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Dopage - Jean-Pierre Elissalde: "J'ai pris deux fois des amphétamines"

J-P. Elissalde: "J'ai pris deux fois des amphétamines"

Par Midi Olympique
Dernière mise à jour Le 01/04/2013 à 11:08 -
Par Midi Olympique - Le 01/04/2013 à 11:08
Dimanche soir, l'ancien international et désormais Spécialiste, Jean-Pierre Elissalde, a confessé que le dopage était très présent dans le rugby français...
 

Que vous inspire le buzz médiatique qu'ont entrainé, dans le rugby français, les déclarations de l'Agence Française de Lutte Contre le Dopage ?

Jean-Pierre ELISSALDE: J'ai pu constater qu'elles avaient surtout provoqué une levée de boucliers de la part de la Ligue, de Provale et de la FFR. Quelle belle unanimité ! Si nos instances dirigeantes du rugby français étaient aussi promptes à réfléchir conjointement à un projet d'avenir, nous serions champions du monde ! […] Il existe une drôle d'omerta concernant le dopage. Moi, j'ai joué cinq cent matchs en élite et pris deux fois des amphétamines.

Etes-vous sérieux ?

J-P.E.: Oui ! La première fois, c'était à Agen, pour la coupe des provinces, en 1984. J'avais une grippe carabinée et le médecin du club m'a donc donné une boite de dix pilules. Ca avait bien fonctionné, croyez moi. Sur le terrain, j'étais surexcité. En revanche, le lendemain, l'addition fut salée...

Et la deuxième ?

J-P.E.: C'était contre Tarbes, quelques mois plus tard. Ce fut rude... Le rugby français était sale, il y a trente ans. Pourquoi croyez-vous que nous étions comme fous sur le terrain ? Si l'on m'a proposé des amphétamines, on en a nécessairement proposé à d'autres. Les amphétamines dans le rugby français, c'était comme l'hostie à la messe. Personne n'y échappait ! Se charger (sic), c'est grave. Mais donner à des jeunes des pilules, c'est aussi particulièrement coupable.

Le rugby est-il plus propre, aujourd'hui ?

J-P.E.: Oui, clairement. Il doit bien exister des cas de dopage isolés mais je peux vous jurer n'avoir jamais été témoin de prise de stupéfiant dans un vestiaire. J'ai entrainé Béziers, La Rochelle et Bayonne. Je ne suis pas aveugle : j'ai vu des masses musculaires évoluer de façon surprenante dans les années 90. Mais jusqu'à preuve du contraire, rien n'a été prouvé...

 
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