Henry Broncan à Albi a-t-elle été déterminante dans votre choix ?

R.S. : Oui, mais c’est surtout son projet qui m’a séduit. Après, Henry reste celui qui est venu me chercher à Toulouse et qui m’a lancé dans le monde professionnel avec Agen. C’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup.

Quitter Agen ne s’apparente pas à une déception pour vous ?

R.S. : Non, je ne suis pas déçu. J’aurais pu rester, je n’avais aucune obligation de partir. Mais j’ai décidé de relever ce challenge parce que mon objectif était de jouer et je savais qu’à Agen, je n’allais pas pouvoir m’exprimer et donc progresser. Ces derniers mois, je ne progressais plus. D’abord car je ne jouais quasiment plus et ensuite parce que quand c’était le cas, je n’évoluais pas à mon poste.

Mais vous avez tout de même disputé 24 matchs de Pro D2 cette saison. Et même si vous n’étiez plus titulaire en fin de saison, vous restiez quand même dans le groupe…

R.S. : Oui, comme centre mais pas comme ouvreur. Je n’ai plus joué numéro dix depuis le mois de février. Or, je veux m’installer à ce poste et à Agen, ce n’était pas possible. C’est un poste à responsabilités. Je sais qu’à 22 ans, je n’en maîtrise pas encore tous les secrets mais sans jouer, c’est difficile. Là, je passais plus de temps à regarder les autres… Au début, ça va. Mais bon après, j’avais envie de jouer.

Même pas un regret de ne pas retrouver le Top 14 ?

R.S. : Disons que je ressens un goût d’inachevé. J’ai participé à la remontée du SUA dans l’élite mais je ne bénéficierai pas des efforts consentis avec ce club. Tous les joueurs rêvent d’évoluer au plus haut niveau mais moi, je ne côtoierai pas le Top 14. En tout cas, pas cette année…

Justement, quelle est l’ambition du club albigeois ? Remonter en Top 14 ?

R.S. : Oui, le projet est de retrouver l’élite. Dans combien de temps ? Je ne sais pas trop. Les objectifs ne nous ont pas encore été fixés. Mais à plus ou moins court terme, Albi cherchera à évoluer à nouveau en Top 14.

Et à titre individuel, vous êtes-vous déjà fixé des objectifs ?

R .S. : Le premier, c’est de retrouver du plaisir sur le terrain car je n’en ressentais plus trop ces derniers temps. Ensuite, c’est de reprendre confiance et donc de continuer à progresser. Désormais, j’acquis une certaine expérience. Il est temps de la mettre à profit.

Que connaissez-vous d’Albi ?

R.S. : C’est un club avec une forte identité, une grosse culture du jeu d’avants. Les Albigeois ont toujours été réputés pour être durs devant. Là, je sais qu’avec Henry, nous n’aurons pas un projet de jeu restrictif ou minimaliste. Nous nous baserons aussi sur un jeu de mouvement et nous, les trois nouveaux joueurs qui arrivent d’Agen (avec Carabignac et Guitoune, ndlr), nous essayerons d’apporter ce que nous savons faire dans ce domaine. Après, nous allons également nous adapter au reste du groupe déjà en place.