Terry Bouhraoua - France VII - Décembre 2012 - Other Agency
 
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Rugby à 7

Bouhraoua: "On ne donnait pas cher de notre peau"

Bouhraoua: "On ne donnait pas cher de notre peau"

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 12/12/2012 à 16:32 -
Par Rugbyrama - Le 12/12/2012 à 16:32
Finaliste avec l’équipe de France à VII de la dernière étape du circuit mondial qui se tenait en Afrique du Sud, le demi de mêlée Terry Bouhraoua revient sur le remarquable parcours des Bleus, et souligne les progrès réalisés par la France dans cette discipline.
 

Vous attendiez-vous à atteindre la finale de la Cup, à Port Elizabeth ?

Terry BOUHRAOUA : Ce que je peux dire, c’est qu’on ne donnait pas cher de notre peau quand le tirage au sort des poules a été effectué : nous sommes tombés dans la poule de la mort, avec les Samoa, l’Australie et l’Afrique du Sud. L’objectif était donc double : en premier lieu, il fallait confirmer nos bons résultats de l’étape précédente, à Dubaï (quatrième finale). Ensuite, il fallait sortir de cette poule. Nous l’avons fait. Ensuite, nous avons bénéficié d’un quart de finale relativement accessible, face au Portugal (victoire 10-7). En revanche, la demie a été nettement plus compliquée, contre l’Argentine.

Pour quelle raison ?

T. B. : Le match a été tout simplement interminable. On encaisse un essai en première mi-temps, avant de revenir dans le deuxième acte. On termine sur un match nul (7-7), donc la rencontre se poursuit en prolongations, soit deux périodes supplémentaires de cinq minutes, avec le système de la mort subite : si tu manques un plaquage, tu es mort. Leur buteur manque une pénalité, et nous en marquons une en toute fin de match. Nous avons fini sur les rotules.

En finale, vous avez retrouvé les All Blacks...

T. B. : Oui, mais je pense que nous avions laissé trop d’énergie dans cette demi-finale. D’autant que la finale est plus longue, car elle se joue en deux mi-temps de dix minutes. Même si nous avons tenu le coup, tant bien que mal en première mi-temps (21-7), nous avons craqué ensuite (score final 47-12). Les Blacks étaient plus frais.

Comment expliquez-vous les progrès effectués par l’équipe de France à VII ces dernières années ?

T. B. : Il n’y a pas de secret : c’est l’assiduité, et le travail. Depuis que les joueurs sont sous contrat avec la FFR, nous vivons et travaillons ensemble toute l’année, à Marcoussis. C’est d’ailleurs notre résidence principale : aucune autre équipe de France n’y passe plus de temps que nous ! Grâce à ce système, nous pouvons trouver des repères communs. Avant, les joueurs convoqués à la hâte devaient apprendre les schémas de jeu en quelques jours... Ce système possède d’autres avantage, notamment sur le plan humain : à force de partager des expériences, un véritable groupe s’est formé.

Quel est l’objectif pour la prochaine étape, qui se tiendra en Nouvelle-Zélande en février 2013 ?

T. B. : Nous bénéficions actuellement d’une semaine de repos. Les entraînements reprendront la semaine prochaine, avant une nouvelle coupure pour les fêtes. La reprise est programmée au 3 janvier. L’objectif est la régularité. Pourquoi ne pas rêver d’une deuxième finale ?