Premiership (Angleterre)

Harlequins, un de chute

Invaincus en championnat d'Angleterre depuis le début de la saison, les Londoniens des Harlequins ont enfin connu la défaite, à l’occasion de la onzième journée de Premiership. Le bourreau? Les Saracens, mardi soir (11-19), dans le match au sommet dans un Twickenham plein comme un œuf.

 
Harlequins, un de chute - Rugby - Premiership (Angleterre)Rugbyrama
 

Que les Harlequins ne finiraient pas le championnat d’Angleterre invaincus était une quasi-évidence. Auteurs d’un début de saison exceptionnel, les Londoniens savaient qu’ils finiraient par s’incliner. Mais quitte à choisir, ils n’auraient certainement pas sélectionné ce match.

Pour le choc au sommet, contre leurs voisins des Saracens, les Harlequins avaient mis les petits plats dans les grands: à Twickenham, dans l’antre du rugby anglais, pas moins de 82 000 supporters s’étaient massés. Soit la plus grosse affluence pour un match de saison régulière, battant au passage le record établi par le Stade français, au Stade de France contre Clermont en avril 2009.

Mais rongés par l’ampleur de l’événement, les Harlequins passaient complètement à côté de leur entame de match. Très vite menés 16 à 3, grâce notamment à un essai de David Strettle pour les Saracens dès les premières minutes, les hommes de Nick Easter se lançaient alors dans une course poursuite qui ne leur a jamais souri.

"Les gars se sont battus bec et ongles pour revenir dans la partie et ont tout tenté. Mais à y regarder de plus près, il y a trop d’opportunités que l’on a pas su saisir. A ce niveau, il faut savoir le faire" commentait, après le match, le directeur du rugby des Harlequins Connor O’Shea. "En deuxième période, les Harlequins ont joué un rugby brillant, fait de passes après contact. Il nous a fallu être très forts pour les arrêter. […] On a mis tout ce qu’on avait dans ce match et ce soir, les corps sont marqués" se réjouissait Mark McCall, l’entraîneur des Saracens.

Owen Farrell encensé

Dans cette rencontre de très haut niveau, deux joueurs ont tiré leur épingle du jeu. L’inusable Peter Stringer, prêté par le Munster pour une période de trois mois, s’est montré toujours aussi précieux par son influence sur le jeu de son équipe. Owen Farrell, fils de Andy (ancien international anglais et nouveau responsable du jeu de ligne de l’équipe d’Angleterre) qui évoluait lundi soir au centre, a quant à lui concentré les louanges. "Je suis sûr qu’Owen Farrell sera une pierre angulaire de l’équipe d’Angleterre pendant de longues années […] C’est un joueur fabuleux" lançait Connor O’Shea à l’issue de la rencontre. Prémonitoire? À vingt ans seulement, Farrell pourrait effectivement être une des nouvelles têtes de l’Angleterre à venir.

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