Joie Lions britanniques - 6 juillet 2013 - Icon Sport
 
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Lions Tour

Australie-Lions britanniques (16-41) - Tournée victorieuse pour les Lions britanniques

Les Lions britanniques en démonstration

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 06/07/2013 à 15:21 -
Par Rugbyrama - Le 06/07/2013 à 15:21
Dominateurs en mêlée et plus tranchants en attaque, les Lions britanniques ont corrigé l'Australie (41-16) et remportent la tournée. Après seize ans d'attente.
 

Il ne fallait pas arriver en retard. Sous peine de louper le premier essai du match, sous l'impulsion du pilier anglais Corbisiero en force au ras des poteaux. Seize ans après, les Lions britanniques ont enfin gagné une série dans l'Hémisphère Sud. Face aux Australiens, les coéquipiers de Jamie Roberts ont étouffé la concurrence. En deux actes. D'abord sur l’essai précoce mentionné plus haut après une faute de main australienne sous le coup d'envoi (2e, 0-7). Puis, grâce à leur mêlée, ultra-dominatrice tout le long du match.

Le trio Corbisiero-Hibbard-A. Jones a mis au supplice la première ligne adverse. Les pénalités sont tombées incessamment sur le dos des Wallabies (12e, 14, 15e, 25e, 51e). Le buteur des Lions, Leigh Halpenny, ne s'est pas fait prier pour concrétiser cette domination. Les Lions britanniques iront même jusqu'à mener 19-3 après 26 minutes de jeu. Dépassés, les Australiens ont toutefois réagi en fin de première mi-temps, après six longues minutes de pilonnage. Les avants, combatifs, étaient repoussés par la défense solide des Britanniques, et il fallait s'en remettre à un exploit personnel de James O'Connor (40e+2, 10-19) pour relancer la rencontre.

La puissance des trois-quarts britanniques

Les Wallabies ont surfé sur cet essai pour remettre la même intensité dès le coup d’envoi du second acte. Deux pénalités de Christian Leali’ifano permettaient d’y croire un peu plus. Le suspense restait entier (46e, 16-19). On voyait alors des Lions britanniques faiblir physiquement, et ne pas prendre le même ascendant en mêlée et dans chaque impact. Mais les hommes de Gatland ont laissé passer l’orage. Sûrs d’eux, ils ont attendu un regain d’intensité pour aller derrière la ligne et faire basculer la série. Après une longue séquence, Davies rentrait dans la défense, passait les bras pour Halfpenny qui servait Sexton de main à main (57e, 16-29). L’affaire était dans le sac, d’autant qu’Halfepenny - phénoménal sur ce troisième test, 21 points et un véritable sens de l’attaque - effaçait deux plaquages pour offrir à North un nouvel essai le long de la ligne de touche (65e, 16-34). Celui de Jamie Roberts, servi à hauteur par Murray, est anecdotique (68e, 16-41) mais montrait bien la domination exercée par cette équipe des Lions britanniques.

Après la perte du deuxième test, beaucoup doutaient des capacités des Britanniques à se relever. Sans "BOD", sans O’Connell, sans Warburton, mais avec des joueurs comme Sexton, North, Halfpenny ou Davies, les Lions se sont offert une tournée dans l’Hémisphère Sud. Ils succèdent aux Towsend, Guscott, Jenkins ou Underwood. Et de quelle manière ! Quand un Anglais, un Irlandais ou un Gallois affirme que les Lions britanniques sont au-dessus de la sélection nationale, il faut le croire…

 
 

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  • DH9608/07/2013 22:02

    Sincèrement QUE Gatland...

  • DH9608/07/2013 22:01

    Je pensais sincèrement sur Gatland avait fait une erreur en ne sélectionnant pas BOD et en mettant autant de Gallois dans son XV de départ. Je me suis salement planté. Bravo Gatland et bravo les Lions. North et Halfpenny sont enormissimes et très jeunes. Le PdG va faire mal en 2015 si ils ne sont pas rincés par leurs matchs de poule.

  • Charly B.08/07/2013 09:52

    Ce que je voulais dire c'est que pour quelqu'un qui n'a pas vu le match, on dirait que les lions ont écrasé les australiens. Moi j'ai été tranquille à partir de l'essai de Sexton, pas avant. Les lions ont gagné la bataille stratégique : la force contre le jeu de mouvement. C'est la force qui a gagné, elle a gagné comme on gagne un bras de fer. Et puis il y a une chose qui m'énerve, c'est quand on méprise le perdant. C'est stupide. Les lions c'est pas rien. Donc perdre contre eux n'est pas un déshonneur.