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RUGBY - PREMIERSHIP - Le docteur Jamie Roberts enquête sur les blessures dans le rugby

Joueur et docteur, Jamie Roberts enquête sur les blessures dans le rugby
Par Rugbyrama

Le 04/10/2017 à 11:29Mis à jour Le 04/10/2017 à 11:34

PREMIERSHIP - Jamie Roberts, joueur des Harlequins et international gallois, utilise ses qualifications médicales − il est docteur − pour enquêter sur le nombre croissant de blessures dans le rugby.

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Jamie Roberts a deux casquettes : celle de joueur et celle de docteur. L'international gallois (90 capes, plus 6 sélections avec les Lions) est ainsi bien placé pour porter un regard sur les enjeux sécuritaires de l'évolution du rugby. Il étudie et décrit notamment le cas du vestiaire de son club des Harlequins comme "une morgue" tant le nombre de joueurs blessés (vingt-cinq, dont quatre suite à des commotions) est impressionnant.

Le nombre de blessures sur le premier mois de la saison de Premiership dépasse la centaine ; un chiffre en forte augmentation par rapport aux saisons précédentes. Jamie Roberts pointe du doigt les nouvelles règles pour expliquer le nombre croissant de collisions avec des impacts considérables. En cause, les ajustements des règles concernant les plaquages et les rucks actuellement à l'essai, selon le Gallois.

" Nous savons que nous serons blessés tôt ou tard..."

"Ce que j'ai remarqué, déclare t-il, c'est que les défenses ne cherchent plus à récupérer le ballon sur les deux ou trois premiers temps de jeu. Elles tentent avant tout de réduire les espaces dans la ligne défensive. Résultat, le nombre de collisions entre un attaquant et deux défenseurs augmente considérablement. Il est compliqué de savoir si cela a une influence sur le taux de blessure car le phénomène est dur à quantifier. Le rugby a toujours été un jeu d'usure et cela continue. Très peu de joueurs parviennent désormais à finir leur carrière sans subir d'opérations".

Si Jamie Roberts s'intéresse particulièrement à la question, c'est qu'il écrit actuellement sa maîtrise sur l'arthrose et plus spécifiquement, sur le cartilage des genoux. "Beaucoup de joueurs, à 40 ou 50 ans, ont besoin de traitements comme des arthroplasties de remplacement. C'est un sujet sur lequel j'ai envie d'enquêter" a déclaré le Gallois, avant de conclure : "Le rugby restera un sport de contact, cela fait partie du jeu et c'est un mode de vie que nous avons choisi. Nous savons que nous serons blessés tôt ou tard"

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