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Tilloles : "La Ligue se trompe"

Tilloles : "La Ligue se trompe"

Par Rugbyrama
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Par Rugbyrama - Le 07/12/2009 à 19:07
Les licences du demi de mêlée de Mont-de-Marsan, Julien Tilloles et du deuxième ligne Simon Michaux, qui n'ont pas encore joué depuis la reprise du championnat, pourraient rester bloquées jusqu'à la fin de la saison. L'ancien joueur de Toulouse, Perpignan ou Bayonne se sent injustement puni.
 

Votre licence est bloquée depuis le début de saison par la DNACG, qui invoque une masse salariale trop importante dans votre club. La semaine dernière, on a appris qu’elle pourrait l’être jusqu’à la fin de la saison. Dans quel état d’esprit vous trouvez-vous aujourd’hui ?

Julien TILLOLES : Je suis déçu, surtout parce que je pense que la Ligue se trompe. Je ne connais pas forcément bien le dossier financier du club mais si la Ligue veut sanctionner le Stade montois, je crois que ce n’est pas la meilleure solution. Là, ce sont les joueurs qui en pâtissent en premier lieu. La LNR et la DNACG se trompent de coupables. C’est assez particulier. La DNACG prétend que le club ne pourra peut-être pas tenir ses engagements au niveau du budget mais s’il y arrive, j’aurais passé une année sans jouer, à attendre. Je trouve le système un peu injuste.

Pourriez-vous rebondir dans un autre club, en tant que joker médical par exemple ?

J.T. : Je suis un peu bloqué actuellement. Je me trouve dans une situation paradoxale. Mais si un club veut s’attacher mes services, je suis libre de tout engagement. Alors pourquoi pas ? C’est une piste à étudier. En même temps, je ne suis pas fou. En n’ayant pas joué depuis le début de saison et après avoir été blessé avec Bayonne l’an passé, je sais que c’est difficile. Après, le Stade montois est réglo et me paye tous les mois. Ma seule envie est donc que la personne qui retient ma licence la débloque rapidement et me laisse jouer pour mon club.

Gardez-vous tout de même l’espoir que les choses se règlent rapidement ?

J.T. : Oui, bien sûr. Ce n’est pas quelque chose de figé. La DNACG veut des garanties supplémentaires. Elle bloque sur des broutilles. C’est donc un problème entre elle et le Stade montois et j’espère que cela va vite s’arranger. Il reste juste deux pauvres licences à débloquer. Et je ne sais pas quelle est la situation des autres clubs mais je suis sûr qu’il y a pire ailleurs.

Quels sont vos autres recours possibles pour faire évoluer la situation ?

J.T. : Je vais voir ce que peut faire le syndicat des joueurs. J’espère qu’il va défendre notre cause au maximum et essayer de faire bouger les choses, tenter de trouver d’autres solutions. Pour l’instant, on m ‘empêche de jouer et cela ne sert à rien que le club me paye pour ne pas être sur le terrain.

A quoi ressemble votre quotidien depuis le début de saison ?

J.T. : Je m’entraîne normalement toute la semaine et le week-end, je regarde les autres jouer. C’est très frustrant. En plus, comme dans tout sport, il faut jouer pour garder le rythme. Je ne doute pas de mon niveau, j’essaye de ne pas me poser trop de questions mais là, il faut qu’on arrête cette mauvaise blague.

Qu’est-ce qui vous manque le plus ?

J.T. : La compétition, l’adrénaline du week-end et la pression du résultat. Tous les sportifs pratiquent aussi leur passion pour cela. Et le club a vécu un début de saison compliqué. Maintenant, ça va mieux mais j’ai envie de participer pleinement et à 100% à l’aventure montoise cette année.